Des outils de compréhension produits par les sciences sociales. Des pistes de réflexion pour répondre à certaines questions déterminantes pour l'avenir de ce mouvement de contestation inédit : Actions efficaces dans ce combat. Bases et alliances. Positionnement face à la violence. Résistance dans la durée. Structuration (égalité, liberté et solidarité). La guerre des classes face au libéralisme autoritaire. Docteur en sociologie, Laurent Denave a interrompu ses recherches en novembre 2018 pour se consacrer entièrement au mouvement des Gilets jaunes. Cet ouvrage est le fruit deux années d'expérience et de réflexions sur cette lutte politique. L'auteur souhaiterait mettre à disposition des militants engagés dans ce mouvement (toujours en cours, même s'il est moins visible), ou engagés d'une manière ou d'une autre dans la guerre des classes, des outils d'analyse et de compréhension produits par les sciences sociales critiques. Eclairer ou clarifier certains problèmes rencontrés sur le terrain pourrait sans doute contribuer à les résoudre. Il s'agit de donner des pistes de réflexion pour tenter de répondre à certaines questions déterminantes pour l'avenir de ce mouvement de contestation inédit : Quelles actions sont les plus efficaces dans ce combat ? Sur quelles bases peut-on construire des alliances et avec qui ? Comment se positionner par rapport à la question centrale de la violence ? Comment résister à la répression et tenir sur la durée ? Comment structurer le mouvement afin de mettre nos pratiques en accord avec les principes que l'on défend (égalité, liberté et solidarité) ? Cet ouvrage s'adresse également à celles et ceux qui soutiennent la lutte sans y participer directement et qui aimeraient en avoir une meilleure compréhension. Il entend déconstruire (et donc délégitimer) certaines représentations négatives, portées par les médias et leurs intellectuels de service sur la diversité des protagonistes de cette lutte, ce qui peut avoir des conséquences sur la manière dont ils sont considérés, traités et criminalisés, par la police ou la justice. Il donne à voir, derrière les mobilisations des Gilets jaunes, la véritable guerre des classes que les classes populaires livrent en réalité contre le libéralisme autoritaire en marche.
Nombre de pages
160
Date de parution
20/05/2021
Poids
135g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9791097084158
Titre
S'engager dans la guerre des classes
Auteur
DENAVE LAURENT
Editeur
RAISONS D AGIR
Largeur
111
Poids
135
Date de parution
20210520
Nombre de pages
160,00 €
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Peut-on encore prendre le risque de déterminer la qualité, l'originalité et la valeur politique des chansons du groupe le plus applaudi de l'histoire du rock ? Tel est le projet de cet ouvrage qui esquisse une évaluation de l'oeuvre des Beatles, suivie d'une analyse sociologique de la formation et de la carrière des membres du groupe. Cette analyse met en lumière le lien entre la valeur de leur production musicale et ses conditions de production. Sont ainsi examinés l'apprentissage des deux compositeurs principaux du groupe (Lennon et McCartney), le parcours du combattant pour se faire connaître, leurs conditions de vie et de travail, les contributions artistiques de leur producteur George Martin et de leurs compagnes, Yoko Ono notamment. Il s'agit finalement de répondre aux questions suivantes : la musique populaire, dans sa forme la plus réussie, et la musique savante peuvent-elles être d'égale valeur ? L'oeuvre des Beatles a-t-elle marqué l'histoire de la musique occidentale ? Peut-on dire comme le compositeur et chef d'orchestre Leonard Bernstein : "Les Beatles sont les Schubert de notre temps" ?
Cette histoire de la musique américaine replace les différents courants et genres musicaux dans leur contexte économique et social. Elle ne se limite pas aux compositeurs, de Charles Ives à John Adams, mais inclut les différentes formes de musique populaire, depuis la chanson engagée jusqu'au jazz, en passant par les comédies musicales de Broadway. Laurent Denave analyse les tensions entre une sphère savante tôt divisée entre des créateurs originaux et des compositeurs conservateurs ou académiques, et une sphère populaire dominée par les critères commerciaux et davantage faite pour le peuple que par lui. Que ces critères commerciaux s'introduisent à l'intérieur de la musique savante, c'est précisément ce que l'auteur montre à travers différents exemples historiques, qui conduisent à la musique répétitive, assimilée ici à la révolution conservatrice qui eut lieu sur le plan politique. Laurent Denave souligne à quel point le critère de la modernité musicale aux Etats-Unis est lié à la capacité d'autonomie des compositeurs et comment, à partir de la figure isolée de Charles Ives, qui fonda sa propre compagnie d'assurances et composa durant son temps libre, cette autonomie a tenté de se structurer socialement à travers différentes institutions, dont l'Université a finalement été l'une des plus importantes. Mais il montre aussi comment cette modernité a été tout au long du siècle aux prises avec les diverses formes de conservatisme et de populisme, ainsi qu'avec les intérêts commerciaux de l'industrie musicale. L'analyse sociologique des conditions mêmes de la musique savante fait apparaître l'exclusion de certaines catégories sociales. Fondé sur une documentation impressionnante, écrit d'une plume alerte et vivante, cet ouvrage nous permet de traverser de façon originale une histoire encore mal connue, et jamais présentée ainsi dans son ensemble dans un ouvrage français.
Les partis semblent désormais faire l'objet d'une défiance générale, mais leur modèle organisationnel connaît en réalité une double dynamique d'épuisement et de renouvellement. De nouvelles organisations, plus souples mais aussi plus personnalisées, conjuguant horizontalité et verticalité, apparaissent depuis quelques années en Europe et en France (Mouvement 5 Etoiles, Podemos, La République en Marche, La France Insoumise, Place publique, etc.) pour tenter de renouveler la forme partisane qui apparaît indispensable et indépassable dans la démocratie représentative. Serait-on alors entré dans l'ère des partis personnels intermittents, fluides, à obsolescence programmée ? Les définitions les plus canoniques des partis dégagent un critère permettant de les distinguer d'autres organisations : ils sont censés avoir une « espérance de vie supérieure à celle de leurs dirigeants ». La souplesse que ces partis revendiquent est-elle une propriété organisationnelle liée à leur nouveauté ou une caractéristique durable ? Est-on face à un nouveau modèle de parti ? La promesse d'une manière alternative de faire parti est-elle tenue dans le temps ... Pour répondre à ces questions, cet ouvrage propose une approche comparée de deux mouvements qui présentent initialement de fortes similitudes : La France Insoumise et La République en marche. D'un côté, Jean-Luc Mélenchon n'a pas voulu construire une organisation structurée, au point d'indexer LFI sur son temps politique. D'autre part, l'existence de LREM/Renaissance semble suivre la durée de vie politique d'Emmanuel Macron. Ces deux organisations survivront-elles à leurs créateurs ? Cet ouvrage analyse la façon dont ces « mouvements » ont évolué depuis 2017 à partir d'un modèle assez proche. Au-delà du contexte présidentiel qui les a vus naître, il questionne aussi leur intégration au système politique. Il interroge leur capacité à stabiliser des règles claires de fonctionnement, à s'institutionnaliser et à se professionnaliser. Cet ouvrage est le résultat d'une longue enquête engagée en 2017. Il mobilise des sources variées : 250 entretiens avec des cadres, dirigeants, élus et militants ; le suivi de l'actualité des deux mouvements (à travers leurs plateformes numériques) ; une approche localisée fondée sur des observations ethnographiques à Lille.
Deux courts essais du sociologue Pierre Bourdieu sur la télévision et le journalisme Ces « cours », initialement diffusés à la télévision avec le concours du Collège de France en 1996, n’ont pas perdu de leur actualité. Le sociologue y analyse comment la place centrale que le logique de l’audimat occupe dans le monde télévisuel et journalistique affecte l’information. Deux textes incontournables de la critique éclairée des médias. Robin
Un bureau de préfecture, une file d'attente, un espoir - obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l'immigration occulte l'essentiel: ce qui se joue de l'autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C'est à eux que l'État délègue la mise en ?uvre de sa politique d"" immigration choisie". Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d'attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière? Comment tranchent-ils? De quelle latitude disposent-ils dans l'interprétation des règlements? Au terme de plusieurs années d'enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d'?uvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu'on éloigne, et ceux qui rejoignent la main-d'?uvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l'échelle administrative, les personnels chargés de l'immigration sont sommés de" faire du chiffre "et de" traquer les fraudeurs ". Cobayes de la" modernisation de l'Etat ", ils s'enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français."
Dans ce livre, Emmanuel Roux relit, à la lumière des ?uvres de Sciacia, mais aussi Pasolini et Debord, les origines de cet « extrémisme du centre » qui s'incarne aujourd'hui dans la tentative de recomposition d'un bloc social-démocrate, désireux de renvoyer dos-à-dos la gauche de rupture et l'alliance droite autoritaire/extrême droite, au prix (et au mépris) de toutes les libertés publiques, de tous les contre-pouvoirs et de l'État social, au profit d'un État autoritaire et de ses techniques de pouvoir.