Demoulin Laurent ; Huppe Justine ; Provenzano Fran
PULG
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EAN :9782875624215
Je voudrais également terminer en disant qu'il y a certes pour moi dans cette question de l'influence de l'intérêt intellectuel, littéraire, philosophique, vous l'aurez deviné. Mais il y a peut-être aussi de l'intéressement psychologique, affectif, social aussi (comprenne qui pourra) : c'est que l'influence - et la littérature nous l'enseigne au mieux - touche à notre identité, à ce dont nous sommes faits, à ce qui nous constitue au : cours d'une existence, à savoir ce mixte et cette pluralité de voix qui parlent en nous, d'images qui nous façonnent, de conduites qui nous construisent, de modèles qui nous habitent. Occasion pour moi de saluer quelques-uns parmi vous ici présents qui ont immanquablement joué ces rôles d'influenceurs, qu'ils soient parents, amis, professeurs, collègues." C'est par ces mots que, le 7 mars 2019, Jean-Pierre Bertrand terminait sa leçon inaugurale à la Chaire Francqui décernée par l'université de Namur, et consacrée à "l'influence en littérature", le grand chantier de recherche qu'il ouvrait alors. Son décès inopiné, en mars 2022,a laissé ce projet inachevé et nous a plongés dans un état de tristesse et de sidération. Ce volume voudrait rendre hommage à Jean-Pierre Bertrand et poursuivre ses réflexions, en reprenant avec lui les idées et les manières de faire auxquelles il nous a fait tenir. Les contributions ici rassemblées proviennent de collègues et d'amies qui l'ont connu, et ont voulu cultiver son influence. Sous forme d'influx, en s'inspirant de ses hypothèses de travail pour les mettre à l'épreuve de nouveaux terrains. Sous forme de reprises, en essayant de prolonger des pistes qu'il a ouvertes. Sous forme d'échos, en renouant les liens humains, toujours vivants, qui rendent son travail si personnel, et si attachant.
Nombre de pages
705
Date de parution
07/01/2025
Poids
940g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782875624215
Auteur
Demoulin Laurent ; Huppe Justine ; Provenzano Fran
Editeur
PULG
Largeur
140
Date de parution
20250107
Nombre de pages
705,00 €
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Depuis la publication d'Hôpital silence en 1985, Nicole Malinconi a construit une oeuvre à la fois très cohérente et très diversifiée. Cette cohérence, elle a tenté de la désigner en parlant " d'écriture du réel " : " l'écriture d'Hôpital silence m'avait ouvert la voie à autre chose qu'à la réalité, bien plutôt au réel des mots, les mots des vies et des histoires, du parler de la langue ordinaire, du mal dit, du faussement dit. " Cette orientation cardinale se décline toutefois de diverses manières dans son travail. Naviguant entre les genres, entre le récit, l'essai, le théâtre, l'écrit d'artiste, le dialogue, le témoignage, la biographie ; échappant aux classifications en vigueur ; interrogeant les institutions sociales, la portée du quotidien, la force de telle oeuvre littéraire, picturale, musicale, architecturale, la trahison médiatique des images et des expressions, l'énigme des trajectoires personnelles, les aléas de l'immigration, la diversité sociale des discours, l'oeuvre de Nicole Malinconi appelle une lecture plurielle, qui en fasse apparaître la richesse. C'est à cet appel que répond le présent dossier de Textyles en étudiant divers pans de l'oeuvre, d'Hôpital silence (1985) à De fer et de verre (2017) en passant par Vous vous appelez Michèle Martin, Au bureau, Rien ou presque, Jardin public, Si ce n'est plus un homme, A l'étranger, Un grand amour, Petit Abécédaire de mots détournés, Nous deux et Da solo. Un entretien et un texte inédit de l'auteure complètent ce dossier.
Robinson est une île sauvage. Robinson est un monde. Robinson est un Sisyphe heureux. Robinson est un enfant autiste. Son père, universitaire, évoque avec délicatesse et subtilité son expérience de la paternité hors norme, où le quotidien (faire les courses, prendre le bain, se promener) devient une poésie épique. Détonantes scènes décrites dans leur violence et leur scatologie les plus crues : Robinson ne parle pas, ne se contient pas, il s'exprime dans les mêmes gestes faits et refaits, avec cependant la même joie et le même intérêt, s'achevant dans les fèces le plus souvent. Ainsi Robinson est un adepte de Paul Valéry : "Le monde est menacé par deux choses : l'ordre et le désordre". A cette vie au présent, unique unité de temps comprise par l'enfant, le père répond par une attention de chaque instant et ses soins constants, un humour sans faille et une éponge toujours prête. Avec intelligence et pudeur, ce père nous décrit ces microscènes dans une langue précise et maîtrisée, que son fils, privé de parole, ne saura appréhender. Peut-être est-ce là la seule raison d'être de ce texte tissé entre eux : Robinson ne le lira jamais.
Robinson est une île sauvage. Robinson est un monde. Robinson est un Sisyphe heureux. Robinson est un enfant autiste. Son père, universitaire, évoque avec délicatesse et subtilité son expérience de la paternité hors norme, où le quotidien (faire les courses, prendre le bain, se promener) devient une poésie épique. Détonantes scènes décrites dans leur violence et leur scatologie les plus crues : Robinson ne parle pas, ne se contient pas, il s'exprime dans les mêmes gestes faits et refaits, avec cependant la même joie et le même intérêt, s'achevant dans les fèces le plus souvent. Ainsi Robinson est un adepte de Paul Valéry : "Le monde est menacé par deux choses : l'ordre et le désordre". A cette vie au présent, unique unité de temps comprise par l'enfant, le père répond par une attention de chaque instant et ses soins constants, un humour sans faille et une éponge toujours prête. Avec intelligence et pudeur, ce père nous décrit ces microscènes dans une langue précise et maîtrisée, que son fils, privé de parole, ne saura appréhender. Peut-être est-ce là la seule raison d'être de ce texte tissé entre eux : Robinson ne le lira jamais.
Préface de Jean-Marie Gleize Pour les uns, Francis Ponge est un auteur réaliste qui s'intéresse comme l'indique le titre de son plus célèbre recueil, Le Parti pris des choses , aux objets insignifiants, aux plantes ordinaires ou aux animaux communs. Pour les autres, il s'agit d'un poète essentiellement formaliste obsédé par le « compte tenu des mots ». Le propos défendu ici consiste à rapprocher ces deux points de vue apparemment opposés : Ponge parle des choses en manipulant la forme. Il construit une langue poétique unique en évoquant les choses. Car sa poétique est essentiellement mimétique : comme le souligne l'une de ses formules, « une rhétorique par objet », Francis Ponge adapte, pour chaque poème, son écriture à l'objet dont il traite. Le présent ouvrage réfléchit aux implications d'une telle pratique de la poésie en procédant à l'analyse mimétique d'une quinzaine de textes issus du Parti pris des choses ou de Pièces.
Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d'en explorer un maximum de possibilités.
Avec J.-P. Coutard, D. Cliquet propose ici un volume consacré aux environnements des occupations humaines pléistocènes en Normandie et à leur chronologie. A l'échelle régionale, les données contextuelles sont rassemblées, par disciplines, pour offrir un vaste panorama, non pas des occupations humaines elles-mêmes et des matériaux archéologiques qui leur sont associés - nul article consacré au débitage et à l'outillage en silex ici, ni à la grande faune chassée - mais de leurs environnements. L'ouvrage s'ouvre sur l'historique de la recherche en Préhistoire dans la région ; il se clôt sur une synthèse consacrée aux hommes et à leurs milieux (au pluriel) ; entre les deux, une série de contributions donnent l'état de la connaissance des reliefs, roches, végétaux, micro-organismes, etc. C'est donc tout le cadre de vie des hommes durant le Pléistocène qui est reconstitué ici, pour la Normandie, résultat des travaux entrepris par les auteurs et leurs prédécesseurs depuis plusieurs décennies.