Socialisme kanak. Une expérience politique à Canala (Nouvelle-Calédonie)
Demmer Christine
KARTHALA
24,00 €
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EAN :9782811115739
A l'automne 1984, les indépendantistes kanak de Nouvelle-Calédonie se soulevèrent contre le gouvernement français pour reconquérir leur souveraineté. Après la mort du secrétaire général de l'Union Calédonienne, Eloi Machoro, l'un des leaders de la révolte, un nouveau statut vit le jour en 1985, découpant le territoire en quatre régions, dont trois gérées par des élus kanak. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser ce nouveau cadre institutionnel pour préparer l'indépendance économique de leur pays. De nombreux microprojets de développement furent créés au sein des réserves et présentés comme les premières expériences concrètes de Kanaky. Un même mot d'ordre dominait : préserver une économie domestique encore prégnante, tout en intensifiant la production agricole. Cette option ruraliste se donnait pour triple tâche de maintenir un tissu social local, de trouver une manière nouvelle de cultiver sa terre et d'adapter la chefferie (le modèle politique kanak hiérarchisé) à la perspective d'un Etat-nation souverain. Ce moment particulier du nationalisme kanak, couplant exigence économique et refonte des structures politiques segmentées et centralisées, généra une intense réflexion sur la définition de la société indépendante, résumée quelques années plus tôt par le concept de " socialisme kanak ". Dans les tribus d'Emma (Amââ) et Kayu (Kûnd), sur la commune de Canala, le lancement du Groupement d'intérêt économique Kèrèduru releva, pendant plus d'une décennie, le défi de construire l'indépendance kanak socialiste depuis les réserves. Ce livre explore cet aspect méconnu du nationalisme kanak en témoignant des transformations sociales des chefferies de l'époque. Au-delà du cas concret du GIE Kèrèduru, il analyse une dynamique sociale propre aux sociétés segmentées en marche vers la construction nationale. Cet ouvrage interroge également ce que signifie être kanak aujourd'hui. A l'heure des grands projets miniers, d'autres conceptions de la coutume ont depuis émergé, qui revisitent la définition des chefferies et leur place dans le pays après l'accord de Nouméa (1998), à l'aune de références très éloignées des apports de la génération politique née dans les années 1980. Le projet d'inspiration marxiste étudié ici visait en effet à assujettir les chefferies et les clans à un modèle collectiviste et égalitaire. Cette expérience, aujourd'hui dépassée, rend compte de la plasticité des notions de socialisme kanak, d'identité kanak et des manières diverses d'envisager l'appartenance à ce peuple océanien.
Nombre de pages
248
Date de parution
19/10/2016
Poids
430g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811115739
Auteur
Demmer Christine
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
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20161019
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A l'origine de cet ouvrage, se trouve le sentiment que les débats développés Outre-atlantique des années 1940 aux années 1970 qui opposaient ceux qu'on appelait alors les " formalistes " et les " substantivistes ", de même que les interrogations sur le lien entre systèmes économiques et systèmes politiques soulevées, notamment en France, par des anthropologues attentifs au marxisme, n'ont plus d'échos aujourd'hui. Or, si l'anthropologie économique n'a plus la visibilité qu'elle a pu avoir en tant que champ constitué, force est de constater que " l'économie ", sur les terrains océaniens, n'a pas cessé d'intéresser les anthropologues, indissolublement liée désormais à la question du changement social. A l'heure où s'élaborent les théories de la mondialisation, le Pacifique est une aire idéale d'investigation pour donner à voir la grande variabilité des formes prises par les transformations consécutives à la rencontre entre des modes de production différents. Ce volume présente des textes dont les auteurs explorent, chacun à leur manière, le destin contemporain de l'anthropologie économique.
La Nouvelle-Calédonie approche désormais du référendum d'autodétermination de 2018 devant décider de son avenir politique. Vingt ans après l'accord de Nouméa, ce scrutin clôturera un processus de décolonisation dans la République, qui incluait la création d'une citoyenneté néo-calédonienne fondée sur la reconnaissance préalable de l'identité kanak. L'inscription progressive de la "coutume" dans les domaines du droit, de la justice et de la politique a eu pour effet de cliver le débat sur les formes possibles de l'émancipation kanak. Cet ouvrage éclaire les enjeux et tensions. Le cas calédonien renouvelle la réflexion sur l'unicité de l'Etat et ses limites en situation coloniale et postcoloniale.
L'humanité est en voie de vivre une initiation collective lui permettant d'accéder à la conscience de cinquième dimension. Ce déploiement exige de reconsidérer l'ensemble des structures existantes et de faire place à de nouvelles fondations. L'implantation de communautés nommées "Oasis de Lumière" est au coeur de cette préparation nécessaire. Celles-ci sont en quelque sorte des terrains de mise en pratique, des exemples concrets de la société potentielle de demain. Avec elles, des structures de vie et des organisations inédites verront le jour. Ces microsociétés holistiques seront guidées par des Maîtres de Lumière mandatés à cet effet suivant quatre thèmes principaux : les transformations à l'échelle planétaire avec les points d'ancrage de la nouvelle conscience, la réorganisation de la société humaine, les mutations du corps et les relations avec d'autres formes de vie. En particulier, cet ouvrage détaille les spécificités des lieux qui accueilleront les communautés nouvelles. "Vous êtes désormais aux portes du Nouvel Eden planétaire. Franchissez le portail de Lumière qui se trouve actuellement devant vous et engagez-vous, si cela est votre choix affirmé et conscient, dans la fondation de ce Nouveau Monde". "Oasis de Lumière", ce livre de Yoann Demmer est un premier ouvrage où interviennent en priorité les Maîtres Saint-Germain, Aïvanhov, Babaji et Christ'Al Chaya, relayés par des Maîtres d'autres dimensions pour la transmission d'informations relatives au développement harmonieux de ce projet global des Oasis du Nouveau Monde.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.