Demarthe Sylvain ; Mocellin Géraldine ; Reveyron N
FATON
24,99 €
Epuisé
EAN :9782878443738
De l'épopée arthurienne au roman courtois en passant par les récits hagiographiques, les genres littéraires donnent à voir le vêtement dans sa diversité, à la fois enveloppe protectrice et défensive. Véritable marqueur social au Moyen Âge, le vêtement distingue l'individu qui le porte par les matières, les couleurs, la nature même des textiles sans oublier les accessoires : chaussures, bijoux, fourrures. Un Occident multiple et bigarré se dévoile, où parures et étoffes sont bien plus qu'une question d'apparence. Objets d'art, textiles, sculptures mais aussi précieux manuscrits et pièces d'armure se mettent en scène. Les récits bibliques ou hagiographiques comme l'ensemble du corpus littéraire associé à l'iconographie permettent d'appréhender le vêtement au sens large, sans nécessairement apporter de contenu descriptif fidèle. Il signifie, décrit, illustre un contexte, un événement, révèle un statut social, se transforme jusqu'à incarner un style, une mode, allant même jusqu'à donner à percevoir la psychologie du personnage convoqué. Formes, couleurs ou matières donnent à voir et à comprendre les échanges commerciaux, les influences et animent les célèbres foires de champagne ou encore de lointains comptoirs commerciaux. Vêtement combattant, tantôt cuirasse, tantôt atour de séduction ; vêtement des champs ou vêtement des villes ; vêtement de Cour ou vêtement liturgique ; vêtement de la dérision du Carnaval ou de la danse macabre ; tissus profanes qui par un transfert d'usage se muent en de précieuses reliques textiles, tous relatent une histoire de l'évolution de notre rapport au corps et à l'art de le vêtir. Sur un il ou l'art de se vêtir au Moyen Âge propose un voyage immersif au c'ur d'un Moyen Âge sensible et tactile.
Nombre de pages
112
Date de parution
16/08/2024
Poids
480g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782878443738
Titre
Sur un fil ou l'art de se vêtir au Moyen Age
Auteur
Demarthe Sylvain ; Mocellin Géraldine ; Reveyron N
Editeur
FATON
Largeur
220
Poids
480
Date de parution
20240816
Nombre de pages
112,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'étude de l'architecture et du décor sculpté des églises médiévales du Nuiton met en exergue un groupe dominant pouvant être daté de la première moitié du XIIIe siècle. Ces édifices, très ancrés dans une tradition romane et présentant certaines tendances cisterciennes, acclimatent - de façon irrégulière toutefois - des éléments nouveaux qui proviennent vraisemblablement du chantier en cours de l'église paroissiale Notre-Dame de Dijon (v. 1220-1240). Ils affichent ainsi un art de transition qui, montrant toute l'importance de l'église-bâtiment au sein du village, reflète les moyens financiers mis en oeuvre à leur construction, émanant sans doute des retombées d'une économie florissante entre autres liée à la viticulture.
Selon les récits, le corps mais aussi les objets usuels ou les vêtements du saint revêtent un caractère sacré. Le degré de sacralité est renforcé jusqu'à ce que le corps devenu relique à part entière ne soit livré à la dévotion des fidèles. La relique devient image, le réceptacle précieux se fait reliquaire, le reliquaire met en image les reliques du saint agissant ainsi sur les fidèles en attente de bienfaits. Ainsi le pèlerinage, phénomène commun à toutes les religions, revêt-il un sens sacrificiel, expiatoire. Jusqu'à la fin du Moyen Âge, les pèlerins convergent vers Rome, Jérusalem ou Saint-Jacques-de-Compostelle, lieux saints entre tous, au terme d'un long cheminement tant spirituel que physique. Les lieux diffus sur les grandes voies sont aussi, pour la plupart, des pèlerinages à part entière, tels Saint-Martin de Tours, Saint-Martial de Limoges ou Saint-Antoine-en-Viennois. Les lieux de pèlerinage favorisent l'implantation de structures d'accueil spécifiques gérées par des religieux, parmi lesquels les hospitaliers de Saint-Antoine occupent une place prépondérante dès le XIIe siècle.
Absalon Patrick ; Demarthe Pascal ; Zechser Romain
Jean Sgard (1891-1966), orfèvre et graveur né à Abbeville en Picardie, participe pleinement à la vie artistique et culturelle de sa ville natale pendant plus de quarante ans. Récompensé à plusieurs reprises, il obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France en 1936 pour son travail d'orfèvre et, fait rare, en obtient un second en 1961 pour son travail de graveur. Il expose également ses travaux dans les plus importants salons parisiens. Si son oeuvre tombe peu à peu dans l'oubli, il reste malgré tout présent dans la mémoire des amateurs en devenant le dernier orfèvre et graveur abbevillois. Lié à l'exposition que lui consacre le musée Boucher de Perthes d'Abbeville, le présent ouvrage vise à réanimer cette mémoire et à présenter au lecteur le large éventail des talents de Jean Sgard.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Le sculpteur bourguignon François Pompon est aujourd'hui célèbre dans le monde entier pour son Ours blanc. Déclinée à plusieurs centaines d'exemplaires cette oeuvre iconique des débuts de la modernité séduit toujours par sa dimension intemporelle ; elle démontre avec quel talent l'artiste parvient à capter l'essence de la forme et à saisir l'animal en mouvement. C'est d'ailleurs la version monumentale en plâtre exposée au Salon d'automne de Paris en 1922 qui vaut à l'artiste alors âgé de 67 ans une renommée aussi immédiate qu'universelle. Pourtant, Pompon a longtemps été praticien au service d'autres sculpteurs et son oeuvre personnelle reste fort mal connue. Cet ouvrage explore l'ensemble de la carrière de l'artiste et replacer sa production dans son contexte.
Cet ouvrage accompagne l'entrée au musée du Louvre d'un ensemble exceptionnel de cent pièces d'orfèvrerie française issues de la collection de Michel Lacoste. Par son ampleur et sa diversité, cette donation donnera lieu à une exposition éponyme, qui aura lieu au musée à partir du 25 juin 2026. Du XVIe au XXe siècle, de Pierre Mangot à Jean Puiforcat, cette sélection met en lumière l'évolution des formes, des usages et des goûts, avec une prédominance des XVIIe et XVIIIe siècles. Aux côtés des grands maîtres parisiens, tels Antoine Béguin, Daniel Cain ou encore Théodore Chastelain, l'ouvrage accorde une place essentielle aux productions provinciales, offrant une vision complète de l'orfèvrerie en France. Pièces de table, objets de toilette, luminaires : les typologies et styles présentés dessinent des pratiques sociales à travers les époques. Richement illustré, cet ouvrage offre un regard construit sur le collectionnisme et constitue une référence dans les arts décoratifs