On trouve dans les bibliothèques d'excellents ouvrages de botanique, d'histoire, d'écologie ou de géographie, mais aucun - à notre connaissance - qui considère les problèmes de l'environnement naturel à la fois dans leur globalité et dans leurs particularités régionales concrètes. L'ambition de la 10e édition de ce manuel d'écogéographie est de combler partiellement cette lacune. La globalité écologique se manifeste, certes, dans l'écosystème qui combine les biocénoses (la vie) avec le biotope, support et aliment de cette vie, en un système complexe. Mais il y manque en général un important facteur: les sociétés humaines qui, au moins depuis le Néolithique, ont adapté la nature à leurs besoins et façonné les paysages. Croit-on vraiment que notre Terre ne soit pas influencée par les 6 milliards d'hommes qui l'habitent? Il faut écrire le mot "naturel" entre guillemets... La régionalisation des milieux "naturels" est une nécessité si l'on veut pratiquer une écologie réaliste: la déforestation n'a pas les mêmes conséquences en Amazonie et en Sibérie, les littoraux n'évoluent pas de la même façon en Angleterre et en Polynésie. D'où l'intervention du géographe qui replace les écosystèmes dans leur spécificité régionale, dans leur contexte historique autant que physique. Le milieu "" naturel "est donc partie intégrante d'une géographie complète et globale. Enfin, il est impossible, de nos jours, lorsque l'on traite de l'action des hommes sur la nature, d'esquiver la grave question de l'éventuel changement de climat planétaire, le fameux global change: encore faut-il l'aborder avec toute l'objectivité nécessaire. Biographie de l'auteur Jean Demangeot a acquis cette conception écologique de la géographie physique sur le terrain et en enseignant dans les universités de quatre continents. Il est professeur honoraire de l'université de Paris 10-Nanterre et président d'honneur de l'AGF, (Association des géographes français). Il a publié Tropicalité (Armand Colin, 1998), ainsi que les milieux désertiques (en collaboration avec E. Bernus, Armand Colin, 2002) en collection" U "."
Date de parution
30/06/2006
Poids
605g
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EAN
9782200346089
Titre
LES MILIEUX "NATURELS" DU GLOBE
ISBN
2200346085
Auteur
DEMANGEOT
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
0
Poids
605
Date de parution
20060630
Disponibilité
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On trouve, dans les bibliothèques, d'excellents ouvrages de botanique, d'histoire, d'écologie ou de géographie, mais aucun - à notre connaissance - qui considère les problèmes de l'environnement naturel à la fois dans leur globalité et dans leurs particularités régionales concrètes. L'ambition de la 9e édition, revue et augmentée, de ce manuel d'écogéographie est de combler partiellement cette lacune. La globalité écologique se manifeste, certes, dans l'écosystème qui combine les biocénoses (la vie) avec le biotope, support et aliment de cette vie, en un système complexe. Mais il y manque en général un important facteur : les sociétés humaines qui, au moins depuis le Néolithique, ont adapté la nature à leurs besoins et façonné les paysages. Croit-on vraiment que notre Terre ne soit pas influencée par les 6 milliards d'hommes qui l'habitent ? Il faut écrire le mot " naturel " entre guillemets... La régionalisation des milieux " naturels " est, d'autre part, une nécessité si l'on veut pratiquer une écologie réaliste : la déforestation n'a pas les mêmes conséquences en Amazonie et en Sibérie, les littoraux n'évoluent pas de la même façon en Angleterre et en Polynésie. D'où l'intervention du géographe qui replace les écosystèmes dans leur spécificité régionale, dans leur contexte historique autant que physique. Le milieu " naturel " est donc partie intégrante d'une géographie complète et globale. Enfin, il est impossible, de nos jours, lorsque l'on traite de l'action des hommes sur la nature, d'esquiver la grave question de l'éventuel changement de climat planétaire, le fameux Global Change : encore faut-il l'aborder avec toute l'objectivité nécessaire.
Le terme " Tropicalité " définit, dans cet ouvrage, la spécificité des milieux " naturels " intertropicaux, c'est-à-dire tropicaux et équatoriaux. Tous les grands domaines du monde ont leur originalité. Les intertropiques s'illustrent par différents aspects. Leur climat, bien sûr, mais ce n'est qu'un effet de leur zonalité. Ils se distinguent, en réalité, par une multitude de caractères qui dérivent les uns des autres. Ces milieux sont les seuls au monde à posséder à la fois autant de plaines et de plateaux immenses, de sols colorés et prodigieusement épais, de rivières si abondantes qu'elles sont parfois larges comme des bras de mer, de montagnes de six milles mètres, où l'on passe de la forêt chaude et humide aux sommets brassés par le gel en une seule ascension. De plus, une vie fabuleusement riche s'y révèle. La luxuriance végétale, en dépit de la médiocrité agrologique des sols, s'explique par la conjonction de la chaleur et de l'humidité, mais qu'en est-il de la biodiversité ? Elle est surprenante. On compte 660 espèces d'oiseaux au Costa Rica et les naturalistes évaluent aujourd'hui à plus d'un million le nombre d'espèces à découvrir en Amazonie. Pour comprendre la diversité mais aussi la complexité des intertropiques, l'ouvrage procède à une étude approfondie de l'ensemble des données géographiques, complétée par un nombre très important de photos et de figures originales.
Et ce geste en pure perte de rage et cruelle compassion dont je risque avec toi l'échec ce geste d'agiter un lambeau d'être en remuant l'argile illumine les matières impensées que la danse a déposées dans les os.
Le vers est une maladie. Un dysfonctionnement du corps - qui ne peut pas ne pas intervenir dans la production de sens - intervenir par interruption. Le vers est ce qui se produit à chaque fois que le corps entrave le trajet de la langue - à chaque fois que la langue trébuche sur le corps - et le poème est le son de la chute ensemble de ces deux morceaux que l'Histoire a séparés.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.