
Eloge de l'inégalité
Il y a de la provocation bien sûr dans le titre de ce livre, comme Jean-Philippe Delsol Erasme en avait usé dans son Eloge de la Folie. Il s'agit de s'insurger contre cette doxa contemporaine qui voudrait que l'égalité soit la mesure de toute chose. Pire, seul prévaudrait désormais l'égalitarisme au point de ne plus vouloir considérer les personnes dans leur identité et leurs différences, mais dans leur conformité à un modèle commun, toutes semblables sans distinction de valeur. L'égalité est devenue l'obsession maladive de notre monde tandis que la jalousie ordinaire le taraude pour faire de l'inégalité son bouc émissaire préféré. L'égalité est la même promesse confiée à chacun de pouvoir trouver sa voie librement. Et cette liberté permet ainsi à chacun de bâtir son identité singulière et inégale. Mieux vaut une certaine inégalité qui ré-enchante l'humanité plutôt que la grisaille morne et volontiers violente de l'égalité imposée. Le combat éternel des hommes est de trouver un juste milieu, comme le remarquait déjà Montesquieu en soulignant que "le principe de la démocratie se corrompt, non seulement lorsqu'on perd l'esprit d'égalité, mais encore quand on prend l'esprit d'égalité extrême" .
| Nombre de pages | 218 |
|---|---|
| Date de parution | 08/11/2019 |
| Poids | 360g |
| Largeur | 157mm |
| EAN | 9782376150695 |
|---|---|
| Titre | Eloge de l'inégalité |
| Auteur | Delsol Jean-Philippe |
| Editeur | BELLES LETTRES |
| Largeur | 157 |
| Poids | 360 |
| Date de parution | 20191108 |
| Nombre de pages | 218,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'injustice fiscale ou l'abus de bien commun
Delsol Jean-PhilippeRésumé : L'impôt peut-il être juste ? Et peut-il être raisonnable ? La question de la justice fiscale agite la société quand les prélèvements fiscaux et sociaux deviennent si prégnants qu'ils peuvent menacer l'équilibre de la cité et la liberté des citoyens. Mais il ne sert à rien de contester l'importance des charges publiques sans s'interroger sur les raisons qui ont conduit les États à enfler jusqu'à devenir parfois impotents. Il convient ainsi de montrer le processus qui a conduit les États à accaparer la vie civile, sacraliser la notion de bien public, avec pour résultante l'asphyxie des citoyens par des impôts excessifs et souvent injustes. Non content de dénoncer un système inique, l'auteur se propose de remonter aux sources du droit et de la justice pour jeter les principes d'une nouvelle justice fiscale. Il existe en effet des voies qui permettraient de retrouver la balance de la justice fiscale plutôt que de l'abandonner à la volonté hasardeuse du législateur. La justice peut se mesurer à l'aune de la responsabilité et de la liberté réelles laissées à chacun d'atteindre ses fins, de s'accomplir en les accomplissant. Dans cette optique, le rôle de la collectivité serait redéfini et plus limité. La justice fiscale trouverait là un critère utile et équitable de sa mesure. Le lien indéfectible de l'impôt et du bien commun ne saurait faire oublier que le bien commun n'existe pas pour lui-même, mais pour permettre aux hommes de bien vivre ensemble.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,90 € -

Civilisation et libre-arbitre
Delsol Jean-PhilippeLa revendication de liberté hante l'histoire des hommes, elle en trame les batailles et les plus belles histoires d'amour. Mais que serait la liberté sans libre arbitre ? Savoir si le libre arbitre existe est la question première. Si la réponse est négative, toute liberté est vaine : elle n'autoriserait alors à faire que ce à quoi nous serions déjà voués. De nombreuses civilisations ont vécu ou vivent sans se préoccuper du libre arbitre. L'Antiquité se livrait au destin, l'islam se soumet aux décrets de Dieu. Pour les judéo-chrétiens, reconnaître le libre arbitre, c'est poser les fondements d'une morale, d'une façon de vivre, donner force à la personne et à sa responsabilité dans la marche du monde, ce qui différencie la civilisation occidentale. L'existence d'un libre arbitre ou la possibilité d'un destin conservent encore une part d'inconnu. Entre raison et passion, ce livre expose aussi complètement que possible les thèses en présence : l'histoire du libre arbitre et du déterminisme est un récit épique et prometteur. Jean-Philippe Delsol est avocat et par ailleurs président de l'Institut de recherches économiques et fiscales (IREF), un think-tank libéral conservateur qu'il a créé depuis plus d'une vingtaine d'années avec des universitaires et des professionnels de différents pays d'Europe. Il a écrit une dizaine d'ouvrages, dont les deux derniers sont L'injustice fiscaleou l'abus de bien commun et Eloge de l'inégalité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Libéral ou conservateur ? Pourquoi pas les deux ?
Delsol Jean-PhilippeAujourd'hui la politique est déconsidérée, elle s'affaisse à défaut de penser et le débat d'idées se tarit. A l'encontre de cet effondrement, dont on a bâti le déclinisme, il est néanmoins possible de garder l'espoir. L'opinion en France, et plus largement en Europe, reste largement attachée, parfois sans en avoir conscience, à des formes variées du conservatisme libéral. Pourtant celui-ci, dans son expression politique, n'est plus audible, parce que les conservateurs et les libéraux se dispersent et s'épuisent en anathèmes réciproques, souvent infondés, sans aller à l'essentiel. Leurs héritages et leurs fondements communs sont plus importants que ce qui peut les diviser. Le prouver est justement l'objet de ce livre. Le libéralisme classique et le conservatisme se rejoignent pour considérer que notre humanité s'appauvrit en rejetant l'histoire dont elle s'est forgée. Ils admettent que chaque personne est unique, non pas égale aux autres, mais différente. Ils savent que la passion exclusive de l'égalité ouvre la porte du totalitarisme. Ils se méfient de toute tentative de dissoudre l'individu dans la collectivité qui doit toujours rester ordonnée aux personnes qui la composent. Libéraux et conservateurs sont ouverts à la réalité du monde et à sa diversité, sans être relativistes. Ils discernent et combattent l'erreur que risque de recéler toute pensée unidimensionnelle. Ils ne résument pas la politique à une solution unique, simpliste et magique, mais prennent en compte la complexité de nos sociétés autant que de l'esprit humain. De leurs liens amicaux ou tumultueux selon les époques, ils sont capables de tisser une vision forte, de redonner envie de politique en offrant à chacun les moyens de s'accomplir.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER21,50 € -

Echec de l'Etat. Pour une société de libre choix
Delsol Jean-Philippe ; Lecaussin NicolasRésumé : Avec notre argent dépensé sans compter, l'Etat a non seulement échoué à redresser la France, mais il a aggravé une situation économique et sociale déjà difficile. Il est temps de changer de cap. A cet effet, cet ouvrage expose une autre orientation, radicale et efficace, s'appuyant sur des exemples concrets. Il ne s'agit pas de délivrer un programme de plus, mais de rechercher les voies nouvelles qui pourraient être empruntées pour réactiver les intelligences, les énergies et les volontés de tous ceux, nombreux, qui y sont prêts pour autant qu'ils ne soient plus bridés par trop de contraintes administratives, fiscales, politiques ou sociales. Il faut rendre aux Français la responsabilité de leur vie dans le respect mutuel que l'Etat est là pour faire respecter en dernier ressort. Dans cet esprit sont énoncées diverses propositions peu conformistes pour ouvrir à la concurrence la Sécurité Sociale, le RSI, l'Unédic ou les caisses de retraite, pour évoluer vers des impôts allégés, simples et à taux proportionnels permettant de supprimer toutes les niches et de rétablir une meilleure justice fiscale, pour rendre aux parents la liberté de choisir l'école de leurs enfants, pour limiter l'intervention de l'Union Européenne et en même temps renforcer l'Etat dans ses missions régaliennes de protection. Il s'agit plus généralement de permettre aux Français d'exercer une liberté responsable de laquelle pourra renaître un état de droit et une société civile vivifiés pour le plus grand bien de tous.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,20 €
Du même éditeur
-

Code Navajo. La langue comme arme de guerre
Nez Chester ; Schiess Avila JudithEN STOCKCOMMANDER25,50 € -

Pensées pour moi-même
MARC AURELE/PENNOR'SRésumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).EN STOCKCOMMANDER11,90 €


