La place du maître. Une chronique des Ecoles normales d'instituteurs
Delsaut Yvette
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782738411983
Faut-il regretter la disparition de l'instituteur de la Troisième République, issu du peuple, chargé d'inculquer par son enseignement les fondements solides et pratiques d'une culture émancipatrice, et par son exemple les principes d'une morale républicaine ? Faut-il, au contraire, saluer l'apparition de l'instituteur nouvelle manière, formé à l'Université, plus savant que son prédécesseur mais dont l'autorité morale et pédagogique a perdu de son évidence auprès des élèves et de leurs parents ? L'histoire tourmentée de l'institution chargée, depuis l'époque révolutionnaire, de former les maîtres de l'école primaire, l'Ecole normale d'instituteurs, témoigne de la difficulté constante à définir le rôle et la place du maître dans sa classe et dans le monde social. La création des nouveaux Instituts universitaires de formation des maîtres, qui devraient générer une image revalorisante de l'instituteur promu professeur des écoles, propose une réponse nouvelle à ce problème.
Nombre de pages
175
Date de parution
03/05/2000
Poids
222g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738411983
Titre
La place du maître. Une chronique des Ecoles normales d'instituteurs
ISBN
2738411983
Auteur
Delsaut Yvette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
222
Date de parution
20000503
Nombre de pages
175,00 €
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Prenant pour référence rémanente le film majeur d'Hervé Le Roux, Reprise, dont tout le monde connaît désormais la scène célèbre de sortie d'usine où une jeune femme exprime avec vigueur son désarroi au moment de reprendre le travail après la grève en 1968, Yvette Delsaut analyse de manière aussi concrète que minutieuse les moyens par lesquels sont produits l'adhésion et l'empathie du spectateur avec le monde social. En sociologue, elle interroge les modes de connaissance que permet d'atteindre l'enregistrement d'images filmées. Le décalage entre le regard du documentariste et le regard sociologique permet de comprendre pourquoi la posture naïve d'observateur innocent ou de cinéaste sans parti pris est en réalité intenable et jamais tenue.
Cette bibliographie de référence est le résultat d'un travail qui s'est élaboré à mesure que s'est développée l??uvre de Pierre Bourdieu. Entreprise par Yvette Delsaut, sociologue, alors membre de son laboratoire, elle a été continuée par Marie-Christine Rivière, son assistante au Collège de France. S'y ajoute un entretien, daté de novembre 2001, dans lequel Pierre Bourdieu et Yvette Delsaut interrogent la logique de la bibliographie et discutent de l'esprit de la recherche et du travail collectif.
Des textes novateurs, écrits par l'une des premières élèves de Bourdieu. Le retour sur une expérience personnelle comme entreprise de socioanalyse inédite, qui constitue un modèle de posture scientifique pour des générations de chercheurs. Une aide indispensable pour le chercheur pour accéder à d'autres formes de démonstration et d'expression de la vérité du monde social. Ce livre réunit une série de textes novateurs en sociologie, écrits par l'une des premières élèves de Pierre Bourdieu. Yvette Delsaut a exploré, à travers des photographies de classe ou de mariage, des plans de maison, des scènes ordinaires, la façon d'étudier les milieux populaires, sans misérabilisme ni populisme. C'est le retour sur son expérience personnelle, armée des outils de la science sociale, qui constitue alors une entreprise de socioanalyse inédite, et qui a constitué un modèle de posture scientifique pour des générations de chercheurs. Ces textes fondateurs - précis et élégants - d'une certaine façon de faire de la sociologie sont désormais réunis dans un seul volume, appelé à constituer un ouvrage classique de la discipline. Sa réflexion finale sur la place à réserver aux documents photographiques dans l'analyse sociologique des milieux populaires constitue une aide indispensable pour le chercheur qui utilise son expérience parfois la plus intime, non pour "illustrer" son propos mais pour accéder à d'autres formes de démonstration et d'expression de la "vérité" du monde social.
Histoire sociale et histoire de l'art ne font qu'un : c'est ce qu'après tant d'études qui ne se sont intéressées qu'à la signification propre de l'oeuvre d'art, ou à sa signification purement sociale, illustre admirablement Michael Baxandall (1933-2008), historien anglais, sur l'exemple de la peinture italienne de la Renaissance. A quelle demande exacte répondaient Masaccio, Filippo Lippi, Andrea del Castagno ou Fra Angelico ? De quel sens leurs oeuvres étaient-elles chargées, et comment les regardaient leurs destinataires et leurs commanditaires ? C'est à ce type de questions que répond l'auteur en analysant le marché de l'art, à travers les contrats, les correspondances et les registres de comptes. En montrant aussi comment les dispositions visuelles nées de la vie quotidienne, religieuse, sociale ou commerciale de l'époque sont devenues des éléments déterminants du style du peintre. Retrouver l'oeil du Quattrocento, c'est rafraîchir le nôtre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...