Delmotte Benjamin ; Sztulman Paul ; Zuccarelli Eug
DILECTA
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EAN :9782373722369
Produite par l'Ecole des Arts Décoratifs-PSL, Décor est une revue annuelle dédiée aux grands questionnements et bouleversements qui appellent à une reconfiguration de notre environnement contemporain. La pluralité des approches est au principe même de sa conception et de sa direction éditoriale dont la couverture plante le décor avec un mot représentant un enjeu pour notre temps, à partir duquel un univers se déploie. Création émergente et artistes confirmé·es s'entrecroisent en adoptant des points de vue complémentaires, depuis des champs artistiques aussi divers que ceux du design, de la mode et du textile, du graphisme, des arts, de l'espace et de l'image mais également de la littérature, du spectacle vivant ou encore des sciences humaines. Premier numéro de la grande revue annuelle de l'Ecole des arts décoratifs de Paris, consacrée aux enjeux du décor contemporain. Traiter la notion de " décor " implique au moins deux présupposés : d'une part que la critique moderne de l'ornementation et du décoratif n'a pas eu raison du décor ; et d'autre part que la réhabilitation ludique et parfois cynique du décoratif dans le postmoderne ne suffit pas à rendre compte du décor contemporain. Le décor reste à l'oeuvre, autant quand on prétend le dépasser que lorsque l'on le recouvre par l'emphase décorative. Il s'agit donc de réfléchir à la pratique actuelle des décorateur.ice.s, que ce soit au théâtre, au cinéma, dans les jeux vidéo ou la réalité augmentée, ainsi qu'aux propositions artistiques qui incorporent cette dimension. Mais plus largement, il s'agit de comprendre cette notion en un sens qui déborde celui du décor de fiction pour étendre sa désignation à l'ensemble de l'environnement quotidien et montrer à quel point le décor touche à l'organisation même du réel dans sa dimension esthétique, sociale et politique.
Nombre de pages
660
Date de parution
04/12/2025
Poids
1 210g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782373722369
Auteur
Delmotte Benjamin ; Sztulman Paul ; Zuccarelli Eug
Editeur
DILECTA
Largeur
165
Date de parution
20251204
Nombre de pages
660,00 €
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C'est pour ton bien ! " Cette expression, qu'elle s'adresse à un enfant ou à un adulte, suppose une relation inégale entre celui qui sait et doit convaincre et celui qui ne sait pas et doit entendre l'argument. Le savoir s'articule donc à une relation de pouvoir (celui des parents, du professeur, du médecin...). Mais de quelle "bienveillance" , de quelle autorité s'agit-il vraiment ? Et n'est-ce pas dans le domaine politique et social que cette dissymétrie pose le plus de questions ? Eduquer, n'est-ce pas surtout une occasion de s'éduquer soi-même ?
« Memento mori » (« souviens-toi que tu vas mourir): cette célèbre maxime latine, quun esclave était censé murmurer à loreille du général romain durant son triomphe, a trouvé sa postérité dans lhistoire de lart. Ainsi, de nombreux tableaux, souvent assimilés à des ""vanités"", sintitulent ou constituent des memento mori. Mais quest-ce quun memento mori en peinture? Quel rapport établir entre laudition de la maxime latine et la vision dun tableau? À partir du concept dangoisse et de son analyse phénoménologique, il convient de définir lesthétique propre au memento mori et de la caractériser par rapport à des genres picturaux voisins, comme celui de la vanité. Avec le memento mori se constitue une esthétique, non de la mort, mais de langoisse de mort, qui traverse lhistoire de lart et témoigne du rapport ambigu que lhomme entretient avec la certitude de sa mort.
L'architecture au subjonctif Ou vivons-nous ? Qu'est-ce qui caractérise l'aménagement contemporain de l'espace ? Pour répondre à cette question, l'essai prend la forme d'une enquête phénoménologique et part de la description des pratiques les plus quotidiennes de l'espace : descendre dans le métro, faire ses courses dans un centre commerciale, emménager, visiter un musée, s'installer à une terrasse de café... C'est sur la base de cette description du vécu de l'espace que s'élabore sa conceptualisation, à la croisée de la philosophie, de la théorie de l'architecture et de l'économie politique. Si l'espace contemporain peut se définir comme un espace de l'éjection, en lien avec l'économie mondialisée, la phénoménologie de l'espace et de son aménagement laisse apparaître la possibilité d'une autre architecture : celle-ci impose le subjonctif et se caractérise avant tout par sa dimension charnelle.
Un livre pour celles et ceux qui aiment rêver, penser librement, et croient en la force de vérité des images.On dit souvent qu'on " se fait des films" pour parler d'un imaginaire un peu débordant, parfois ridicule. Mais derrière cette expression familière se cache une activité bien plus profonde : une rêverie, une mise en scène intérieure, une fiction secrète où chacun devient le héros (ou l'anti-héros) de sa propre histoire. Se faire des films, est-ce fuir le réel ou mieux le comprendre ? Peut-on transformer ses délires en art, ses illusions en lucidité ? Entre Buster Keaton et Descartes, Hitchcock et Freud, Benjamin Delmotte explore avec finesse et clarté les liens intimes entre le cinéma, l'imagination et la pensée.
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.