
Le bel avenir de la guerre
La guerre est de retour, parmi nous. Nous l'avions presque oubliée. Pendant cinquante ans, l'assurance de la mort nucléaire pour tous a tenu la guerre en lisière. La peur n'est peut-être plus l'unique antidote contre la guerre. A l'exemple de la construction européenne, les pays cherchent la paix en se liant étroitement les uns aux autres par des règles et des intérêts communs. Comme si la guerre pouvait être prise dans les filets de l'intégration par le droit et l'économie. Cet espoir est vain. Car désormais les guerres ne naissent pas de la puissance des Etats, mais de leur faiblesse. L'enjeu de la paix, c'est la légitimité des Etats : dans nombre de pays, ils n'incarnent rien ni personne. Faute d'Etats qui symbolisent l'évidence d'être ensemble, les nations se replient sur une identité exacerbée, se fragmentent en Etats nouveaux : en trente ans, leur nombre a doublé. Et les règles du droit international comme les bénéfices de l'économie mondiale ne les concernent guère. Notre conception de la guerre, forgée au fil de siècles de conflits de souveraineté, se révèle déjà inadaptée à ces guerres de légitimité. La multiplication de celles-ci nous imposent une priorité : consolider des Etats légitimes, seuls capables de tracer un destin pour ceux qu'ils représentent. A défaut, la panne des Etats assurera le bel avenir de la guerre.
| Nombre de pages | 304 |
|---|---|
| Date de parution | 03/03/1995 |
| Poids | 309g |
| Largeur | 142mm |
| EAN | 9782070736973 |
|---|---|
| Titre | Le bel avenir de la guerre |
| Auteur | Delmas Philippe |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 142 |
| Poids | 309 |
| Date de parution | 19950303 |
| Nombre de pages | 304,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le bel avenir de la guerre
Delmas PhilippeLa guerre est de retour, parmi nous. Nous l'avions presque oubliée, bien qu'elle fût le lot commun de tous les siècles. Mais pendant cinquante ans, l'assurance de la mort nucléaire pour tous a tenu la guerre en lisière. La peur n'est peut-être plus l'unique antidote contre la guerre. À l'exemple de la construction européenne, les pays cherchent la paix en se liant étroitement les uns aux autres par des règles et des intérêts communs. Comme si la guerre pouvait être prise dans les filets de l'intégration par le droit et l'économie. Cet espoir est vain. Au mieux, il répondrait aux conflits d'hier, pas à ceux de demain. Car désormais les guerres ne naissent pas de la puissance des Etats, mais de leur faiblesse. L'enjeu de la paix, c'est la légitimité des Etats : dans nombre de pays, ils n'incarnent rien ni personne et sont trop faibles pour s'imposer face aux organisations internationales comme l'ONU ou le FMI. Faute d'Etats qui symbolisent l'évidence d'être ensemble, les nations se replient sur une identité exacerbée, se fragmentent en Etats nouveaux, toujours plus petits et plus faibles : en trente ans, leur nombre a doublé. Et les règles du droit international comme les bénéfices de l'économie mondiale ne les concernent guère. Notre conception de la guerre, forgée au fil de siècles de conflits de souveraineté, se révèle déjà inadaptée à ces guerres de légitimité. La multiplication de celles-ci nous impose une priorité : consolider des Etats légitimes, seuls capables de tracer un destin pour ceux qu'ils représentent. À défaut, la panne des Etats assurera le bel avenir de la guerre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,50 € -

Il n'y a pas de malheur français
Delmas PhilippeJusqu'à la nausée nous est conté le déclin d'une France qui ne croit plus en rien ni personne. Erreur radicale : nos douleurs ne sont pas celles de l'agonie mais de l'accouchement. Nous sommes soumis au même choc que tous les pays comparables, à savoir la crise de maturité du couple de la démocratie et de la modernité. Traditionnellement alliées, elles s'opposent aujourd'hui. La France y réagit de manière particulièrement forte du fait de sa tradition. Nous sommes en train de quitter une pensée politique vieille de quatre siècles pour inventer autre chose : la réconciliation de l'autorité et de la confiance. C'est notre plus grand renouveau politique depuis Richelieu. Notre pays est dans une position unique pour inventer l'avenir car lui seul a exploré les limites de l'Etat comme source unique du pouvoir légitime. C'est cela qui se termine nos yeux, parce que ce pouvoir n'est plus assez puissant pour nous rassurer et qu'il échoue désormais à nous endormir. Du coup, l'avenir nous appartient. Et déjà les citoyens s'impatientent, parce qu'agir est l'essence de la politique et parce que ce ne sont pas les désaccords qui créent le désespoir mais l'absence de projet.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,10 € -

Un pouvoir implacable et doux. La Tech ou l'efficacité pour seule valeur
Delmas PhilippeL'année 1969 fut l'apogée de la Révolution industrielle qui a permis à l'homme de marcher sur la Lune sans électronique, et l'an I de la Révolution numérique avec l'apparition des premières puces. Un siècle de Révolution industrielle nous a apporté la prospérité et la démocratie, que nous apporte ce demi-siècle de Révolution numérique ? Grâce à ses technologies - la Tech -, nos objets quotidiens sont devenus magiques : les smartphones nous donnent accès à tout et à tous, et Internet est un moyen d'échange sans limites, promesse d'une démocratie achevée. Tout cela est un trompe l'oeil. La Révolution industrielle a enrichi toute la population de nos pays et entamé le développement des autres. La Tech crée une économie radicalement inégalitaire pour les personnes, les entreprises et les Etats. Elle mine nos classes moyennes dont les revenus du travail stagnent depuis quinze ans et, de son fait, les chances des pays pauvres de ne plus l'être ont baissé de moitié. Passer d'une situation où les vainqueurs s'enrichissent plus que les autres à un monde où les autres ne s'enrichissent plus du tout est un changement de nature, pas de degré. La vraie menace de la Tech n'est pas économique mais politique. Sa puissance inégalitaire met fin au pacte moral de la Révolution industrielle qui promettait l'amélioration de la vie pour tous. Dans le monde entier, le sujet n'est plus la démocratie mais l'efficacité des gouvernants, devenue le seul critère de jugement des citoyens. Sa puissance technique est pour les Etats une tentation de contrôle irrésistible. Les dirigeants y cèdent dans un développement sans fin de la surveillance de nos vies. Pour notre bien. La Tech serait-elle le despote "puissant et doux" par lequel Tocqueville voyait disparaître la démocratie ...EpuiséVOIR PRODUIT21,70 € -

Le maître des horloges. Modernité de l'action publique
Delmas PhilippeMoins d'État, mieux d'État ? Partout, en Europe, la puissance publique s'excuse d'agir. Pourtant, un examen attentif montre que les mécanismes des marchés n'assurent jamais seuls le succès des nations. États-gendarme aussi bien qu'États-providence ont fait leur temps. Pourtant, l'État reste garant d'une vision d'ensemble, le maître du temps, soucieux de l'équilibre interne des sociétés aussi bien que de l'homme. Économiste, ancien élève de l'ENSAE et de l'ENA, Philippe Delmas est magistrat à la Cour des comptes.EpuiséVOIR PRODUIT29,05 €
Du même éditeur
-

Comme un flambeau, dans ces ténèbres noires. Anthologie poétique 1961-1995
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier JeanL'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.En stockCOMMANDER11,40 € -

Au fond des années passées
Grondahl Jens Christian ; Gnaedig AlainCe n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

Oeuvres complètes. 2 volumes : Tome 2, 1845-1851 ; Tome 3, 1851-1862
Flaubert Gustave ; Gothot-Mersch ClaudineLe premier volume desEpuiséVOIR PRODUIT146,00 €
