Instituer des savoirs d'Etat. L'Académie des sciences morales et politiques au XIXe siècle
Delmas Corinne
L'HARMATTAN
32,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782296013131
Les sciences sociales s'affirment au cours du XIXe siècle. Outils de compréhension et de rationalisation de la société, elles sont étroitement liées à la logique de développement de l'Etat moderne. Cet ouvrage revient sur cette liaison étroite. Analysant la genèse de ces savoirs et leurs conditions d'émergence, il montre combien, en France, leur institutionnalisation académique et étatique contribue à leur affirmation en tant que sciences de gouvernement et savoirs d'expertise au service de l'action publique. En effet, la mise en place, au sein de l'Institut, d'une Académie des sciences morales et politiques qui, pendant plusieurs décennies, exerce un quasi-monopole sur la promotion de ces savoirs, contribue à la "caméralisation" de ces derniers et à la promotion d'un Etat savant. Cette académie, qui compte des publicistes, des universitaires et des hommes d'Etat (hommes politiques et grands commis de l'Etat), constitue un haut lieu du libéralisme regroupant des intellectuels souvent proches du pouvoir. Elle produit une expertise sociale par le biais de concours et enquêtes et met en oeuvre des "sciences de l'agir" à la fois empiriques et normatives, pratiques et propédeutiques, orientées vers le conseil au gouvernement, la rationalisation de la décision publique, la réforme sociale et le gouvernement de l'opinion. Ainsi, cet ouvrage éclaire un modèle spécifique de savoir et d'expertise avec ses remises en cause liées à une spécialisation savante et au positivisme mais aussi à une bureaucratisation et à une étatisation de la société.
Nombre de pages
344
Date de parution
01/09/2006
Poids
475g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296013131
Titre
Instituer des savoirs d'Etat. L'Académie des sciences morales et politiques au XIXe siècle
ISBN
2296013139
Auteur
Delmas Corinne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
475
Date de parution
20060901
Nombre de pages
344,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Faut-il expertiser les experts? Cette question résume la place paradoxale de l'expertise et l'intérêt que lui portent les chercheurs en sociologie et en science politique. Pourtant, le décalage est important entre le succès de ce concept et les incertitudes liées à sa définition. Illustré par de nombreux exemples concrets, ce livre éclaire l'évolution sémantique de l'expertise, la diversité des acteurs, ainsi que ses enjeux. Définie ici comme l'ensemble des savoirs mobilisés en vue de l'action, elle est appréhendée comme une pratique révélatrice des évolutions contemporaines de notre société et de l'action publique. Comment analyser l'essor d'un véritable marché de l'expertise qui révèle le fossé séparant les experts des profanes et suscite de nouvelles exigences démocratiques? Peut-on évoquer une remise en cause du modèle technocratique de décision publique? C'est notamment à ces questions très actuelles que répond cet ouvrage en soulignant les ambiguïtés d'une vulgarisation de l'expertise dans une démocratie de marché réduisant les citoyens à des individus sommés d'être les entrepreneurs d'eux-mêmes.
Officiers ministériels délégataires d'une parcelle de puissance publique placés au coeur des "secrets" de famille, les notaires constituent pourtant une profession peu connue. Basé sur une enquête combinant divers modes d'investigation empirique [archives, analyse documentaire, statistiques, entretiens, observations...), cet ouvrage permet d'appréhender leur métier au quotidien. Il présente leurs pratiques, évoque l'organisation de leur travail, les liens avec la clientèle et les professions proches, sans négliger les croyances et les valeurs de professionnels attachés à ce qui fonde l'identité collective : le pouvoir de produire une vérité officielle et incontestable, conféré par l'acte authentique. En proposant de dépasser les lieux communs généralement associés au notariat, ce livre révèle également combien, loin d'être figé, celui-ci a connu d'importantes transformations. Restituant ses mutations contemporaines, inhérentes notamment aux incitations européennes à la restructuration des métiers juridiques et à la réforme actuelle des professions réglementées, dont il retrace les enjeux et potentiels effets, l'ouvrage précise le rôle joué par les organisations professionnelles dans le cadre de ces évolutions. Préface de Charles Gadea
Mbongo Pascal ; Caillosse Jacques ; Delmas Corinne
Depuis sa reformulation par Woodrow Wilson et par Max Weber, la dichotomie entre administration et politique a connu un destin contrasté au sein des savoirs d'Etat. Autant les sciences sociales et politiques ne reconnaissent désormais à cette dichotomie qu'une très faible valeur heuristique, autant une partie du champ juridique continue de la canoniser à l'intérieur du paradigme constitutionnel rousseauiste qui distingue les institutions de la volonté et les institutions qui exécutent cette volonté. C'est précisément aux usages juridiques de cette dichotomie que les auteurs - eux-mêmes juristes pour la plupart - s'intéressent. Le statut juridique de la dichotomie entre administration et politique est examiné ici dans une perspective comparatiste (France, Etats-Unis, Italie, Royaume-Uni, Danemark), et à travers le double enjeu de la neutralisation de l'administration de toute capacité politique propre et de l'anonymisation politique des fonctionnaires. Au final, c'est une réflexion sur l'Etat administratif que proposent les auteurs, ainsi qu'une invitation à envisager autrement la question de savoir "qui est responsable" en démocratie, puisque la réponse proposée par le principe de la responsabilité politique a été pensée longtemps avant l'avènement de l'Etat administratif.
La statistique descriptive constitue un exercice délicat où l'expérience et la connaissance du terrain jouent un grand rôle. S'appuyant sur une longue expérience d'enseignement, l'auteur propose une présentation détaillée des outils statistiques effectivement utilisés par les économistes et les gestionnaires dans leur pratique quotidienne. De nombreux exemples d'application illustrent les techniques décrites. Les méthodes d'interprétation des résultats sont systématiquement explicitées et les principales règles théoriques démontrées. En complément du cours, des annexes mathématiques et pratiques aident à la compréhension.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.