Les policiers, on les juge, on les flatte ou on les critique, mais on ne les connaît pas et on ne les aime guère. Comme s'ils étaient utiles mais peu fréquentables. Gardien de la paix depuis 1964, responsable de la principale force syndicale de la police nationale, Bernard Deleplace en a assez de cette mauvaise réputation. Pour faire connaître les policiers, leurs contradictions et leurs doutes, leurs difficultés et leurs idéaux, il a décidé de raconter sa vie, sa police, celle de la base, celle des gardiens de la paix. Sa "vie de flic", c'est d'abord une vie d'enfant pauvre dans le Nord des mines, une vie de travail dès le plus jeune âge, une vie d'ouvrier qui aboutit par hasard, sous l'uniforme, dans un commissariat. C'est ensuite celle d'un O.S. de la sécurité, confronté à la détresse et à la violence, à la misère et à la haine, serviteur de la justice affrontant l'injustice quotidienne, passant du car de police-secours au maintien de l'ordre sous le casque. C'est enfin une vie de syndicaliste, et il nous fait découvrir une tradition républicaine et démocratique méconnue, à laquelle sont attachés la majorité des policiers. Cette histoire d'une vie, fourmillant d'anecdotes, d'indiscrétions et de révélations, nous fait découvrir l'ordinaire des commissariats de police aussi bien que les secrets du ministère de l'Intérieur. C'est celle d'un homme qui défend sa seule richesse : son travail, ce métier de flic dont il est fier et qu'il se refuse à voir déshonorer. Car ce plaidoyer veut aussi prouver que police et droits de l'homme sont compatibles.
Nombre de pages
276
Date de parution
11/02/1987
Poids
325g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708826
Titre
Une Vie de Flic
Auteur
Deleplace Bernard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
325
Date de parution
19870211
Nombre de pages
276,00 €
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Un enfant pauvre, dans le Nord minier. Un ouvrier qui en vient par hasard à revêtir l'uniforme, dans un commissariat. Un O.S. de la sécurité, confronté à la détresse et à la violence. Un serviteur de la justice affrontant l'injustice quotidienne, passant du car de police-secours au maintien de l'ordre, sous le casque. Un syndicaliste enfin, fier de son métier de flic qu'il se refuse à voir déshonorer. Car sa vie tout entière prouve que police et droits de l'homme sont compatibles.
Cet ouvrage présente toute l'histoire de la pensée économique en 40 fiches. Il est l'outil indispensable à la réussite des examens en Histoire de la pensée économique. Chaque fiche expose : l'essentiel à savoir, les concepts de base, des citations. A la fin de l'ouvrage, 130 QCM pour réviser, et un mini dictionnaire de 100 économistes. L'ouvrage ne se substitue pas aux manuels existants mais vient les compléter pour la révision. L'ensemble de la matière et des connaissances à acquérir y sont présentées de façon simple et concise.
Autant la haine comme support de la violence sociale s'impose-t-elle comme une évidence dans l'espace de la réflexion sur les sociétés, autant son approche historique souffre-t-elle de cette évidence même tant il est aujourd'hui difficile d'aborder ce sujet hors de l'obligation morale de la condamnation des auteurs ou de la compassion pour les victimes. C'est pourtant dans cette voie, celle d'une réflexion historique sur la haine, c'est-à-dire celle de la prise en compte de la complexité des phénomènes de haine, haines dites ou manifestées dans l'intérieur de la Cité, dans des contextes institutionnels et socioculturels précisément situés et décrits, et en investiguant les différentes formes de discours qui l'expriment, que s'engage le présent ouvrage. Il invite donc, au-delà de la certitude première que la haine est destructrice du lien social, à s'interroger certes sur les conditions de surgissement de la haine, et celles de son contrôle, mais également sur la possibilité de comprendre l'expression positive de la haine. "Positive", on s'en doute, dans tous les cas, pour ceux qui fondent leur raison politique sur la haine et le rejet de l'Autre, mais positive encore lorsqu'elle est invoquée dans un tout autre esprit, "haine des méchants" ou "haine de la tyrannie", à l'appui cette fois d'un ordre social considéré comme juste. Le croisement du regard de l'historien, étendu de manière inhabituelle de l'Antiquité au XXIe siècle, avec ceux du musicologue ou du linguiste, dans une démarche pluridisciplinaire inaccoutumée, contribue ainsi à dégager les premiers éléments d'une réflexion historique sur la haine comme passion sociale. Biographie de l'auteur Marc Deleplace, maître de conférences en histoire contemporaine à l'IUFM Champagne-Ardenne et à l'Université de Reims Champagne-Ardenne Vice-président du jury du CAPES externe d'histoire et de géographie. Docteur en histoire de l'Université de Paris-I et lauréat du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (classe de cor). Auteur de L'Anarchie de Mably à Proudhon 1750-1850 Histoire d'une appropriation polémique, préface de Michel Voyelle, Lyon ENS-Editions, 2001.
Deleplace Marc ; Bouthier Daniel ; Villepreux Pier
Evoquer la figure de René Deleplace, c'est ouvrir à une réflexion d'actualité sur les STAPS et l'EPS, leur construction, leur devenir, les défis auxquels elles doivent répondre dans le monde universitaire, scolaire, et dans la société. C'est présenter un "classique" de la profession qui irrigue encore celle-ci, au-delà même des frontières du rugby. Réalisé par un panel de spécialistes reconnus, cet ouvrage constitue un apport incontournable pour la formation des étudiants en STAPS et des candidats au CAPE PS. II ouvre aux débats les plus actuels sur les SlAPS et l'EPS. Il offre donc une somme incomparable aux étudiants comme aux formateurs et aux chercheurs. Du Rugby de mouvement à la théorisation des STAPS, de la formation du joueur et de l'entraînement en club à un projet global pour l'EPS, du terrain au monde scolaire et au monde universitaire, tel est le trajet suivi par René Deleplace théoricien du rugby moderne disparu en 2010, ancien professeur à l'université René-Descartes, ancien entraîneur du PUC.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.