Reconstruire la France. L'aventure du béton assemblé, 1940-1955
Delemontey Yvan ; Reichlin Bruno
VILLETTE
35,00 €
Epuisé
EAN :9782915456882
C'est à un voyage à travers l'industrie naissante du bâtiment et l'architecture qui en résulte qu'est convié le lecteur. Il se voit proposer un inventaire raisonné d'une multitude d'inventions, mûries de chantier en chantier, concourant à la modernisation à marche forcée d'un secteur jugé arriéré à l'heure de réparer les dégâts de la guerre. L'urgence comme le défi que représente le relèvement du pays imposent la mise en oeuvre de procédés opérationnels inédits, le tout sous la férule de l'Etat. Dans ce contexte, l'essor fulgurant de la préfabrication ouvre la voie à des performances techniques et à des réalisations formelles inédites autour d'un matériau roi, le béton. Même si elle ne résume pas à elle seule la politique d'industrialisation du bâtiment, la préfabrication est le fruit d'une aventure technique sans précédent. Aventure marquée par une profusion de procédés nouveaux et par une ingéniosité étonnante de conception, qui témoigne de la richesse et de la vitalité de la culture constructive française d'alors. Dans cette effervescence où l'immense majorité des acteurs pensent procédés, fabrication et chantier, l'architecte, qui voit son rôle redéfini, l'ingénieur, l'entrepreneur, le technicien et l'ouvrier éprouvent une fascination sans bornes devant les processus de fabrication et de montage, le mouvement des grues, le va-et-vient des camions, le démontage et remontage des coffrages, le rythme des coulées. Cependant, au-delà de la griserie que suscite ce "ballet mécanique", une partie des architectes s'inquiète des excès possibles d'une rationalisation trop absolue.
Nombre de pages
398
Date de parution
05/03/2015
Poids
842g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782915456882
Titre
Reconstruire la France. L'aventure du béton assemblé, 1940-1955
Auteur
Delemontey Yvan ; Reichlin Bruno
Editeur
VILLETTE
Largeur
170
Poids
842
Date de parution
20150305
Nombre de pages
398,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le laboratoire des techniques et de la sauvegarde de l'architecture moderne (TSAM) de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) produit et développe la connaissance des techniques et de la sauvegarde de l'architecture moderne et contemporaine. Cette connaissance multidisciplinaire s'incarne désormais dans une publication annuelle, les Cahiers du TSAM. Ce premier numéro s'articule autour de l'oeuvre de Nervi, du stade olympique de la Pontaise à Lausanne (1954), de l'usine SICLI à Genève (1966) ou des ponts en béton armé de Robert Maillart.
Comme dans bien d'autres domaines, le XXe siècle incarne en architecture l'idée même d'innovation constructive. Celle-ci passe autant par le perfectionnement de techniques éprouvées que par l'introduction de technologies nouvelles, le plus souvent tributaires de la logique de la production industrielle qui finira par bouleverser le secteur de la construction tout entier. Comment restituer la variété et la complexité des systèmes constructifs du siècle dernier ? Par quels moyens sauvegarder les témoins de cette histoire architecturale et technique ? Sans prétention d'exhaustivité, cet ouvrage explore les spécificités de différents systèmes constructifs industrialisés et préfabriqués emblématiques du XXe siècle et analyse les problématiques relatives à leur conservation ou restructuration, transformation ou réutilisation. Souvent synonyme de production de masse et de patrimoine ordinaire, cette architecture récente met finalement au défi les conceptions et les pratiques établies de la restauration qui s'exercent sur elle.
Délaissé encore il y a peu, le thème de l'industrialisation du bâtiment au cours du XXe siècle connaît depuis quelques années un engouement nouveau de la part des architectes et des historiens de l'architecture. Réalisé dans le cadre du projet d'Encyclopédie critique pour la restauration et la réutilisation de l'architecture du XXe siècle, l'ouvrage explore les différentes facettes de cette aventure tant architecturale, technique que politique, à travers les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, architectes et historiens. II ne se limite pas à retracer cette histoire, mais prend aussi la mesure - à travers une série d'études de cas - des problématiques de sauvegarde que pose aujourd'hui l'architecture industrialisée et préfabriquée. En interrogeant les liens qui unissent patrimoine bâti récent et projet d'architecture contemporain, les auteurs montrent que l'intervention dans l'existant constitue le moment privilégié d'une refondation de la discipline architecturale.
Au cours du processus de mise en forme, il est décisif que le projeteur puisse faire apparaître de façon explicite la pertinence de ses choix (un dessein) pour mieux en assurer la maîtrise. C'est le rôle des catégories architecturales, dans lesquelles on range des principes, des caractères, des relations et des opérations de même genre et de même domaine. Le domaine ici traité est celui de la morphologie des ouvrages et des espaces bâtis décrits par un dessin, muni de ses codes de représentation. Ces caractères morphologiques s'exercent par rapport à deux pôles opposés : celui des quantités spatiales, en partie mesurables, et celui des qualités spatiales, peu mesurables ou non mesurables, que nous désignons par l'adjectif topologique. Les caractères de position-situation en relation avec des limites spatiales matérialisées entrent ici en jeu. Quant aux propriétés et relations euclidiennes, elles résultent de la confrontation entre les deux polarités de quantité et de qualité. La forme euclidienne du contour d'un tracé apparaît comme une clef de composition entre les caractères morphologiques de taille avec ceux de position-situation des ouvrages bâtis, associés aux espaces qui leur correspondent. L'espace de l'architecture se présente alors comme un ensemble de lieux habités, délimités, où l'on peut se situer. Les catégories de la mise en forme suscitent trois questions fondamentales que le concepteur se pose dans tout processus de projet pour définir : — La forme du contour des espaces et des ouvrages bâtis, examinés en fonction de leurs caractères de régularité (propriétés et relations euclidiennes réglées par l'opérateur de groupe expérimental des déplacements dans la description de l'espace du projet). Le concept de régularité incorpore celui d'irrégularité, qui permet de faire apparaître par opposition, afin d'en évaluer le sens. — Les positions relatives de ces ouvrages et espaces, leur distribution et leur accessibilité ainsi que les relations entre aires et régions distinctes, notamment intérieures et extérieures, perçues en rapport à des limites identifiables (propriétés et relations topologiques, sous-jacentes à celles que l'on vient de mentionner). — Les dimensions de ces ouvrages et espaces dans un système d'évaluation des quantités quel qu'il soit (propriétés et relations de taille, de mesure et de proportion). Les catégories de la mise en forme du projet dessiné expriment les conditions d'existence de la conception et de la production architecturale ; elles s'inscrivent dans un mode de pensée et de faire hérité d'une histoire.
Au tournant des années 1990, la ville de Lille fut le théâtre d'une des opérations d'urbanisme les plus commentées et les plus controversées de la fin du xxe siècle, non seulement à l'échelle locale, mais aussi nationale et internationale. Baptisée Euralille, celle-ci portait sur un secteur de 70 hectares autour de la nouvelle gare Tgv qui allait bientôt mettre la capitale des Flandres à une heure des grandes métropoles européennes : Paris, Londres ou Bruxelles. Avec une trentaine d'années de recul, Valéry Didelon revient sur Euralille, devenu le troisième quartier d'affaires en France, en s'intéressant non pas tant à ses formes urbaines ou à son style architectural qu'au processus qui l'a généré et qui reflète le tournant néolibéral de l'aménagement des villes : mélange de déclin de l'Etat-providence, de montée en puissance des opérateurs privés et de crise du statut de l'architecte-urbaniste. L'ouvrage est ainsi organisé autour des trois personnages principaux de cette histoire, acteurs majeurs et pionniers de leurs domaines respectifs : Rem Koolhaas, architecte néerlandais de réputation mondiale qui deviendra l'une des plus grandes stars de l'architecture, Pierre Mauroy, maire socialiste de la ville et homme politique d'envergure nationale mais surtout Jean-Paul Baïetto, véritable manager de ce projet, créateur de la société d'économie mixte qui le finança, et inventeur en France, à cette occasion, de la figure mi-publique mi-privée de l'" aménageur ", aujourd'hui centrale dans les opérations urbanistiques. Armé d'une bibliographie et d'un index, le livre est complété par un entretien inédit avec Rem Koolhaas, réalisé par l'auteur.
En vue de bâtir, concrètement et immédiatement, une société modèle, ou du moins commencer à le faire, Jean-Baptiste André Godin, l'inventeur du célèbre poêle en fonte, associe de manière inédite le travail, le capital et le talent. Influencée par Charles Fourier, la solution sociale qu'il met en pratique se veut non seulement une tentative personnelle mais aussi un exemple à suivre et à améliorer. Sa critique du capitalisme industriel en plein essor est principalement morale. Elle ne peut aboutir que dans la construction d'une société autre, plus harmonieuse. Parce qu'il y a là une tentative de vivre et de travailler autrement, parce qu'il y a là une utopie, l'oeuvre de Godin interpelle et impose, plus que jamais, de l'étudier. Une série d'articles, de récits et de témoignages complète ce volume en rendant compte des jugements émis par des chroniqueurs, des réformateurs sociaux ou des écrivains parmi lesquels figure Émile Zola, au regard de l'expérience novatrice et audacieuse de Godin.
Maumi Catherine ; Desvigne Michel ; Allain Jean-Fr
Connu principalement pour sa conception du Central Park à New York, Frederick Law Olmsted est un architecte du paysage, homme engagé et penseur du progrès à l'époque où l'industrialisation transforme profondément la structure des villes et le rapport de l'homme à la nature. Mais l'oeuvre paysagère d'Olmsted ne se limite pas à New York : elle a marqué le paysage américain. Connu principalement pour sa conception du Central Park à New York, Frederick Law Olmsted est un architecte du paysage, homme engagé et penseur du progrès à l'époque où l'industrialisation transforme profondément la structure des villes et le rapport de l'homme à la nature. Mais l'oeuvre paysagère d'Olmsted ne se limite pas à New York : elle a marqué le paysage américain. Grand observateur, civilisateur préoccupé par les questions sociales, Olmsted consacre son existence à défendre l'idée une vie meilleure et plus juste notamment pour les plus démunis. La nature y joue un rôle important. La question du parc est avant tout pour lui une question sociale : le parc est conçu pour " civiliser " la population des villes, la rendre plus apaisée en lui donnant un meilleur cadre de vie.