Jean-Paul Deléage, un combat pour la biosphère. Morceaux choisis et hommages
Deléage Estelle ; Lefèvre Mathias
BORD DE L EAU
24,00 €
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EAN :9782385191290
Jean-Paul Deléage (1941-2023), physicien de formation, pionnier de l'histoire de l'énergie et de l'écologie, a construit toute sa réflexion théorique et politique en faisant le lien entre l'exploitation, le capitalisme et les problèmes touchant à l'écologie dans sa globalité. En s'appuyant sur certains de ses écrits et sur des textes inédits d'amis et de compagnons de route, l'ouvrage retrace le parcours de cet intellectuel engagé pour la biosphère, à partir d'une lutte permanente pour peser sur les orientations en matière de développement et sur les choix politiques. Son parcours intellectuel a aussi été un combat au sein de l'institution pour transmettre aux générations présentes et futures ce souci de la responsabilité dans l'espoir de juguler la catastrophe écologique. Former et alerter pour créer cette capacité d'indiscipline, cette force qui permet de réfléchir en dehors des chemins tout tracés de la pensée académique, voilà ce qui a structuré le projet du passeur que fut Jean-Paul Deléage. Son activité politique s'est toujours associée au travail d'enseignant-chercheur pour apprendre à être libre à l'égard des cloisonnements disciplinaires afin de théoriser l'écologie comme science de la rencontre entre l'homme et la nature.
Nombre de pages
312
Date de parution
06/06/2025
Poids
300g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782385191290
Titre
Jean-Paul Deléage : un combat pour la biosphère. Morceaux choisis & hommages
Auteur
Deléage Estelle ; Lefèvre Mathias
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Poids
300
Date de parution
20250606
Nombre de pages
312,00 €
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Résumé : Comment et pourquoi en France au début du XXIe siècle, l'agriculture d'entreprise coexiste-t-elle avec une agriculture durable ? L'agriculture est au coeur des enjeux des sociétés de ce siècle et en particulier de celles de la vieille Europe qui, depuis la première révolution industrielle, ont profondément transformé le rapport nourricier qu'elles entretenaient avec la nature. En France, les évolutions de l'agriculture ont connu un tournant significatif après la Seconde Guerre mondiale en faisant du paysan un agriculteur moderne intégré à la société globale. Dans ce mouvement de fond, l'agriculture constitue un objet complexe tiraillé entre un foisonnement d'initiatives porteuses de nouvelles formes de ruralités et la poursuite globale d'un projet industrialiste alimentant la disparition des exploitations agricoles. De façon pédagogique et originale, en décloisonnant les savoirs disciplinaires, Estelle Deléage présente et analyse les principales transformations de l'agriculture française ainsi que les débats soulevés par ces évolutions (nouveaux modes de consommation alimentaire, controverses autour du développement des biotechnologies, etc.). Elle montre que certains agriculteurs continuent à inventer des formes productives singulières qui sont autant de résistances à l'extension continue de l'agriculture industrielle. Avec eux, aujourd'hui, l'agriculture peut devenir culture au sens de colere, cultiver, prendre soin ou préserver. Cet ouvrage s'adresse plus particulièrement aux enseignants-chercheurs et aux étudiants qui s'intéressent à l'agriculture (lycées agricoles, écoles d'ingénieur, universités).
Paysans? Agriculteurs? Chefs d'entreprise? C'est en arpentant les campagnes européennes à la rencontre de ces nouveaux paysans qui construisent un autre rapport au temps, à l'espace et aux autres que l'agronome et sociologue Estelle Deléage s'interroge, depuis plus de dix ans, sur le devenir de l'agriculture. Considérés de manière dominante comme une classe objet, selon l'expression de Pierre Bourdieu, les paysans ont en effet constitué et constituent encore aujourd'hui, un peu partout sur la planète, un réservoir de main d'oeuvre pour l'industrie en pleine expansion. C'est donc bien la poursuite du projet d'artificialisation de la nature qui se joue ici avec comme élément central à la réalisation de ce projet, la dépaysannisation de la planète (relégation, pauvreté, suicides des paysans, etc).
Les sociétés industrielles sont des (im)mondes technologiques. Les technologies y sont omniprésentes dans toutes les dimensions de l'existence et cette dépendance aux artefacts ne cesse de s'accentuer avec l'expansion des nouvelles technologies, servant la pseudo-transition énergétique et numérique. La neutralité de cette accélération technologique, comme de sa capacité à surmonter les nuisances industrielles, est un leurre. Ne pas y succomber suppose au contraire de s'interroger sur ses conséquences environnementales et humaines, culturelles et politiques, et, plus généralement, sur la place qu'occupent les techniques dans les rapports villes-campagnes, en fonction du sens donné a la liberté, à la "vie bonne" et à la démocratie. La critique du progrès technologique porté par l'imaginaire de la maîtrise a donc pour corollaire le soutien aux projets cherchant développer des techniques dont la finalité serait le progrès de l'autonomie d'humanités réaffirmant leur appartenance à la Terre.
Les élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.