La fabrique de l'extravagance. Porcelaines de Meissen et de Chantilly
Deldicque Mathieu
HAYOT
39,00 €
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EAN :9791096561254
La porcelaine fut l'or blanc du XVIIIe siècle, recherché avec avidité par les princes éclairés. Deux d'entre eux, Auguste le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne, et Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé, premier ministre du roi Louis XV, mirent leur fortune au service de leur passion et fondèrent deux prestigieuses manufactures, à Meissen et à Chantilly. Pour la première fois, une grande exposition et son catalogue se proposent d'éclairer le dialogue entre ces productions qui ont marqué les arts décoratifs du Siècle des Lumières. Les fondations des manufactures de porcelaine de Meissen et de Chantilly reposent sur les collections princières dans lesquelles elles purent régulièrement puiser des modèles. Auguste le Fort et Louis-Henri de Bourbon-Condé partagèrent en effet un enthousiasme pour la porcelaine asiatique. Les manufactures qu'ils fondèrent imitèrent la production de style japonais kakiemon, avec une grande précision, tout en s'adaptant souvent aux formes et usages occidentaux. Le XVIIIe siècle était de fait celui de l'attrait de l'exotisme. La statuaire, autant à Chantilly qu'à Meissen, en témoigne ? : les amusants magots chinois répondent aux petites statues animalières de Chantilly où le singe est roi, faisant écho aux décors peints des "? singeries ? " du château de Chantilly. A Dresde, Auguste le Fort rêva de pousser jusqu'au bout les limites techniques de la porcelaine en créant une fragile ménagerie, impressionnante par ses dimensions et sa technique. Cette histoire est également celle des rivalités et échanges commerciaux, tout comme celle du goût. Le rôle central des marchands-merciers parisiens, important des pièces de Saxe, les dotant de montures orfévrées et les mélangeant à des porcelaines françaises, sera largement étudié. Ce catalogue, réunissant des spécialistes français et allemands, permettra de faire état des dernières recherches sur des chefs-d'oeuvre souvent extravagants, témoins de savoir-faire remarquables, conservés en mains publiques et privées.
Nombre de pages
264
Date de parution
10/09/2020
Poids
1 306g
Largeur
212mm
Plus d'informations
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EAN
9791096561254
Titre
La fabrique de l'extravagance. Porcelaines de Meissen et de Chantilly
Auteur
Deldicque Mathieu
Editeur
HAYOT
Largeur
212
Poids
1306
Date de parution
20200910
Nombre de pages
264,00 €
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S'il est un artiste qui, par son nom même, domine toute l'histoire de l'art et continue de déchaîner passions et polémiques, c'est sans conteste Léonard de Vinci (1452-1519). La célébration du 500e anniversaire de sa mort constitue l'occasion d'écrire une synthèse subjective sur la vie, l'oeuvre et la fortune d'un homme qui continue, malgré tout, de demeurer insaisissable. Peinture, dessin, architecture, musique, ingénierie, anatomie, cartographie, poliorcétique, hydraulique, physique... Toutes les disciplines savantes ont semblé intéresser cet insatiable curieux, à la polyvalence admirable, archétype même de l'homme de la Renaissance. Après avoir brossé un panorama de la carrière d'un homme qui a irradié de ses apports bien des foyers artistiques, Mathieu Deldicque se penche sur les recherches que le peintre de La Joconde a menées dans bien des domaines de l'art et de la connaissance.
Amiral de France à partir de 1487, Louis Malet de Graville (vers 1440-1516), est un oublié de l’histoire. Ce riche seigneur à la longue carrière politique est pourtant l’un des piliers des cours de Louis XI, de Charles VIII et de Louis XII. Mieux, c’est l’un des commanditaires laïcs les plus actifs de cette longue fin du Moyen Âge pendant laquelle le renouveau de la Renaissance est en germe. En explorant toute l’étendue de la commande artistique de l’amiral de Graville, celle, ordinaire, attendue pour un seigneur aussi important, mais celle aussi, plus intime, qui révèle ses originalités, cette étude met à l’honneur une personnalité unique et attachante. Elle apporte un nouvel éclairage sur les modalités et les enjeux de la commande nobiliaire autour de 1500. Manuscrits superbement enluminés, fiers châteaux gardiens de l’identité familiale, églises rurales insoupçonnées de style flamboyant, mais aussi vitraux, sculptures, tapisseries, portraits peints ou dessinés, c’est, par le prisme l’amiral de Graville, tout un pan de l’histoire de l’art qui ressurgit.
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