Le dispositif télévision. Aux sources de la création télévisuelle
Delavaud Gilles
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343241364
Les décennies 1935-1955 correspondent à ce que l'on a appelé le moment expérimental de la télévision. Au cours de ces années, le média émergent s'affirme progressivement face à la radio et au cinéma, et acquiert une légitimité institutionnelle. Dans le même temps, les premiers professionnels cherchent à étayer l'hypothèse d'une spécificité de son langage. C'est en grande partie à cette période que sont consacrés les textes réunis dans ce volume. Dans quel contexte le discours sur la spécificité télévisuelle s'est-il élaboré ? Quelle a été la contribution respective des professionnels concernés ? En un mot, qu'est-ce que la télévision représentait pour ceux qui l'inventaient ...
Nombre de pages
242
Date de parution
15/11/2021
Poids
370g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343241364
Titre
Le dispositif télévision. Aux sources de la création télévisuelle
Auteur
Delavaud Gilles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
370
Date de parution
20211115
Nombre de pages
242,00 €
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Hitchcock est le cinéaste le plus étudié, pourtant tout un pan de son oeuvre reste largement ignoré : son oeuvre télévisuelle, entendue ici comme l'ensemble de sa production pour la télévision (principalement les séries Alfred Hitchcock Presents et The Alfred Hitchcock Hour), soit quelques 370 épisodes que, de 1955 à 1965, le cinéaste a produits, présentés et exceptionnellement réalisés. Deux hypothèses ont guidé cette approche : l'ensemble des épisodes des deux séries forment un tout ; dans chaque épisode, le film et les interventions du présentateur qui encadrent le film forment également un tout. L'ouvrage examine d'abord l'état des relations entre cinéma et télévision en 1955, au moment où s'opère le rapprochement longtemps différé des deux industries, et s'attache ensuite à décrire la figure complexe de Hitchcock présentateur. Puis, articulant analyse formelle et approche thématique, il montre comment, pendant une décennie, le cinéaste a poursuivi sur un autre registre et avec d'autres moyens son exploration critique de la culture américaine. Le titre indique la perspective adoptée. Il s'agit, d'une part, de cerner le regard que porte Hitchcock sur la télévision : sur la télévision américaine qui lui est contemporaine, mais aussi sur le média lui-même considéré à la fois comme institution et comme dispositif ; et, d'autre part, de comprendre comment, à travers cette production intensive, Hitchcock a fait oeuvre de télévision : une oeuvre inventive et sans équivalent, traversée par la conscience aigüe des potentialités du média, de ses ressources esthétiques comme de sa capacité à réfléchir la réalité de l'époque.
La visée générale de cet ouvrage est d éclairer les logiques et les modalités de la circulation des contenus culturels et médiatiques. Les études ici rassemblées proposent une confrontation de points de vue portant sur une très grande diversité d objets: sur les médias et industries culturelles historiques en mutation (photographie, téléphonie, cinéma, presse, radio, télévision), mais aussi sur les médias émergents (Internet, écrans mobiles, cinéma interactif) et le renouvellement des pratiques de consommation et de création (musicale, audiovisuelle) qui leur sont liées.
Tourné dans les paysages désolés d'un pays africain non identifié, « Profession : reporter » suit les pas d'un journaliste, David Locke (interprété par Jack Nicholson), prêt à endosser l'identité d'un mort pour fuir son destin et préserver sa liberté. Classique du cinéma des années 1970, ce film représente, selon Gilles Delavaud, une rupture radicale dans l'oeuvre d'Antonioni. Les ouvrages consacrés à l'oeuvre d'Antonioni mettent le plus souvent l'accent sur les éléments de continuité (thématiques, stylistiques) entre « Profession : reporter » et les films précédents du réalisateur. Adoptant une méthodologie originale qui s'attache à décrire au plus près le mouvement des images, Gilles Delavaud met au jour des éléments jusqu'alors inaperçus et dégage les ressorts d'une logique et d'une esthétique propres à ce film. Devant cette oeuvre, nous prenons en effet progressivement conscience que notre regard de spectateur est un regard second, que ce que nous voyons est non seulement filmé mais regardé. La fiction alors se dédouble : au récit de l'aventure du protagoniste se superpose la présence sensible d'une caméra-témoin. Ainsi, le film incite constamment le spectateur à déplacer son attention de l'action des personnages à l'activité de la caméra. Tel est donc le projet implicite du cinéaste : l'invention d'un regard qui invite à percevoir et à interpréter le travail de la caméra au sein même de la fiction. Antonioni déclarait ainsi : « Dès qu'ils sont achevés, je cherche à oublier les films. Seul un petit nombre demeure en moi. "Profession : reporter" par exemple, pendant lequel j'ai fait des découvertes techniques et stylistiques très personnelles que j'aurais voulu développer immédiatement après dans un autre film. »