Méfiance cordiale - Les relations franco-espagnoles de la fin du XIXe siècle à la Première Guerre mo
Delaunay Jean-Marc
L'HARMATTAN
54,00 €
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EAN :9782296544840
Cet ouvrage en trois volumes est la version mise à jour d'une thèse d'etat ès lettres (Histoire) soutenue le 29 janvier 2000 dans l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne. Dirigée par les professeurs Jean-Baptiste Duroselle et Jean-Claude Allain, dans le cadre de l'Université Paris-1 Panthéon Sorbonne, cette étude est un panorama des relations franco-espagnoles à la veille de la Première Guerre mondiale. Elle embrasse histoire comparative, diplomatique, militaire, coloniale, stratégique, économique, migratoire, culturelle afin de montrer combien les relations entre ces deux vieilles nations européennes, assoupies après la bourrasque napoléonienne, se sont réveillées à la suite des défaites et des retraits des années 1898-1899 (Santiago de Cuba, Cavite mais aussi Fachoda). Le règlement des contentieux coloniaux (Sahara occidental, Guinée équatoriale), prélude à un partage effectif du Maroc sur fond de tensions internationales (1905, 1911), inaugure un demi-siècle de voisinage eurafricain inédit entre la France et l'Espagne. C'est le moment de la célébration du centenaire de l'invasion napoléonienne, marqueur mental d'une méfiance multiséculaire. C'est aussi le temps de l'arrivée massive de migrants économiques et culturels espagnols en France métropolitaine et nord-africaine, du terrassier et de l'alfatier au marchand d'oublies et de fruits, du peintre désargenté (Picasso) au voyageur aisé, curieux de découvrir Paris. C'est le temps des exils croisés sur fond de terrorisme anarchiste international et d'anticléricalisme officiel. C'est encore l'époque de la reprise des investissements français en Espagne, à la sortie de la Grande dépression du dernier quart du XIXE siècle. Le royaume ibérique, isolé géographiquement par les deux républiques française (1870) et portugaise (1910), se relance en Afrique au détriment de son avenir européen. Une possible alliance est alors évoquée qui complèterait, pour la France menacée, l'alliance russe, l'entente cordiale britannique et le rapprochement italien. L'Espagne est bien le quatrième horizon proche d'une nation française en perpétuel questionnement de puissance et d'influence. Voisins toujours...
Nombre de pages
928
Date de parution
16/05/2011
Poids
1 225g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296544840
Titre
Méfiance cordiale - Les relations franco-espagnoles de la fin du XIXe siècle à la Première Guerre mo
Auteur
Delaunay Jean-Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
1225
Date de parution
20110516
Nombre de pages
928,00 €
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Une anthologie de l'?uvre scientifique du professeur Jean-Claude Allain, focalisée sur la biographie (autour de Joseph Caillaux), l'impérialisme des puissances occidentales (autour du Maroc), la réflexion théorique (autour de la guerre et de la moyenne puissance), la diplomatie et ses moyens, avec sa participation à l'ouvrage collectif, Histoire de la diplomatie française (Perrin, 2005).
Cette étude embrasse histoire comparative, diplomatique, militaire, coloniale, stratégique, économique, migratoire, culturelle, afin de montrer combien les relations entre ces deux vieilles nations européennes, assoupies après la bourrasque napoléonienne, se sont réveillées à la suite des défaites et des retraits des années 1898-1899.
Cet ouvrage en trois volumes est la version mise à jour d'une thèse d'Etat ès lettres (Histoire) soutenue le 29 janvier 2000 dans l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne. Dirigée par les professeurs Jean-Baptiste Duroselle et Jean-Claude Allain, dans le cadre de l'Université Paris-1 Panthéon Sorbonne, cette étude est un panorama des relations franco-espagnoles à la veille de la Première Guerre mondiale. Elle embrasse histoire comparative, diplomatique, militaire, coloniale, stratégique, économique, migratoire, culturelle afin de montrer combien les relations entre ces deux vieilles nations européennes, assoupies après la bourrasque napoléonienne, se sont réveillées à la suite des défaites et des retraits des années 1898-1899 (Santiago de Cuba, Cavite mais aussi Fachoda). Le règlement des contentieux coloniaux (Sahara occidental, Guinée équatoriale), prélude à un partage effectif du Maroc sur fond de tensions internationales (1905, 1911), inaugure un demi-siècle de voisinage eurafricain inédit entre la France et l'Espagne. C'est le moment de la célébration du centenaire de l'invasion napoléonienne, marqueur mental d'une méfiance multiséculaire. C'est aussi le temps de l'arrivée massive de migrants économiques et culturels espagnols en France métropolitaine et nord-africaine, du terrassier et de l'alfatier au marchand d'oublies et de fruits, du peintre désargenté (Picasso) au voyageur aisé, curieux de découvrir Paris. C'est le temps des exils croisés sur fond de terrorisme anarchiste international et d'anticléricalisme officiel. C'est encore l'époque de la reprise des investissements français en Espagne, à la sortie de la Grande dépression du dernier quart du XIXe siècle. Le royaume ibérique, isolé géographiquement par les deux républiques française (1870) et portugaise (1910), se relance en Afrique au détriment de son avenir européen. Une possible alliance est alors évoquée qui complèterait, pour la France menacée, l'alliance russe, l'entente cordiale britannique et le rapprochement italien. L'Espagne est bien le quatrième horizon proche d'une nation française en perpétuel questionnement de puissance et d'influence. Voisins toujours...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.