Entre Seine et Vltava. Une amitié épistolaire (1993-2011)
Delaflotte Mehdevi Anne ; Hornakova-Civade Lenka
NON LIEU
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EAN :9782352701910
Pendant dix-huit ans, s'écrivant chacune du pays de l'autre, la Tchécoslovaquie et la France, Lenka Hornakova Civade et Anne Delaflotte Mehdevi ont tissé leur amitié. On lira ici leurs lettres qui interrogent, racontent et exposent depuis la chute du rideau de fer jusqu'à la mort de Havel à Prague. Chacune découvre la société de l'autre, sa culture "exotique", parfois perturbante, s'imprégnant de l'idée d'une Europe encore en devenir - le traité de Maastricht vient d'être voté. "L'Europe, remarque Lenka, c'est un peu comme la grammaire et ses exceptions." Cette correspondance croisée forme le récit alerte de l'amitié entre deux jeunes femmes se confiant leurs fous rires, leurs maternités, leurs rencontres, belles ou inquiétantes. Leur histoire débute quand Anne débarque à Prague en 1993 : "J'y suis enfin ! Ma vie pragoise commence." En écho, de France, Lenka répond : "Paris, ah, Paris ! Comment ça sonne !"
Nombre de pages
238
Date de parution
11/10/2014
Poids
370g
Plus d'informations
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EAN
9782352701910
Titre
Entre Seine et Vltava. Une amitié épistolaire (1993-2011)
Auteur
Delaflotte Mehdevi Anne ; Hornakova-Civade Lenka
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
370
Date de parution
20141011
Nombre de pages
238,00 €
Disponibilité
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Un beau roman au style fluide et intimiste qui se déroule dans le monde de la reliure. Une histoire qui se lit au rythme un peu lent d'un village du Périgord et de l'atelier d'un artisan. On se laisse envelopper par la magie de l'ouvrage et happer par son intrigue... Une très belle découverte !!!
Les doigts habiles d'une relieuse viennent de se poser sur un vrai trésor, un exemplaire du premier folio de Shakespeare, découvert par une cons?ur acariâtre. Voilà un travail de restauration inédit pour Mathilde, la relieuse du gué (Babel n° 1185), qui va vivre un duel ardent et tragique...
Madeleine s'enfuit de l'école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d'angoisse, crie son nom le long de la rivière. L'enfant est saine et sauve, mais Clothilde y perd la voix. Sa voix du quotidien, sa voix de mère, de fille, d'amie et d'amante lui fait désormais défaut. Clothilde consulte, se refuse aux traitements, se heurte à l'incompréhension de tous. Et, contre toute attente, prend des cours de chant. La voix chantée de Clothilde est belle, sublime même. Passionnée de musique depuis l'enfance, comment pourrait-elle se détourner de ce talent qui affleure ? Un portrait de femme d'une tonalité bouleversante.
Un matin, un homme, mystérieux et massif, frappe à la porte de l'atelier du gué. Il vient confier pour rénovation un livre ancien, une curiosité, relié à l'allemande. Dans une ruelle de Dordogne qui fleure bon les mots de Cyrano, la jeune relieuse tombe sous le charme du livre. Et du messager qui lui a porté.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".