La douleur du malade. Clinique, psychanalyse et médecine
Del Volgo Marie-José
ERES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782749201887
Les progrès de la médecine technoscientifique font courir le risque de réduire le malade à n'être plus que le support des maladies. La douleur du malade comme sa souffrance sont le plus souvent ramenées à un dysfonctionnement cérébral, voire neuronal ou moléculaire. À l'époque de la télémédecine, le colloque singulier médecin malade serait condamné à disparaître au profit des innovations technologiques. La clinique traditionnelle, cette médecine au chevet du malade, se trouve alors réduite à une peau de chagrin, celle des bons sentiments et d'un humanisme coincé entre l'économiquement " acceptable " et le scientifiquement " correct ". Pour sortir de cette impasse et dès lors que la médecine prétend au qualificatif d'humaine, la psychanalyse constitue son avenir et sa chance de survie en tant que telle. A partir de sa pratique de médecin en exploration fonctionnelle respiratoire et d'un travail psychanalytique en psychiatrie, l'auteur montre que la clinique ne vise pas à dire l'exact de ce qui cause la maladie mais le vrai de la " maladie du malade " (Canguilhem). La mise en ?uvre de la méthode freudienne permet de révéler dans la rencontre les déterminations inconscientes de toute demande, sa vérité subjective, et éviter, ce faisant, les surenchères des actes médicaux. L'avenir technoscientifique de la médecine est riche de promesses. L'évidence du fait ne mérite pas qu'on le néglige. Mais des promesses sans le souci de la dimension humaine des actes médicaux ne sont que vaines, porteuses d'illusions et grosses de souffrances. Dans la suite de L'instant de dire (1997), le pari de La douleur du malade est de rappeler à tous les soignants leur devoir éthique : il convient de traiter le malade aussi bien que la maladie.
Nombre de pages
182
Date de parution
24/05/2003
Poids
501g
Plus d'informations
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EAN
9782749201887
Titre
La douleur du malade. Clinique, psychanalyse et médecine
Auteur
Del Volgo Marie-José
Editeur
ERES
Largeur
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Poids
501
Date de parution
20030524
Nombre de pages
182,00 €
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Cet essai est le récit d'expériences vécues en tant que médecin hospitalier, enseignant-chercheur à l'université en médecine et en psychologie, femme, mère et citoyenne. A partir de ces expériences, l'autrice montre que le soin est de plus en plus invisible au sein de nos institutions de santé et de protection sociale, qu'il est méprisé et menacé de disparaître. Le soin est pourtant ce souci de la vulnérabilité de notre espèce d'où naissent la culture, l'éducation, la technique et la médecine. La contradiction entre les finalités de nos métiers et la nouvelle organisation technico-financière des pratiques professionnelles engage à reconnaître la dimension politique de nos métiers. Cet essai montre dans le grain le plus ténu de nos pratiques de soin, en médecine comme dans les situations ordinaires de l'existence, l'urgence à réhabiliter le soin, et ce faisant la démocratie comme l'humanisation de l'homme.
Depuis Le corps et le signe dans l'acte de parole jusqu'à La Preuve par la parole, en passant par La Santé totalitaire, Exilés de l'intime et Logique des passions et jusqu'à l'Appel des appels, ces écrits de Roland Gori ont trouvé une mise en dialogue avec de nombreux collègues et amis. Ses travaux ont aussi donné lieu à plus d'une trentaine de thèses de doctorat. Ce numéro de Cliniques méditerranéennes rassemble des témoignages et des articles de ses amis et élèves qui ont bien voulu manifester les traces et les effets de leurs rencontres avec l'homme et l'oeuvre alliant passion et amitié.
Le corps ne cesse de se décliner différemment selon les époques, selon les lieux et les cultures, selon les théories... C'est dire sa fécondité. Il ne se laisse jamais réduire à un quelconque champ d'étude. Et la psychanalyse n'est pas en reste dans les manières de penser le corps, de l'aborder, de l'apprivoiser, de le mettre en récit, de le théoriser ou tout simplement de l'entendre. Alors que tout un chacun a sa représentation du corps a priori évidente, les parties du corps s'apprennent en même temps que les premiers mots, le corps ne cesse de révéler sa complexité lorsque nous voulons en parler et écrire à son sujet. La diversité des textes de ce numéro en démontre toutes les déclinaisons possibles sans épuiser la richesse des questions qu'il pose.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.
Résumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.