Les Douces Choses sont une partition à deux voix, où s'entremêlent avec grâce deux parcours de vie, où la magie de l'enfance perdue, l'attachement aux maisons de famille, le poids quelquefois insurmontable de la solitude, se répondent de façon troublante. Nous découvrons deux femmes qui finissent par se retrouver sur ce qui fait l'essentiel d'une vie : la fidélité à soi-même. La narratrice pose ses bagages dans une nouvelle maison. C'est le début de quelque chose et l'occasion de faire le point sur la vie écoulée qui l'a menée là. L'endroit n'a pas été choisi par hasard : le salon bleu fut le signe de l'évidence. Il faisait écho à un autre salon bleu, plus connu celui-là, celui de Verrières où Louise de Vilmorin vécut les dernières années de sa vie. Ce serait cette maison et pas une autre. Louise, cette amie de littérature et de détresse, disparue quelques jours après la naissance de la narratrice, mais qui deviendra pourtant un repère, une présence tutélaire et protectrice ; Louise et sa vie fantasque, romanesque à souhait mais solitaire aussi, sera le fil rêvé de ce beau récit littéraire. Les Douces Choses sont une partition à deux voix, où s'entremêlent avec grâce deux parcours de vie, où la magie de l'enfance perdue, l'attachement aux maisons de famille, le poids quelquefois insurmontable de la solitude, se répondent de façon troublante. Je suis tombée sous le charme de sa bonne éducation, de son élégance désuète, de sa singularité et de ses facéties, qui masquaient tant de doute et d'insécurité. Et je me suis attachée à elle, comme à une compagne de mélancolie, comme à une soeur de douleur. Tout est dit, sur cette affinité élective qui éclaire d'une lumière particulière ce récit où l'on croise une famille aux origines hollandaises, un moulin perdu dans un village de la Brie, la maison de Verrières, une perse bleue de chez Le Manach, des trèfles à quatre feuilles, mais aussi André Malraux, Roger Nimier, une petite fille en ciré bleu marine, et même Orson Welles. Alice Dekker dessine à l'estompe, avec une élégance toujours tenue, un double portrait. Et nous découvrons deux femmes qui, loin, même très loin l'une de l'autre, finissent par se retrouver sur ce qui fait l'essentiel d'une vie : la fidélité à soi-même.
Nombre de pages
160
Date de parution
07/04/2022
Poids
216g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782363082947
Titre
Les douces choses
Auteur
Dekker Alice
Editeur
ARLEA
Largeur
132
Poids
216
Date de parution
20220407
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
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Au soir de sa vie, alors qu'il prépare l'une de ses dernières expositions au Salon, Jean Siméon Chardin,peintre du silence et de la pudeur, consent à se dévoiler.Dans une confession à son fils, le peintre de La Raie et de L'Enfant au toton, qui n'eut pas son pareilpour révéler la beauté présente dans les choses les plus humbles, revient sur les oeuvres qui lui ontvalu sa renommée.De toile en toile, le maître de la nature morte, pour qui le réel était une vérité suffisante, retrace sacarrière, donnant aussi à voir les doutes de l'artiste et les faiblesses de l'homme.Reconnu aujourd'hui comme un avant-gardiste, Chardin fut considéré par certains de sescontemporains comme un peintre marginal, voire mineur.C'est également à une promenade dans le monde artistique du XVIIIe siècle qu'Alice Dekker nousinvite, dans ce deuxième texte publié chez Arléa après Les Glorieuses Résurrections, son premierroman paru en 2008.
C'est leur destin hors du commun du Néerlandais Frits Lugt, indissociable de sa femme Jacoba, que raconte le roman. Études préparatoires et croquis de voyage, scènes de genre et portraits, pastorales et natures mortes, ils avaient été la souffrance et la joie de leurs créateurs, et passant de main en main, supportant quantité d'aventures, traversé les siècles et se laissaient encore admirer. Ce que je faisais, des heures entières, et tout mon saoul. Pour me sauver de moi. Au 121, rue de Lille à Paris, la Fondation Custodia veille, depuis 1956, sur des dizaines de milliers d'?uvres d'art, parmi lesquelles d'innombrables dessins et gravures des maîtres hollandais et flamands du XVIIe siècle. Cette collection exceptionnelle est le fruit d'une vie d'érudition, de passion et d'exigence, celle du Néerlandais Frits Lugt, indissociable de sa femme Jacoba. C'est leur destin hors du commun, pleinement habité par le beau et le rare, que raconte le roman La Collection, depuis leur rencontre en 1910 à leur séparation dans la mort aux marches des années 1970. Des Pays-Bas à la France, en passant par la Suisse et les États-Unis où le second conflit mondial les contraint de trouver refuge tandis que la collection est spoliée par les Nazis, Alice Dekker nous entraîne dans l'univers artistique et familial du couple. Elle fait d'un de leurs cinq enfants son narrateur, qui regarde vivre les siens, en partage avec délicatesse l'intimité. Ce fils commente aussi la résolution de leurs parents quand ils les sacrifient à la pérennité de la collection et à la cause de l'art, d'autant qu'il est le seul de sa fratrie à y être tout autant sensible. En le portant plus haut, l'art lui fait accepter qu'il est un garçon différent, presque oublier qu'il ne guérira jamais de ses infirmités.
Daniel Clark, psychologue comportemental au FBI, est chargé de l'enquête sur un mystérieux tueur en série, Eve, qui, à chaque nouveau cycle lunaire, tuerait ses victimes en leur inoculant une souche encore inconnue de méningite. En profiler acharné, Daniel est entré dans la tête du tueur. Pourtant, ce qu'il ignore c'est qu'Eve en sait bien plus sur lui, qu'il sera sa prochaine victime, son premier Adam. Avec l'aide du docteur Lori Ames, il va tenter de stopper Eve, de sauver son ex-femme et de se sauver lui-même, quitte à mourir pour renaître ensuite et accéder à une vérité qu'il a toujours méprisée. Une course contre la montre s'engage, car à chaque nouvelle lune, le tueur doit accomplir son rituel. Entraîné dans un jeu de pistes palpitant et angoissant, le lecteur entre dans la tête d'un tueur en série qu'il voit sombrer dans la folie.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
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Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.