Centres et périphéries de la littérature mondiale. Une pensée connectée de la diversité
Dehoux Amaury
PUBLIBOOK
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EAN :9782753905993
En tant que système, la littérature mondiale établit des connexions mouvantes entre différentes zones géographiques, culturelles et linguistiques. C'est pourquoi les notions de centre et de périphérie se voient constamment renouvelées et demeurent d'une grande fécondité pour la critique littéraire aujourd'hui. Le présent ouvrage s'intéresse précisément à quelques actualisations remarquables du binôme centre-périphérie dans la littérature contemporaine. Il envisage les dynamiques, les dispositifs et les problématiques propres à diverses littératures non occidentales, qu'elles soient européennes (Bulgarie, Slovénie) ou extra-européennes (océan Indien, Caraïbes, monde arabe). Il interroge sur cette base la pensée du relatif et de l'universel, qui sous-tend toute littérature, et le devenir d'une telle pensée à l'ère de la globalisation.
Nombre de pages
250
Date de parution
15/06/2018
Poids
310g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782753905993
Auteur
Dehoux Amaury
Editeur
PUBLIBOOK
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148
Date de parution
20180615
Nombre de pages
250,00 €
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Dans le monde de l'après-guerre, Aragon, Dos Passos, Fitzgerald et Hemingway participent d'un mal-être commun : l'égarement d'une jeune génération, privée de tout repère au sortir du premier conflit mondial. Mais, contrairement à nombre de leurs contemporains, ces quatre auteurs, loin de seulement subir un tel malaise, décident d'en faire un objet et un moteur de leur écriture. Ce geste donnera lieu à la publication de Trois Soldats pour Dos Passos, de Gatsby le Magnifique pour Fitzgerald, du Soleil se lève aussi pour Hemingway, et, plus tardivement, d'Aurélien pour Aragon. Quatre romans qui accordent une place centrale au personnage de l'ancien combattant, en tant que figuration par excellence du désoeuvrement et du déracinement. Quatre romans qui dessinent la constance et la prégnance d'une même expérience. Interroger les formes littéraires et humaines de l'égarement et saisir par là une communauté internationale d'écrivains, ce sont les deux grands défis que relève le présent ouvrage, lequel repart des théories disponibles sur la Génération Perdue, pour redéfinir, sur la base de leurs limites, une telle Génération, en y incluant pour la première fois la référence française, à travers Aragon et, plus brièvement, Henri Thomas.
L'Année Mosaïque, revue interdisciplinaire de jeunes chercheurs en sciences humaines (Lille Nord de France et Belgique), publie exclusivement des numéros thématiques issus d'appels à propositions. Elle encourage toutefois les auteurs à soumettre des articles en varia.
Engel Vincent ; Dehoux Amaury ; Grimonprez Bertran
Depuis 75 ans, l'Occident tente de digérer le désastre absolu qu'il a provoqué et subi à la fois : la Shoah. Tout ce qui fondait la fierté, l'orgueil de l'Europe - sa culture, ses valeurs, sa "civilisation" - a été remis en cause, bouleversé par ce crime sans précédent. L'idée de la "solution finale", sa mise en oeuvre active, la tolérance passive ; comment cela a-t-il été possible ? Depuis 75 ans, nous tentons de comprendre ce "passé qui ne passe pas", pour reprendre les mots de Ricoeur, et il est encore attendu que les jeunes en fassent un élément fondateur de leur mémoire. Jamais sans doute, dans l'histoire de l'humanité, la jeunesse n'a été sommée de répondre à un devoir aussi impérieux, intense et extravagant. Le "devoir de mémoire" est devenu un dogme qu'il est malvenu de remettre en question, sous peine d'être accusé de révisionnisme, voire de négationnisme. Pourtant, cela ne va pas de soi. Pourtant, les jeunes ne comprennent plus pourquoi ils "doivent" faire mémoire de la Shoah plus que d'autres génocides, plus que d'autres drames. Pourtant, il est nécessaire de se souvenir et de savoir comment et pourquoi on doit se souvenir. Si l'on met le "devoir" de côté, on est alors en mesure de réfléchir à ce qu'est la mémoire ; comment elle s'articule au réel, comment elle est instrumentalisée, quelles sont ses parts d'omission, quel est le rôle de l'oubli dans la remémoration. Tel est le propos de cet essai : toute mémoire est d'abord un récit construit sur un réel définitivement hors de portée. Si l'on veut qu'une mémoire soit vivante, si l'on veut qu'elle ne soit pas exclusivement tournée vers la mort, il convient de poser les termes d'une mémoire qui aide à vivre. Il convient de substituer au devoir, le désir de mémoire.