Ce livre veut rendre à Sartre la place qui lui revient dans la critique littéraire du XXe siècle. Une place paradoxale. Il renia l'héritage de Taine et Lanson, mais ne fut pas toujours contre Sainte-Beuve. Il s'appuya sur des sciences humaines comme la psychanalyse ou le marxisme, mais au prix de leur détournement. Sartre a publié au début de sa carrière des articles de "vraie" critique commandés par des revues littéraires aussi prestigieuses que La NRF. Ils offrent, entre autres aperçus, une poétique complète du roman nouveau, bien avant les manifestes du Nouveau Roman. On y trouve un éreintement programmé de Mauriac, un compte rendu ambigu de L'Etranger de Camus, une complice référence à l'ami Paul Nizan. Dans les écrits intimes de la même période (lettres et carnets), on voit aussi à quel point Sartre fut un lecteur insatiable. Dans Qu'est-ce que la littérature? il analysera en philosophe cet acte de lecture, préfigurant l'esthétique de la réception d'après 1970. Les manuscrits des Mots témoignent de la culture de leur auteur, et de la lutte qu'il mena pour ne pas se laisser aliéner par cet héritage livresque, obstacle au monde réel. À propos des autres ou de lui-même, Sartre s'est toujours demandé: comment devient-on écrivain au lieu de rêver d'être un "chef"? Son rapport à De Gaulle donne un début de réponse, dans des textes où la critique tourne à la polémique politique, composante incontournable de l'oeuvre après la guerre.
Nombre de pages
241
Date de parution
25/02/2010
Poids
394g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757401217
Titre
Sartre. Une écriture critique
Auteur
Deguy Jacques ; Alluin Bernard
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
394
Date de parution
20100225
Nombre de pages
241,00 €
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Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Epreuve décisive du Capes, de l'agrégation, la dissertation littéraire générale est certes l'héritière de l'ancienne rhétorique mais elle n'est plus un exercice académique. En s'adaptant à la modernisation de la critique universitaire et au renouvellement des savoirs, elle a en effet évolué dans le sens d'une plus grande rigueur théorique et conceptuelle. C'est pourquoi cet ouvrage est à la fois un outil méthodologique et un manuel de structuration du domaine littéraire. Son ambition est d'en couvrir la plus grande étendue. Ce livre propose 47 corrigés pour la plus plupart entièrement rédigés. Au-delà des candidats aux concours, il est destiné à tous les étudiants de lettres qui y trouveront un véritable cours de littérature générale.
Le lecteur a compris que je déteste mon enfance et tout ce qui en survit." Loin de l'autobiographie conventionnelle qui avec nostalgie ferait l'éloge des belles années perdues, il s'agit ici pour Sartre d'enterrer son enfance au son d'un requiem acerbe et grinçant. Au-delà de ce regard aigu et distant qu'il porte sur ses souvenirs et qui constitue la trame de l'ouvrage et non pas son propos, l'auteur s'en prend à l'écrivain qui germe en lui. Pêle-mêle, il rabroue et piétine les illusions d'une vocation littéraire, le mythe de l'écrivain, la sacralisation de la littérature dans un procès dont il est à la fois juge et partie. Ainsi, "l'écrivain engagé" dénonce ce risible sacerdoce, cette religion absurde héritée d'un autre siècle. Du crépuscule à l'aube, un travailleur en chambre avait lutté pour écrire une page immortelle qui nous valait ce sursis d'un jour. Je prendrais la relève : moi aussi, je retiendrais l'espèce au bord du gouffre par mon offrande mystique, par mon oeuvre. On ne peut s'empêcher de sourire devant tant d'ironie, et l'on sent l'auteur s'y amuse aussi lorsque, avec cette langue parfaite et cette brillante érudition, il joue les pasticheurs. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Baudelle Yves ; Deguy Jacques ; Morzewski Christia
Monique Gosselin-Noat, qui fut professeur de littérature française à l'Université Charles-de-Gaulle - Lille 3 puis à Paris X-Nanterre, a su conquérir au cours de ses cinquante ans de carrière l'estime unanime de ses collègues et l'attachement indéfectible de ses étudiants, notamment ceux dont elle a dirigé la thèse. Sur le plan scientifique, elle est depuis longtemps reconnue comme l'une des toutes meilleures spécialistes de Bernanos, mais son rayonnement de chercheur dépasse son auteur de prédilection. Elle qui fut vice-présidente de la Société d'étude de la littérature française du XXe siècle a en effet publié sur tous les grands romanciers de l'époque, laissant une oeuvre qui brille non seulement par son étendue, mais par la remarquable conjugaison d'une poétique et d'une phénoménologie. Dans l'hommage que lui rendent ici ses anciens collègues, ses disciples, ses amis, on reconnaîtra de très nombreuses signatures de premier plan. Rigoureusement organisé suivant un plan chronologique qui a la profondeur de champ d'une histoire littéraire, le présent ouvrage rassemble des compétences rarement réunies autour d'une question commune, que Monique Gosselin-Noat n'a cessé de poser alors même que sa génération, d'obédience formaliste, l'avait écartée comme oiseuse, sinon métaphysique : quelle sorte de vérité peut donc nous livrer la littérature ?
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.