La qualité la plus frappante des arts primitifs, commune à tous, est leur intense vitalité. C'est quelque chose que les gens ont fait en réponse directe et immédiate à la vie " : il s'agit là de la réaction d'un artiste, Henry Moore en 1941, mais beaucoup d'autres, au XXe siècle, ont contribué à faire évoluer le regard sur les productions des sociétés non occidentales. Une approche qui marque la fin d'un dogme : la suprématie de l'art des civilisations développées sur ce que l'on appelait des " curiosités exotiques " et que résume cette déclaration : " les chefs-d'?uvre du monde entier naissent libres et égaux ". Restait à leur donner la possibilité de rencontrer leur public. C'est chose faite, avec la présentation, au Louvre, d'exceptionnelles sculptures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Marine Degli et Marie Mauzé retracent le long chemin vers la reconnaissance des Arts premiers. Les premières images de l'ailleurs montrent des nouveaux mondes et des objets curieux, aussi étranges que de peu de valeur aux yeux des Occidentaux. De curiosités, ils deviendront des " spécimens ethnographiques ", avant d'entrer aujourd'hui dans le patrimoine universel des formes. Plus de 160 illustrations pour rendre compte de l'évolution du regard sur les Arts premiers.
Nombre de pages
160
Date de parution
13/04/2000
Poids
258g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070535095
Titre
Arts premiers. Le temps de la reconnaissance
Auteur
Degli Marine ; Mauzé Marie
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
258
Date de parution
20000413
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Nouvelle édition remise à jour - et accompagnée de 160 illustrations - de cet ouvrage dans lequel les auteurs retracent l'évolution du regard sur les productions des sociétés non occidentales. Restait à leur donner la possibilité de rencontrer leur public. C'est chose faite, avec la prochaine ouverture de l'exceptionnel Musée du Quai Branly qui regroupe l'ensemble des collections nationales d'arts premiers provenant à la fois du Musée de l'Homme et du Musée des Arts océaniens et africains (pendant qu'au Louvre, au Pavillon des Sessions, est toujours présentée la sélection d'objets inaugurée en 2000). Cet ouvrage paraît en coédition avec la RMN.
Degli Marine ; Allais Alphonse ; Lantoine Albert ;
Paris est encore imprégné du sang de la Commune quand le cabaret du Chat noir ouvre ses portes, devenant un haut lieu de la bohême artistique. "Organe des intérêts de Montmartre", l'hebdomadaire qui lui est associé, publié de 1882 à 1895, est un précieux témoignage de l'effervescence intellectuelle qui règne au sommet de la Butte. Il contribue à révéler le talent littéraire d'Alphonse Allais, Léon Bloy, Charles Cros, Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé ou Lautréamont. Le Chat noir met à l'honneur l'esprit fin-de-siècle : humour noir, blagues de potache, libertinage, goût de la subversion et fascination pour la mort. Nouvelles tragi-comiques, poèmes en prose oniriques, monologues absurdes ou gouailleurs, contes fantastiques, faits divers macabres... , le journal favorise le mélange des genres. Il est aussi une exceptionnelle mosaïque d'images, au graphisme étonnamment moderne, qui préfigure la bande dessinée. A rebours de tous les conformismes, Le Chat noir demeure un magnifique hymne à la liberté.
Marine Degli, l'auteur des textes, est chargée d'études au musée du quai Branly. Elle a écrit de nombreux livres. Elle a un style claire, simple et précis. Olivier Morel, l'auteur des activités, est artiste et professeur dans une école préparatoire aux grandes écoles d'art plastique. Egalement auteur de livres, son approche est à la fois drôle et très instructive.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.