Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) a inventé la description moderne des oeuvres d'art. C'est à partir de lui que le spectateur, libérant sa subjectivité, ses passions, ses désirs prend la première place dans le processus esthétique. Winckelmann met en crise la fiction d'une lecture impassible de l'art. Il scrute l'objet, fouille ses détails, en dit les charmes, reconstitue le Torse mutilé - cependant qu'en retour la sculpture bouscule ses certitudes de connaisseur et d'historien. Winckelmann observe sur sa personne les effets de cette empathie : "[...] ma poitrine a semblé se dilater et se gonfler. Transporté par une émotion puissante qui me hissait au-dessus de moi-même, j'adoptai, pour regarder avec dignité l'Apollon, un port sublime".?De telles extases ne vont pas sans combats intérieurs. L'auteur ne cesse d'osciller de la norme à sa transgression, de la raison au vertige, de la sublimation à l'effusion, de l'ekphrasis au pathos. Son impressionnant savoir historique, anatomique, technique est traversé de bouffées désirantes qui s'apparentent à des poèmes, des blasons, des chants d'amour.?Pour mettre en évidence ces écarts, ces tensions, ces oscillations, Elisabeth Décultot a pris le parti de présenter, juxtaposer et comparer les diverses descriptions que "le père de l'histoire de l'art" a consacrées à chacune des trois plus célèbres sculptures antiques : le Laocoon, le Torse et l'Apollon du Belvédère. Deux essais jusqu'à présent inaccessibles complètent son dossier : "Observations sur la contemplation des oeuvres d'art" (1759) et "Sur la faculté de sentir le beau dans l'art" (1763).
Date de parution
01/04/2006
Poids
420g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865890675
Titre
De la description
Auteur
Décultot Elisabeth
Editeur
MACULA
Largeur
160
Poids
420
Date de parution
20060401
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au nom de Winckelmann (1717-1768) sont ordinairement associés deux mythes fondateurs : dans l'ordre épistémologique, la naissance de l'histoire de l'art, dans celui du goût, la redécouverte du paradigme grec au siècle des Lumières. Pour ces deux domaines, il est admis qu'il marque une rupture. Là où, avant lui, les savants n'étaient parvenus qu'à livrer un panorama éclectique des arts au pluriel, Winckelmann dresserait pour la première fois une histoire de l'art au singulier. Là où antiquaires et auteurs de Vies d'artistes s'étaient perdus dans un chaos de données anecdotiques, il esquisserait en pionnier une épopée cohérente de l'art antique, une fresque exhaustive de ses territoires, de ses cycles et de ses styles. Qu'en est-il réellement de ces ruptures ? Pour répondre à cette question, le présent ouvrage se propose, contrairement à l'habitude, d'interroger non pas l'aval de son ?uvre, mais l'amont. L'occasion de cette enquête a été fournie par un fonds d'archives encore quasiment inexploité : ses recueils de notes de lecture, vaste bibliothèque privée, portable et manuscrite, qui ne le quittait jamais. Ces cahiers éclairent son activité de lecteur, bien sûr, mais aussi son travail d'écriture. Consulter ces manuscrits, c'est pénétrer dans l'atelier de l'écrivain. C'est suivre pas à pas l'élaboration de sa culture, tracer la carte très précise de ses savoirs, analyser le jeu d'emprunt et d'invention qui préside à la rédaction de ses ouvrages. C'est aussi corriger bien des filiations mythiques.A l'intersection exacte des ?uvres lues et de l'?uvre à venir, la présente étude jette donc un jour nouveau sur la genèse de l'histoire de l'art.
L'extrême fécondité des travaux antiquaires accomplis aux XVIIe et XVIIIe siècles a joué un rôle déterminant dans l'éclosion du néoclassicisme. Cette période est notamment marquée par la découverte des antiquités égyptiennes, un intérêt naissant pour les antiquités nationales, les antiquités chrétiennes et le Moyen Age. Cet ouvrage s'intéresse aux supports imprimés et graphiques reproduisant ces antiquités, et en particulier aux livres illustrés, qui constituent la manifestation la plus spectaculaire des recherches menées à cette époque. L'étude des recherches antiquaires permet d'apporter un éclairage nouveau sur une série de questions concernant non seulement l'art antique lui-même, mais également la manière dont commencent alors a s'élaborer l'histoire de l'art et l'archéologie.
Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) a inventé la description moderne des oeuvres d'art. C'est à partir de lui que le spectateur, libérant sa subjectivité, ses passions, ses désirs prend la première place dans le processus esthétique. Winckelmann met en crise la fiction d'une lecture impassible de l'art. Il scrute l'objet, fouille ses détails, en dit les charmes, reconstitue le Torse mutilé - cependant qu'en retour la sculpture bouscule ses certitudes de connaisseur et d'historien. Winckelmann observe sur sa personne les effets de cette empathie : "[... ] ma poitrine a semblé se dilater et se gonfler. Transporté par une émotion puissante qui me hissait au-dessus de moi-même, j'adoptai, pour regarder avec dignité l'Apollon, un port sublime" . De telles extases ne vont pas sans combats intérieurs. L'auteur ne cesse d'osciller de la norme à sa transgression, de la raison au vertige, de la sublimation à l'effusion. Son impressionnant savoir historique, anatomique, technique est traversé de bouffées désirantes qui s'apparentent à des poèmes, des chants d'amour. Pour mettre en évidence ces écarts, ces tensions, ces oscillations, Elisabeth Décultot a pris le parti de présenter, traduire, juxtaposer et comparer les diverses descriptions que "le père de l'histoire de l'art" a consacrées à chacune des trois plus célèbres sculptures antiques : le Laocoon, le Torse et l'Apollon du Belvédère. Spécialiste de la période, Elisabeth Décultot nous offre une réinterprétation radicale de Winckelmann et de son influence sur les modernes, depuis Diderot à nos jours.
Au cours de ces dernières années, l'Europe a été au centre d'événements socio-politiques qui ont dangereusement ravivé les spectres du « Vieux Continent », faisant ressortir une multiplicité de tensions qui remettent en question, une fois de plus, la dimension historique, géographique et administrative de cet espace aux multiples définitions. Le numéro 21 de Studiolo invite à actualiser la réflexion critique sur l'Europe dans les arts, en favorisant un dialogue transdisciplinaire ainsi qu'en privilégiant des lectures qui soulignent le caractère complexe et contradictoire d'un espace et d'un imaginaire en perpétuelle transformation. Studiolo est une revue annuelle d'histoire de l'art dédiée à la production artistique et la circulation des images entre l'Italie, la France, l'Europe et le Monde, de la Renaissance à nos jours. Elle constitue un espace ouvert aux recherches les plus actuelles qui occupent toutes les disciplines de l'histoire de l'art, tant dans ses objets que dans ses méthodes. Chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome ? Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. Précédents numéros coédités avec les Éditions Macula : no 17, 2020-2021, dossier « Raphaël/Raffaello » no 18, 2021-2022, dossier « Indétermination » no 19, 2023-2024, dossier « La vie des oeuvres » no 20, 2025-2026, dossier « Atlas. Soutenir, soutenable »