L'Histoire derrière le rideau. Ecritures scéniques du Risorgimento
Decroisette Françoise
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753527959
Comment l'Histoire s'écrit-elle derrière les rideaux de scène ? Quels processus créatifs les auteurs mettent-ils en oeuvre pour lui donner voix et corps dans le présent singulier, réel et fictif à la fois, de la représentation théâtrale ? De tout temps, les "poètes" dramatiques ont cherché à problématiser l'histoire sur les scènes, mais rarement avec autant d'intensité qu'au XIXe siècle, alors que dans l'Europe entière se pose la question des nationalités. L'Italie en construction n'échappe pas à ce questionnement. Dès la fin du XVIIIe siècle, la scène théâtrale italienne devient le lieu privilégié où s'invente l'idée de la patrie unie, et où se fabrique une histoire du Risorgimento. S'y affirme d'abord la volonté de trouver dans les grands événements de l'Histoire passée de la péninsule les fondements d'une idée commune de la "nation". S'y construit également, au fil des luttes armées et des interventions politiques menant à l'Unité, à travers l'émergence de formes spectaculaires non académiques et la mise en question des grands "mythes" risorgimentali, une historiographie particulière où se mêlent célébration, témoignage, mémoire et interprétation. La commémoration du Bicentenaire de l'Unité en 2011 a été l'occasion de revenir sur ce pan méconnu de l'histoire du théâtre italien que certains appellent scena risorgimentale. A la lumière des débats historiographiques suscités par cette commémoration, les contributions réunies dans ce volume envisagent les diverses modalités d'écriture dramatique et scénique qui ont accompagné la formation de l'Unité italienne tout au long des XIXe et XXe siècles, et celles qui, aujourd'hui encore, quand les identités nationales sont partout questionnées, continuent d'explorer la mémoire de l'un des moments les plus complexes de l'histoire de la Péninsule.
Nombre de pages
353
Date de parution
24/10/2013
Poids
572g
Largeur
170mm
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EAN
9782753527959
Titre
L'Histoire derrière le rideau. Ecritures scéniques du Risorgimento
Auteur
Decroisette Françoise
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
572
Date de parution
20131024
Nombre de pages
353,00 €
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Au moment où Goldoni la choisit pour théâtre de ses comédies, Venise est en pleine transformation. Après la splendeur du XVIe siècle, cette période qui se clôt par la chute de la République, en 1797, ne marque pas la fin de la cité des Doges. Elle est au contraire un moment d'ouverture et d'adaption à la modernité politique, économique et esthétique qui caractérise l'Europe à cette époque. L'ancienne noblesse se détourne peu à peu du négoce maritime, pour s'attacher aux jeux et aux théâtres. Une bourgeoisie montante reprend ce rôle d'entrepreneur des mers, et tente de maintenir le prestige de Venise en Méditerranée. Les multiples petits métiers animent la ville, en s'adaptant à cette nouvelle cité des plaisirs. Parce qu'il allie la mise en perspective historique et les citations de Goldoni (mais aussi de Casanova et de nombreux auteurs), cet ouvrage nous replonge dans Venise telle que ses habitants l'ont vécue. Les fêtes, le fonctionnement des palais, les plaisirs populaires, les métiers sont replacés dans leur temps, autour de places légendaires et de canaux.
ante nécessaire de l'oeuvre et de sa représentation, le spectateur de l'oeuvre dramatique, parlée ou musicale, en est aussi la composante la plus secrète. Cette singularité silencieuse et éphémère de celui qui perçoit ne peut s'analyser qu'à travers les traces ou les restes, fragiles et subjectifs, laissés dans les oeuvres soit par les auteurs eux-mêmes, soit par ces témoins privilégiés que sont les critiques, chroniqueurs et commentateurs, plus rarement les spectateurs anonymes. Une pragmatique de la rencontre originelle entre une oeuvre et les spectateurs qui en ont construit l'existence est-elle envisageable ? Est-il possible de saisir, sinon de restituer, le présent enfui des représentations passées, de cerner la relation fondatrice et complexe du spectateur à l'oeuvre, d'en redessiner les contours ? Peut-on en écrire l'histoire ? Les sept études rassemblées dans ce volume tentent de répondre à ces questions en prenant comme objet d'analyse des oeuvres écrites et représentées en Italie au cours des deux siècles (XVIIe-XVIIIe) qui voient l'affirmation de la comédie impromptue, du drame en musique, et du théâtral professionnel dans le contexte particulier des salles publiques vénitiennes. Un terreau particulièrement fertile où, à travers son interpellation dans le paratexte, son questionnement scénique et sa prise de parole, s'invente le spectateur moderne.
Un livret d'opéra est-il un objet littéraire? Peut-il être étudié en dehors de ses composantes musicales et scéniques? Où se situe la frontière entre la littérature et la littérature-en-musique? Les onze études ici réunies tentent de répondre à ces questions, en parcourant l'histoire du livret d'opéra italien, dans et hors des limites de la Péninsule. Soumis aux méthodes d'analyse des livres d'auteurs, les libretti, et avec eux les librettistes, peuvent échapper à la marginalisation et s'affirmer dans le champ de la littérature.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.