L'oeuvre littéraire de Jean Proal (1904-1969), aujourd'hui méconnue, se compose d'une dizaine de romans publiés entre 1931 et 1956, de deux livres d'artistes - réalisés avec les peintres Hans Hartung et Anna-Eva Bergman - et d'ouvrages "documentaires" sur la nature. Si Proal a été connu de son vivant comme le "romancier de la montagne", son véritable projet littéraire tend vers une écriture au plus proche de l'humanité. Souvent évoqués à l'ombre de ceux de Giono ou Ramuz, ses romans frappent cependant leurs lecteurs d'alors, et ceux d'aujourd'hui, par l'intensité de leurs drames. Ce volume se donne pour objectif de mettre en lumière le romancier qu'était Jean Proal. La première partie de l'ouvrage, consacrée à son oeuvre romanesque, réunit les communications présentées lors de la journée d'étude organisée à l'université Stendhal de Grenoble, avec le concours des Amis de Jean Proal, en décembre 2011 et intitulée : L'oeuvre d'art vaut par ce qu'elle peut contenir de valeur humaine Redécouvrir .Jean Proal. Elle propose les analyses de six de ses romans qui mettent en avant la personnalité de son écriture. La seconde partie se compose d'une présentation du fonds d'archive Jean Proal, conservé aux Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence (04), et d'un recueil de lettres échangées entre Proal et ceux qui ont joué un rôle dans le devenir de son oeuvre (éditeurs, écrivains, critiques et artistes). Elles visent à dessiner l'ethos d'auteur de Jean Proal, entre doute, désir de reconnaissance et immense travail.
Nombre de pages
200
Date de parution
25/11/2013
Poids
338g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848321806
Titre
Jean Proal, créateur d'humanité
Auteur
Déchanet-Platz Fanny
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
338
Date de parution
20131125
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre les deux dates qui bornent cette étude, une forme de cycle se déploie, depuis l'essor et l'avènement du rêve puis du sommeil en littérature, à la fin du XVIIIe siècle, jusqu'à leur bouleversement ou leur destructuration pour les rescapés de la Seconde Guerre mondiale et de la déportation. Il s'agit ici de confronter cette description littéraire des "phénomènes du sommeil" (Nodier) par les écrivains de langue française aux apports de la neurophysiologie et de la psychanalyse, Freud principalement. Pour ce faire, l'ouvrage s'attache à suivre le sommeil dans son déroulement: endormissement, sommeil profond et réveil. Qu'il s'agisse de Balzac, de Gautier, de Valéry, de Proust, de Cocteau, des surréalistes ou encore de Yourcenar, chacun s'engage dans ce qu'il a de plus inconscient et de plus poétique. Mais tous témoignent également de ces guets-apens du sommeil que sont l'insomnie, le somnambulisme, les rêves traumatiques. Le parcours de cette nuit fictive rend ainsi au sommeil la place qu'il occupe dans la vie et la littérature, constituant une véritable anthologie.
Le « Miroir de la foi » est écrit vers 1140. L'époque où saint Bernard et les premiers Cisterciens se font les chantres de l'amour de Dieu et renouvellent la théologie mystique, tandis que les hardiesses intellectuelles de Maître Pierre Abélard semblent ébranler les bases traditionnelles de la foi. Guillaume de Saint-Thierry, ami de saint Bernard, lui-même penseur et mystique, devenu, d'abbé bénédictin, moine cistercien de Signy, entend rassurer les croyants simples et fervents en mettant en vive lumière le caractère, l'objet, le chemin de la foi, inséparable de la charité. Son « Miroir de la foi » est un des premiers ouvrages qui tentent la synthèse des éléments constitutifs de l'acte de foi : la grâce et la liberté, l'intelligence et la volonté. Si la raison garde tous ses droits, « l'amour lui-même est connaissance ». Dom Jean Déchanet, ermite du Valjouffrey, a travaillé toute sa vie à scruter et à faire connaître la pensée de Guillaume de Saint-Thierry, dont il a publié en dernier lieu, dans la même collection, la fameuse « Lettre d'or » aux Chartreux du Mont-Dieu.
Ce n'est certes pas d'hier que le Père Jean Déchanet a signalé à l'attention des chercheurs contemporains l'impact de la pensée grecque sur la doctrine spirituelle des Maîtres du Moyen-Age latin. Dès 1940, une brochure intitulée Aux sources de la Spiritualité de Guillaume de St-Thierry rassemblait un certain nombre d'articles de revues et l'auteur y mettait spécialement en relief l'influence de St Grégoire de Nysse, à travers les écrits de Guillaume de St-Thierry. Deux ans plus tard paraissait une biographie complète : Guillaume de St-Thierry, l'Homme et son Ouvre, où se déchiffrait le visage, pluraliste aussi bien, de celui qui n'était guère connu jusque-là que comme "l'ami de St Bernard" , son "conseiller" - pas toujours heureux ! - dans l'affaire de Pierre Abelard. La diffusion de ces écrits, entravée par la guerre de 1940-45, resta mince. Ils sont depuis de longues années introuvables en librairie. Plutôt que d'en rééditer le texte, le P. Déchanet a voulu, dans le présent volume, reprendre en main le problème et relancer sone enquête. On retrouvera l'essentiel des études précitées, mais enrichi de données nouvelles. De longues pages, débordantes d'intérêt, sont consacrées à l'" entremetteur" , ce Jean Scot Erigène qui a révélé à Guillaume, par ses études et traductions, la pensée orientale. Un autre médiateur, Claudien Mamert, est tiré de l'ombre. Enfin l'influence de Plotin et de certaines Ennéades est patiemment mise à jour. La conclusion s'impose : l' "Augustinisme" de Guillaume nous a trop longtemps caché la vigueur et l'éclectisme de sa pensée. Avec un bel à-propos, l'auteur procède à l'identification des thèmes les plus chers à Guillaume, des sources, non de son langage ou de son vocabulaire, mais de sa pensée.
Il y a deux atouts magistraux dans les manches de sa robe de juge en brocart vert : l'agilité de son esprit, qui dénoue les énigmes les plus difficiles et déjoue les ruses les plus malignes, et l'air du temps dans lequel il vit. Van Gulik nous plonge, sans le moindre didactisme, dans la vie quotidienne sous les T'ang, comme s'il pilotait une invisible machine à remonter le temps. La merveille de ces romans policiers qui ne ressemblent à aucun, c'est de nous offrir à la fois les clés d'une tête très maligne et d'un pays fabuleux et vrai : la Chine, ingénieuse nation dont l'ingénieux juge Ti est le digne fils. " Claude Roy, Le Nouvel Observateur
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.