Ce n'est certes pas d'hier que le Père Jean Déchanet a signalé à l'attention des chercheurs contemporains l'impact de la pensée grecque sur la doctrine spirituelle des Maîtres du Moyen-Age latin. Dès 1940, une brochure intitulée Aux sources de la Spiritualité de Guillaume de St-Thierry rassemblait un certain nombre d'articles de revues et l'auteur y mettait spécialement en relief l'influence de St Grégoire de Nysse, à travers les écrits de Guillaume de St-Thierry. Deux ans plus tard paraissait une biographie complète : Guillaume de St-Thierry, l'Homme et son Ouvre, où se déchiffrait le visage, pluraliste aussi bien, de celui qui n'était guère connu jusque-là que comme "l'ami de St Bernard" , son "conseiller" - pas toujours heureux ! - dans l'affaire de Pierre Abelard. La diffusion de ces écrits, entravée par la guerre de 1940-45, resta mince. Ils sont depuis de longues années introuvables en librairie. Plutôt que d'en rééditer le texte, le P. Déchanet a voulu, dans le présent volume, reprendre en main le problème et relancer sone enquête. On retrouvera l'essentiel des études précitées, mais enrichi de données nouvelles. De longues pages, débordantes d'intérêt, sont consacrées à l'" entremetteur" , ce Jean Scot Erigène qui a révélé à Guillaume, par ses études et traductions, la pensée orientale. Un autre médiateur, Claudien Mamert, est tiré de l'ombre. Enfin l'influence de Plotin et de certaines Ennéades est patiemment mise à jour. La conclusion s'impose : l' "Augustinisme" de Guillaume nous a trop longtemps caché la vigueur et l'éclectisme de sa pensée. Avec un bel à-propos, l'auteur procède à l'identification des thèmes les plus chers à Guillaume, des sources, non de son langage ou de son vocabulaire, mais de sa pensée.
Nombre de pages
160
Date de parution
28/09/1978
Poids
801g
Plus d'informations
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EAN
9782701000824
Titre
Guillaume de Saint Thierry
Auteur
Déchanet Jean
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
801
Date de parution
19780928
Nombre de pages
160,00 €
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Le Miroir de la foi est écrit vers 1140. L'époque où saint Bernard et les premiers Cisterciens se font les chantres de l'amour de Dieu et renouvellent la théologie mystique, tandis que les hardiesses intellectuelles de Maître Pierre Abélard semblent ébranler les bases traditionnelles de la foi. Guillaume de Saint-Thierry, ami de saint Bernard, lui-même penseur et mystique, devenu, d'abbé bénédictin, moine cistercien de Signy, entend rassurer les croyants simples et fervents en mettant en vive lumière le caractère, l'objet, le chemin de la foi, inséparable de la charité. Son Miroir de la foi est un des premiers ouvrages qui tentent la synthèse des éléments constitutifs de l'acte de foi : la grâce et la liberté, l'intelligence et la volonté. Si la raison garde tous ses droits, " l'amour lui-même est connaissance ".
Entre les deux dates qui bornent cette étude, une forme de cycle se déploie, depuis l'essor et l'avènement du rêve puis du sommeil en littérature, à la fin du XVIIIe siècle, jusqu'à leur bouleversement ou leur destructuration pour les rescapés de la Seconde Guerre mondiale et de la déportation. Il s'agit ici de confronter cette description littéraire des "phénomènes du sommeil" (Nodier) par les écrivains de langue française aux apports de la neurophysiologie et de la psychanalyse, Freud principalement. Pour ce faire, l'ouvrage s'attache à suivre le sommeil dans son déroulement: endormissement, sommeil profond et réveil. Qu'il s'agisse de Balzac, de Gautier, de Valéry, de Proust, de Cocteau, des surréalistes ou encore de Yourcenar, chacun s'engage dans ce qu'il a de plus inconscient et de plus poétique. Mais tous témoignent également de ces guets-apens du sommeil que sont l'insomnie, le somnambulisme, les rêves traumatiques. Le parcours de cette nuit fictive rend ainsi au sommeil la place qu'il occupe dans la vie et la littérature, constituant une véritable anthologie.
L'oeuvre littéraire de Jean Proal (1904-1969), aujourd'hui méconnue, se compose d'une dizaine de romans publiés entre 1931 et 1956, de deux livres d'artistes - réalisés avec les peintres Hans Hartung et Anna-Eva Bergman - et d'ouvrages "documentaires" sur la nature. Si Proal a été connu de son vivant comme le "romancier de la montagne", son véritable projet littéraire tend vers une écriture au plus proche de l'humanité. Souvent évoqués à l'ombre de ceux de Giono ou Ramuz, ses romans frappent cependant leurs lecteurs d'alors, et ceux d'aujourd'hui, par l'intensité de leurs drames. Ce volume se donne pour objectif de mettre en lumière le romancier qu'était Jean Proal. La première partie de l'ouvrage, consacrée à son oeuvre romanesque, réunit les communications présentées lors de la journée d'étude organisée à l'université Stendhal de Grenoble, avec le concours des Amis de Jean Proal, en décembre 2011 et intitulée : L'oeuvre d'art vaut par ce qu'elle peut contenir de valeur humaine Redécouvrir .Jean Proal. Elle propose les analyses de six de ses romans qui mettent en avant la personnalité de son écriture. La seconde partie se compose d'une présentation du fonds d'archive Jean Proal, conservé aux Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence (04), et d'un recueil de lettres échangées entre Proal et ceux qui ont joué un rôle dans le devenir de son oeuvre (éditeurs, écrivains, critiques et artistes). Elles visent à dessiner l'ethos d'auteur de Jean Proal, entre doute, désir de reconnaissance et immense travail.
Résumé : " Il y a deux atouts magistraux dans les manches de sa robe de juge en brocart vert : l'agilité de son esprit, qui dénoue les énigmes les plus difficiles et déjoue les ruses les plus malignes, et l'air du temps dans lequel il vit. Van Gulik nous plonge, sans le moindre didactisme, dans la vie quotidienne sous les T'ang, comme s'il pilotait une invisible machine à remonter le temps. La merveille de ces romans policiers qui ne ressemblent à aucun, c'est de nous offrir à la fois les clés d'une tête très maligne et d'un pays fabuleux et vrai : la Chine, ingénieuse nation dont l'ingénieux juge Ti est le digne fils. " Claude Roy, Le Nouvel Observateur
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.