Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Nombre de pages
221
Date de parution
22/01/1993
Poids
195g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070383559
Titre
Alcools de Guillaume Apollinaire
Auteur
Décaudin Michel
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
195
Date de parution
19930122
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si la publication d'Alcools en 1913 marque assurément l'émergence d'un "Esprit nouveau" dont le siècle entier se souviendra, c'est que, loin de toute sécheresse expérimentale, la sincérité de l'émotion et la spontanéité de l'expression s'allient à une étonnante puissance d'invention créatrice : celle qui se découvrira encore dans les poèmes-conversations et les idéogrammes lyriques de Calligrammes, et dans les nombreuses pièces que rassemblent les recueils posthumes. Mais on ne saurait offrir de l'oeuvre une image fidèle sans évoquer dans sa diversité toute une vie d'écriture, et c'est là l'ambition de ce livre. Car la même sensibilité s'affirme dans les Méditations esthétiques qui attestent la profonde attention de l'écrivain pour la peinture de son époque ; la même inventivité se retrouve dans les récits, contes ou nouvelles qui négligent la vraisemblance réaliste au profit d'une démarche poétique ; la même liberté enfin se manifeste dans les textes qu'Apollinaire a pu écrire pour le théâtre et le cinéma. Et c'est une modernité renouvelée qui se trouve chaque fois mise en oeuvre.
Comment vit un écrivain au début de ce siècle ? Quels sont ses moyens d'existence ? Quels rapports a-t-il avec son temps, ses valeurs, ses idéologies ? Comment en perçoit-il la production littéraire ? Que passe-t-il de l'actualité dans sa propre création et comment l'écrit-il ? A ces questions six chercheurs apportent des éléments de réponse qui complètent l'image non seulement d'Apollinaire, mais de son époque. A cet ensemble s'ajoutent des mises au point faites par un Soviétique, un Tchèque et un Yougoslave sur la fortune d'Apollinaire dans leurs aires culturelles respectives.
Des correspondances, pour la plupart inédites, apportent de multiples précisions sur le caractère et la biographie d'Apollinaire, sur la vie littéraire et artistique à l'époque des avant-gardes, et enfin sur certains aspects de l'histoire européenne. Des dessins originaux de Roessler illustrent le séjour d'Apollinaire sur les bords du Rhin en 1901-1902.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys