A différents moments de l'histoire des villes européennes, des politiques de démolition-reconstruction" de logements ont transformé de manière brutale des quartiers populaires centraux. Ces rénovations urbaines ont fait l'objet de vives critiques notamment centrées sur les déplacements des populations. Pourtant, depuis plus d'une décennie en France mais également aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les gouvernements mènent à nouveau des politiques de démolition de grande ampleur dans des quartiers dits défavorisés, principalement d'habitat social. Ces transformations sont légitimées par des objectifs flous et controversés de "mixité sociale", de désenclavement et de "requalification" des "grands ensembles". Ce sont les discours, les pratiques et les effets de ces politiques que les 24 contributions de cet ouvrage analysent, réinterrogeant in fine le sens de ces rénovations, en particulier pour les habitants concernés, selon cinq axes principaux : le renouvellement de l'action publique, les voies contestées de la concertation, la mixité sociale, le relogement et ses trajectoires et enfin l'évaluation. La diversité des contextes et des acteurs montre qu'il n'y a pas une mais des rénovations urbaines. Pourtant, certains invariants traversent les divers sites concernés, que ce soit le sens d'une injonction à la mixité sociale, la faible participation des habitants, en particulier des immigrés - même lorsque des dispositifs sont mis en place comme en Allemagne -, ou une amélioration des trajectoires qui bénéficie surtout aux groupes sociaux les plus en capacité de se saisir des opportunités. Même lorsque de véritables dispositifs d'évaluation sont mis en place, le jugement sur ces politiques reste mitigé. montrant davantage une amélioration de la qualité des espaces urbains qu'un changement des situations socio-économiques des habitants et de la vie quotidienne.
Nombre de pages
360
Date de parution
25/09/2014
Poids
666g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753533875
Titre
Rénovations urbaines en Europe
Auteur
Deboulet Agnès ; Lelévrier Christine
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
666
Date de parution
20140925
Nombre de pages
360,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
75 % de la population mondiale vivra en ville en 2050, soit près de 2 milliards de personnes de plus qu'aujourd'hui : face à cette internationalisation des flux et des migrations, les villes n'ont d'autre choix que de se restructurer, se rénover, et ces changements confrontent les citadins et les décideurs à des défis inédits. Cet ouvrage interroge la façon dont ces recompositions urbaines et sociétales majeures se donnent à voir et sont pensées par les décideurs et les habitants. En s'appuyant sur du matériel d'enquêtes de première main, menées dans des villes occidentales et des métropoles des pays émergents et pauvres, il présente comment l'urgence de ces adaptations modifie le rapport à la ville et la définition même des sociétés urbaines, et met en évidence l'émergence de nouvelles formes de démocratie locale issues d'initiatives citoyennes.
Agnès Deboulet est professeur de sociologie à l Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et chercheur au Centre de Recherches sur l Habitat, UMR Lavue. Ses travaux portent sur les dimensions urbaines de l internationalisation et les vulnérabilités résidentielles en France et au Moyen-Orient, mais aussi sur les formes d implication citadine. Elle a édité le dernier ouvrage coordonné par F. Navez-Bouchanine, Effets sociaux des politiques urbaines, Karthala, 2012. Michèle Jolé, sociologue-ethnographe, est chercheur associé au LAVUE (CNRS) et a travaillé de nombreuses années sur les villes du Maghreb (planification urbaine, services publics (ordures ménagères, eau potable, propreté). Ses recherches portent actuellement sur les espaces publics, usagers et service public (à Paris, jardins publics, canal Saint Martin, bancs publics...).
Biographie de l'auteur Agnès Deboulet est professeure de sociologie à l'université Paris 8 et chercheure au CRH-LAVUE. Ses recherches portent sur les dimensions urbaines de l'internationalisation et les vulnérabilités résidentielles en France et au Moyen-Orient, ainsi que sur la participation et les formes de citoyenneté. Héloïse Nez est maîtresse de conférences cri sociologie à l'université de Tours, chercheure à l'UMR CITERES et membre associée du CEMS/Institut Marcel Mauss. Ses recherches portent sur les savoirs citoyens, la démocratie participative et les mouvements sociaux en France et en Espagne.
Il s?agit d?un ouvrage à plusieurs voix, qui apporte une vision détaillée du quartier actuel deBelleville. L?analyse des mutations du quartier s?effectue dans le rapprochement de plusieursdisciplines: démographie, sociologie, anthropologie, architecture, et le livre réunit des travauxrécents sur Belleville. Ce quartier constitue un véritable champ d?observation pour les chercheurs,les étudiants, les décideurs et les aménageurs. Ce livre n?intéressera pas que ces derniers, maiségalement les habitants concernés par ce qui s?écrit sur leur quartier. Véritable laboratoire urbain,Belleville, riche d?une histoire plurielle, témoin de pratiques sociales et culturelles originales, estanalysé ici dans un langage que ses auteurs ont voulu accessible. L?ouvrage intéressera égalementles acteurs des politiques de la ville.Ce livre trouve sa place dans la nouvelle collection « Lieux habités ». Dans le catalogue des éditions Créaphis, il fait écho à l?ouvrage Belleville, Belleville, visages d?une planète, dirigé par Françoise Morier et Claire Reverchon, (1994, réimprimé en 1998 et 2003); La Bellevilloise de Jean-Jacques Meusy (2001); La rue village ou décor? Deux rues à Belleville, d?Eric Charmes (2006). En histoire urbaine et sociale, La maison des métallos de Thomas Leroux (2005) et Une chambre en ville d?Alain Faure et Claire Lévy-Vroelant (2007) apportent aussi une connaissance de ces quartiers de l?est parisien dans leur morphologie et leur fonctionnement. L?originalité de l?ouvrage est de proposer un regard contemporain sur l?actualité et le devenir de ce territoire urbain aux multiples facettes.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.