À travers l'emprunt des phrases d'autrui, Debore s'est fabriqué des masques, moins par dandysme que dans le but d'agrandir sa personnalité à un type. Il en devenait exemplaire. Intégrant dans son existence des modèles rencontrés dans l'Histoire, il a utilisé ces derniers pour enrichir sa vie et lui imposer une direction. Les figures de Villon, de Lacenaire ou de Cravan lui ont servi de surmoi littéraire. S'il a refusé de partager les valeurs de ses contemporains, qu'il tenait pour des illusions, il a été à l'écoute de ceux qui, avant lui, ne se sont pas satisfaits de l'existence, telle que la leur proposait la société de leur temps. C'est la raison pour laquelle il a repris leurs propos, montrant par là qu'on choisit ses ancêtres de la même façon qu'on choisit son mode de vie. " Debore va-t-il réussir à proroger le grand ?uvre de Debord ? Vous le saurez en lisant cet ouvrage (au titre en palindrome) aux 221 paragraphes - à l'instar de La Société du spectacle, elle-même à l'instar des Ricordi de Guichardin... De secret livré à secret créé, au moins le jeu reste, et le clou est bouclé.
Nombre de pages
104
Date de parution
28/08/2001
Poids
88g
Plus d'informations
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EAN
9782845340220
Titre
Traces, revers, écart
Auteur
Debore Guy
Editeur
SENS ET TONKA
Largeur
0
Poids
88
Date de parution
20010828
Nombre de pages
104,00 €
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Lastre Yohan ; Sonier Marion ; Dupont-Daguet Débor
Les tartes salées comme vous ne les avez jamais vues ! 60 recettes originales créées et testées par un artisan traiteur, Yohan Lastre. Des recettes autant pour tous les jours que pour recevoir. En bonus, un cahier technique pour réussir les pâtes, la cuisson et autres astuces. Avec des dessins de Marion Sonier pour la touche d'humour. 60 recettes de tartes et quiches à réaliser chez soi, pour changer du quotidien et parfaire sa technique ! Choisissez votre pâte préférée et votre garniture et réalisez les tartes de vos rêves ! Contenu : Introduction sur l'histoire des tartes et ce qu'il faut pour réaliser des tartes, le bon matériel. Bien réussir sa pâte à tarte et quiche en pas à pas. La bonne technique de cuisson. Le SAV de la tarte : pourquoi ma tarte est-elle ratée ... Des chapitres en fonction de la pâte choisie : Les pâtes feuilletées : à l'artichaut, lorraine, au parmentier, aux 4 fromages et épinards, au thon et gingembre, au potiron et pecorino, à la tomate, façon tortilla, à la mousseline de Saint-Jacques... Les pâtes à pâtés : à l'andouillette, au chèvre et poivre, façon duxelles, au roquefort et betterave, aux aubergines, aux courgettes... Les pâtes briochées : façon tian, aux anchois et citrons verts, au boudin et à la pomme, à la brandade de morue, au maroilles, à la merguez, à l'ail rose, au concombre... Les tartes soufflées : aux cèpes, au poulet et citron, au pistou, au macaroni et fromage, à la crevette et mangue... Les "pas comme les autres" : pâte à pain chorizo et fromage, philo vitello tonato, tourte aux fines herbes, tarte flambée...
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.
« Abensour était un homme de l´égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d´égalité. Dans n´importe quel entretien qu´il vous accordait, il s´arrangeait toujours pour rétablir l´égalité, vous poser une question, vous dire qu´il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez fait allusion, tandis que c´est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l´ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C´était son côté spinoziste : plutôt qu´un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu´il augmente la puissance d´agir. « Qu´est-ce qu´une bonne rencontre, à l´opposé du malencontre, sinon l´événement heureux où se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d´agir, la puissance d´agir de concert ? ». [P. V.]