
La fin du Creusot ou l'art d'accommoder les restes
Un des traits fondamentaux de la modernité est la mise en mémoire, la mise en musée, forme particulière du rappel de l'histoire mais aussi de son oubli. À partir d'une enquête ethnographique de terrain, l'auteur raconte comment, après avoir été le temple de l'industrie métallurgique française, Le Creusot est devenu dans les années 1970 le théâtre d'un rassemblement contestataire cherchant à révolutionner l'histoire de la ville grâce à un musée. Le temps d'une génération se sont succédées des formes de muséographies qui ont accompagné le démantèlement d'un système de production paternaliste. La scène muséale érigée dans le château de la Verrerie, ancienne résidence patronale des Schneider, est devenue le lieu de cette histoire. Mais l'impossible mise en mémoire et en musée d'une histoire sans objets à exposer (ceux des Schneider ayant quitté la ville et ceux de l'industrie étant encore en activité) a provoqué l'avènement de l'écomusée comme nouvelle muséologie. Cet écomusée a-t-il rejoué l'histoire et la destitution d'un paternalisme culturel dans la mise en scène d'un musée vivant ? Cette muséographie ne serait alors qu'une solution de compensation. Mais n'est-ce pas là la fonction de ce type de musée : venir toujours trop tard ? La seule réponse que notre société fournit à la reconversion industrielle serait-elle la reconversion culturelle de son histoire par la théâtralisation de son oubli ?
| Nombre de pages | 190 |
|---|---|
| Date de parution | 06/02/2003 |
| Poids | 452g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782735505470 |
|---|---|
| Titre | La fin du Creusot ou l'art d'accommoder les restes |
| Auteur | Debary Octave |
| Editeur | CTHS EDITION |
| Largeur | 160 |
| Poids | 452 |
| Date de parution | 20030206 |
| Nombre de pages | 190,00 € |
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