Dénoncer le mensonge n'a rien d'étrange. Mais la vérité ? Peut-on la mettre au banc des accusés ? C'est pourtant ce que fait ce livre incisif et dérangeant, conçu comme une enquête où s'imbriquent activement histoire et philosophie. L'auteur part d'un constat : la violence à l'égard de l'autre trouve toujours un cadre légitime, guerres justes , inquisitions d'hier et d'aujourd'hui, occupations coloniales, goulags et génocides se réclament en effet, trop aisément, de la vérité. D'où provient cette ambiguïté ? Rappelant le débat entre Platon et les sophistes, l'enquête démontre que la vérité du philosophe possède la duplicité d'un Janus à deux faces agissant comme si sa main gauche ignorait ce que fait la droite, vertueux de l'une, assassin de l'autre. Cette ruse fondatrice explique pourquoi la raison, si elle donne à la violence les moyens de se réaliser en toute impunité, peut servir d'alibi au crime. Le paradigme de la philosophie est donc en cause. Une réflexion opportune, alors que nos libertés sont menacées par toutes sortes de fondamentalismes. . . Philosophe belge né au Portugal, Pierre De Roo vit aujourd'hui près de Lisbonne. Après des études de physique il se consacre à la philosophie analytique, à Wittgenstein en particulier, et travaille comme consultant en stratégie aux quatre coins du monde. De Roo a publié Mécaniques du destin. Une approche philosophique des théories de l'avenir, en 2001, chez Calmann-Lévy.
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Nombre de pages
254
Date de parution
17/10/2007
Poids
258g
Largeur
120mm
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EAN
9782234060500
Titre
Adieu vérité. Ou la ruse du philosophe
Auteur
De Roo Pierre
Editeur
STOCK
Largeur
120
Poids
258
Date de parution
20071017
Nombre de pages
254,00 €
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Des premiers mythes religieux aux dictatures du XXe siècle, les rêves de bonheur de l'homme ont du mal à se concrétiser. Pourquoi? Ce livre suggère avec beaucoup de clarté que le destin obéit à une logique implacable, celle des lois de notre pensée.En un parcours haletant et sans faille, l'auteur nous emmène du péché originel jusqu'à Wittgenstein, tissant des liens surprenants entre saint Augustin et les symbioses biologiques, la théorie des jeux et Confucius. En filigrane, et comme dans le meilleur thriller, deux personnages opposés - une sainte espagnole, un criminel nazi - viennent illustrer la démonstration de l'auteur.Un regard insolite qui nous invite à changer de point de vue sur la course du temps. Les mécaniques du destin ne sont pas un jeu de hasard, nous pouvons en être les acteurs.Pierre de Roo est né à Lisbonne en 1948. Après des études de physique théorique, il s'est consacré à la philosophie analytique, à Wittgenstein en particulier. Actuellement consultant en stratégie auprès de cabinets de conseils anglo-saxons, il vit à Paris.
Résumé : De la lettre d'un fantassin rembarqué à Dunkerque, grièvement blessé, voulant rassurer ses parents, à celle d'une "marraine de guerre" folle amoureuse de son "filleul", du carnet d'un officier du bataillon qui a reçu la première attaque allemande, le 13 mai 1940 à Monthermé, à la carte postale d'un paysan sachant à peine écrire, ces centaines de documents inédits offrent un témoignage exceptionnel sur la drôle de guerre et la débâcle.
Les quatres années qui ensanglantent le monde entre 1914 et 1918 sont, à bien des égards, l'événement constitutif du XXe siècle. D'abord parce qu'il s'agit de l'aboutissement des contradictions qui sont à l'?uvre depuis des décennies et qui légitiment aux yeux de beaucoup le fait que les peuples doivent se jeter les uns contre les autres les armes à la main. Ensuite parce que les "reclassements" qu'entraîne la guerre dessinent, dans tous les domaines, le monde des décennies suivantes. Evénement donc plus que majeur que tente de décrire cet ouvrage, en ne l'envisageant pas seulement sous l'angle des faits militaires et diplomatiques mais aussi, notamment, du point de vue culturel et idéologique. Avec l'idée sous-jacente que les facteurs qui le rendent possible, le traversent et le prolongent, agissent ensuite sous une autre forme et aboutissent au second conflit mondial. Non pas qu'il s'agisse d'une machine infernale séculaire, obéissant à une mécanique inéluctable, mais parce que l'une et l'autre guerre semblent ne constituer qu'un seul et même affrontement. Les nombreux documents commentés qui illustrent ce livre et dont la plupart sont inédits, voudraient montrer la représentation qui a été faite à l'époque de la guerre de 1914-1918, mais aussi l'image qui en est demeurée. Des documents qui n'illustrent pas que les faits d'armes les plus héroïques, mais s'attachent à l'humble et dramatique vie quotidienne des tranchées ainsi qu'aux angoisses et aux contradictions de l'arrière.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin