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La fin du monde. Essai sur les apocalypses culturelles
De Martino Ernesto ; Charuty Giordana ; Fabre Dani
EHESS
32,00 €
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EAN :9782713225444
Comment transformer les diagnostics portés au début du XXe siècle sur la "crise" ou le "déclin" de l'Occident en symptômes pour redéfinir les rapports de l'anthropologie aux autres sciences sociales ? Telle est la question à laquelle tente de répondre Ernesto De Martino en interrogeant les conceptions du temps que se sont forgées diverses formations historiques - qui sont aussi des concrétions culturelles - face à la menace que fait peser la modernité en tant qu'elle signifie dissolution d'un rapport authentique à soi et au monde. A sa mort, De Martino laisse inachevée une vaste enquête qui prolonge le comparatisme de l'école romaine d'histoire des religions, repense divers existentialismes et s'inspire à la fois d'Antonio Gramsci, du fonctionnalisme britannique et de l'esthétisme critique de son époque. Ce travail sera publié douze ans plus tard, à titre posthume, sous le titre de La fine del mondo. Contributo all'analisi delle apocalissi culturali (1977), et sera régulièrement réédité en Italie. Le livre proposé ici en offre plus qu'une traduction : Giordana Charuty, Daniel Fabre et Marcello Massenzio se sont plongés dans l'atelier de travail de De Martino ; ils sont remontés jusqu'aux sources de l'écriture du livre ; ils ont choisi et commenté les différents fragments qui le composent afin d'aboutir à une version réduite, mais plus cohérente, d'un projet à l'ambition anthropologique foisonnante. En exposant les grands thèmes de l'anthropologie démartinienne dans une langue respectueuse de ses inventions conceptuelles, cet ouvrage invite à redécouvrir une oeuvre trop souvent réduite en France à une ethnographie "exotisante" de l'Italie du Sud. Des archives inédites, un appareil critique et un important dossier photographique complètent le volume.
Nombre de pages
480
Date de parution
05/12/2016
Poids
835g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782713225444
Titre
La fin du monde. Essai sur les apocalypses culturelles
Auteur
De Martino Ernesto ; Charuty Giordana ; Fabre Dani
Editeur
EHESS
Largeur
170
Poids
835
Date de parution
20161205
Nombre de pages
480,00 €
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Résumé : " Le monde magique " étudié dans cet ouvrage constitue un remarquable sujet de controverse où la pensée historiciste peut se mettre à l'épreuve et parvenir à une conscience élargie de ses possibilités. Le problème de la réalité des pouvoirs magiques et l'analyse des concepts censés appréhender cette réalité représentent un perpétuel appel à la réflexion, laquelle peut ainsi se trouver mise au défi de combattre cette ultime Thulé - ici, ce lieu où se réfugie le réalisme naïf d'une dualité opposant l'individu, en tant que donné, à monde de faits naturels considérés, eux aussi, comme donnés. En partant de multiples observations ethnologiques qui portent sur des faits difficilement explicables, Ernesto de Martino en remodèle la compréhension. Il les soumet à un historicisme radical autant que novateur, montrant à quelles conditions le " magique " peut contribuer à donner à la culture occidentale une conscience de soi épurée de certaines vues polémiques dépassées.
Résumé : " Le thème fondamental du cérémonial de la basse magie lucanienne est la fascination. Ce terme définit une conduite psychique d'empêchement et d'interdiction, et, en même temps un sens de domination exercée par une force aussi puissante qu'occulte qui limite l'autonomie de la personne, sa capacité de décision et de choix. Le terme d'affascino désigne également la force hostile qui circule dans l'air et qui ourdit des machinations en dressant des obstacles ou en soumettant à la contrainte. " L'enquête menée par Ernesto de Martino débute par une exploration ethnographique des survivances des pratiques de magie cérémonielle dans le sud de l'Italie. Il explore l'alternative entre " magie " et " rationalité " qui est un des grands thèmes ayant donné naissance à la civilisation moderne. Les nations modernes dont se compose l'Occident sont " modernes " dans la mesure où elles ont participé sérieusement à ce procès divers dans lequel nous sommes encore engagés, au moins dans la mesure où, à côté des techniques scientifiques, nous donnons une valeur immédiate au domaine des techniques mythico-rituelles, à la puissance " magique " de la parole et du geste.
Martino Ernesto de ; Massenzio Marcello ; Bellio A
L'existence humaine obéit à un équilibre fragile, toujours menacé par une crise sans horizon : la mort d'une personne aimée. La perte irréversible ouvre la voie à l'éloignement du monde, au délire du déni, à une fureur destructrice. D'où vient le besoin de refuser la mort dans sa scandaleuse gratuité, d'offrir le repos au défunt grâce à l'élaboration rituelle du deuil ? C'est tout l'enjeu de ce grand classique de l'anthropologie, enfin traduit en français. Ernesto De Martino montre que la lamentation funèbre, adressée aux vivants non moins qu'aux morts, surgit pour transformer la crise du deuil en une discipline culturelle capable de préserver le pathos de l'irruption de la folie. Il retrace l'histoire de cette lamentation de l'antiquité à l'époque chrétienne en partant de ses enquêtes ethnographiques dans le sud de l'Italie. Observant les pleureuses et recueillant les chants funèbres, il revient aux anciennes civilisations agraires de Méditerranée au sein desquelles la complainte funéraire a connu ses manifestations les plus grandioses, avant son déclin progressif, provoqué par le christianisme triomphant. De Martino retrouve chez les paysannes de Lucanie des gestes analogues à ceux des Egyptiennes pleurant leur pharaon défunt ou à ceux des Grecques anciennes réunies autour des héros morts au combat, mettant en lumière la survivance de l'institution des lamentations dans la longue durée. Comme en témoigne, en écho à Aby Warburg, l'Atlas des pleurs rituels qui complète le livre, c'est avec toute la tradition d'histoire, d'archéologie et d'histoire de l'art du XXe siècle que dialogue cette oeuvre anthropologique puissante et originale.
Résumé : Maléfices, conjurations, sorcellerie, communication avec les esprits, voyance, télépathie : cet essai qui relate d'innombrables pratiques de magie, repose sur une documentation ethnologique de premier plan. Mais son importance, soulignée par des esprits aussi éminents que Benedetto Croce ou Mircea Eliade, tient à l'attitude originale de l'auteur face au problème des pouvoirs magiques, de leur réalité et de leur signification culturelle. Au refus des positivistes, au désintérêt des ethnologues, comme aux illusions qu'ont pu entretenir la parapsychologie et l'irrationalisme, de Martino réplique par une interprétation historique qui assigne à la magie sa place dans le développement de l'esprit humain : celle d'une culture où l'homme doit encore accomplir un effort intellectuel et spirituel pour s'affirmer et s'imposer au monde.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.