
Lettres à ses filles et quelques-unes à son fils
Entre 1802 et 1817, Joseph de Maistre, qui vivait déjà en exil, en Italie ou en Suisse, depuis l'annexion de la Savoie par la France, est envoyé en Russie, à Saint Petersbourg, où il sera ambassadeur du roi de Sardaigne, Victor-Emmanuel Ier. Il a alors laissé derrière lui sa femme, ses deux filles, Adèle et Constance, et son fils Rodolphe. Il n'a jamais vu de ses yeux la plus jeune, née alors que la famille était dispersée dans la fuite. Les lecteurs de Joseph de Maistre, de Baudelaire à Tolstoi, savent qu'un grande part de son travail d'écriture fut vouée à une correspondance magistrale, diplomatique mais surtout philosophique, constituée parfois de véritables essais et dont le charme éclot bien loin de l'austérité dont on a parfois affublé son auteur. Mais au milieu, au c'ur devrait-on dire, de cet ensemble colossal surgissent les lettres bouleversantes à ses trois enfants, dont il ne sait pas seulement quand et même si il les reverra. On constatera que l'éducation épistolaire qu'il dispense ou s'astreint à professer, lorsqu'il s'adresse à ses filles, repose sur une idée que l'on dirait révolue : la différence des sexes. Que la nature de cette différence, pour cet amateur de Molière, nous semble désormais lointaine n'en diminue pas la fonction. Les filles ne s'en laissent pas compter et le père semble savoir déjà qu'il n'aura pas le dernier mot. Mais le débat qu'il entretient, parfois avec malice, quant à la place des femmes dans le monde n'est au fond qu'un prétexte. Pour être paternelles, et sans doute lumineusement patriarchales, ces lettres sont, avant tout, de somptueuses et émouvantes lettres d'amour. * « Le plus grand défaut pour une femme, ma chère enfant, c'est d'être un homme. » J. de M.
| Nombre de pages | 144 |
|---|---|
| Date de parution | 05/03/2025 |
| Poids | 140g |
| Largeur | 113mm |
| EAN | 9782385730284 |
|---|---|
| Titre | Lettres à ses filles et quelques-unes à son fils |
| Auteur | Maistre Joseph de |
| Editeur | FARIO |
| Largeur | 113 |
| Poids | 140 |
| Date de parution | 20250305 |
| Nombre de pages | 144,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
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Voix des Racines. Glossaire giboyeux à l’usage des promeneurs et autres amateurs de mythologie lexic
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L'opinion changée quant aux fleurs
Ponge FrancisCollection "les essentiels" Un nom de collection peut avoir de multiples sources et ce faisant diverses significations. Il peut être un symbole, un signe, un sigle ; il peut être un logo, un graphisme. Mais parfois il arrive qu'il porte sens, très simplement : celui du mot qui le désigne. Les essentiels, donc. Le nom de la collection s'est imposé simplement, dans la plus grande évidence. Parce que, condensé en un texte court, le propos d'un auteur qu'il importe de connaître peut devenir tel. Parce que cet "essentiel" là, s'il ne suffit pas à parcourir l'entièreté d'une oeuvre, remplit néanmoins son office : témoigner fortement d'une vision ou d'une pensée. Parce qu'enfin, à parcourir une collection "d'essentiels" , ce que l'on arpente c'est un chemin sûr dans l'histoire de la littérature. Les textes qui ont vocation à exister dans les essentiels ont un dénominateur commun. Ils ont pour origine et pour inspiration un même fil rouge : une plongée fascinante dans cet âge d'or de la littérature que représentent cinquante années des plus prestigieuses revues littéraires européennes, entre 1920 et 1970. Des textes alors choisis ou écrits par les plus grands écrivains du XXème siècle. Ces pépites de la littérature étaient jusqu'alors voués à rester celés dans ces écrins éphémères que sont les revues littéraires. Avec les essentiels, elles retrouvent vie. De fait, c'est à une pérennité retrouvée que nous convie cette nouvelle collection des essentiels. "L'opinion changée quant aux fleurs" En 1954, en liminaire du texte éponyme, Ponge annonce son propos : "provoquer une modification de l'idée de fleurs, en y faisant rentrer bien des choses tenues à l'écart jusqu'ici". Dans cette perspective, il réunit sous ce titre singulier divers écrits consacrés aux végétaux, ou plutôt au végétal, depuis 1926. L'entreprise poétique de l'auteur du Parti pris des choses se double ici d'une recherche philosophique, pourrait-on dire encore accrue. Il s'en explique en évoquant le projet de "faire adopter une idée philosophique de cet objet (ou plutôt, de ce moment de tout individu, de tout être". Nous ne sommes plus là en face de ces courts moments d'éblouissement poétique consacrés aux "choses" auxquels Francis Ponge nous a accoutumés, mais bien dans la traque méthodique, patiente, exhaustive, organisée d'une essence. Ce texte à part dans l'oeuvre de Ponge, particulièrement magnifique, profondément philosophique, a été publié au printemps 1968 dans la revue L'éphémère (n° 5), puis à fait l'objet d'une nouvelle publication par Gallimard en 1992 dans l'ouvrage Nouveau nouveau recueilEpuiséVOIR PRODUIT11,00 € -

Carnets (1804-1808) précédés de En un mot comme en quatre
Coleridge Samuel Taylor ; Artaud Antonin ; LeyrisSamuel Taylor Coleridge a commencé à tenir un carnet de notes en 1794 dans sa vingt deuxième année, lors d'une randonnée au Pays de Galles. Il devait en garder l'habitude quarante ans durant, jusqu'aux dernières semaines de sa vie. Ces carnets, le poète les qualifia lui-même de « carnets de poche », de « confidents », « d'amis » ou de « compagnons ». C'est dire le rôle et l'importance que ces notations au fil de la plume revêtent pour celui qui dit encore de ces « confidents » qu'ils sont sans doute les seuls qui ne « l'ont point trahi » et de ces « compagnons » que devant eux il n'avait « pas honte de se plaindre, de languir, de pleurer. » Ces textesconstituent une masse considérable de manuscrits, Coleridge tenant simultanément plusieurs carnets, parfois sans date, parfois entrecoupés de pages blanches que le poète remplissait parfois après de longues années. Mais la vitalité de cette pensée, l'acuité de l'observation font de cet ensemble bien davantage qu'une simple introduction à l??uvre poétique de l'auteur du Dit du Vieux marin. Il suffit de feuilleter les Carnets, dans la merveilleuse traduction de Pierre Leyris, pour être saisi par l'urgence poétique de cette écriture : « Mardi matin, 10heures et demi, 17 avril 1804 : La nuit dernière, bourrasques, ballottements sans merci, mes rêves pleins de peine et de larmes amères. » Puis : « Souvent il pleurait dans soin sommeil et il s'éveillait pour trouver/Son oreiller, sous sa joue, froid de larmes/Et pour trouver ses rêves/Si fidèles au passé, ou si prophétiques. » Décrire un ciel, une lumière, un arbre, c'est à la fois apaiser la fièvre de la pensée et lui donner une direction. Les Carnets sont l?expression même de l'incandescence d?une pensée qui donnera par la suite les poèmes les plus bouleversants. « En un mot comme en quatre » par Antonin Artaud (1896 - 1948) « En un mot comme en quatre, Samuel Taylor Coleridge, comme un certain nombre de poètes notoires à qui comme à lui il fut ordonné de se taire par tels moyens de brimade occulte auxquels il serait temps enfin d'apprendre à résister, Coleridge, dis-je, avait eu vent d'une vérité qu'il n'a pu transmettre à personne et qu'il n'a pu faire passer dans ses poèmes que de très loin (?) » Ainsi commence cet étonnant commentaire des Carnets par Artaud, en 1947, lequel poursuit un peu plus loin : « Car ce qui reste de Coleridge dans ses poèmes est encore moins que ce qui de lui-même est resté dans sa propre vie. » Ces quelques lignes disent assez la proximité profonde, intime, presque indicible en réalité, qui, à un siècle distance, lie Coleridge à Antonin Artaud. Peu de temps après le retour d'Antonin Artaud de Rodez, Henri Parisot lui demanda d'écrire une préface pour une traduction qu'il préparait de poèmes de Coleridge. Entre juillet et octobre 1946, Antonin Artaud entreprit à plusieurs reprises d'écrire cette préface sans parvenir à une forme qui le satisfasse. Finalement il envoya en novembre un texte à Henri Parisot sous forme de lettre à laquelle il donna le titre de « Coleridge le traitre ». Texte sur lequel il pratiqua par la suite nombreuses corrections manuscrites. Écrit en juin 1947, au moment où Artaud apportait d'ultimes remaniements, le fragment présenté ici, constitue vraisemblablement l'un de ces addendas. Les deux ?uvres (les Carnets de Coleridge et le texte d'Artaud) ont été publiées ensemble dans la revue L'Ephémère (n° 17) de l'été 1971.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER14,00 €
