THE MAXIMS (BILINGUAL EDITION: FRENCH TEXT, WITH A REVISED ENGLISH TRANSLATION)
DE LA ROCHEFOUCAULD
PAR QUATRE CHEM
6,95 €
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EAN :9782957404827
Of all the French epigrammatic writers, La Rochefoucauld (1613-1680) is at once the most widely known and the most distinguished. Voltaire said: "One of the works that most largely contributed to form the taste of the [French] nation, and to diffuse a spirit of justice and precision, is the collection of maxims by François, duc de La Rochefoucauld; though there is scarcely more than one truth running through the book-that 'self-love is the motive of everything'-yet, this thought is presented under so many varied aspects that it is nearly always striking." And Lord Chesterfield, in his letters to his son: "Till you come to know mankind by your own experience, I know no thing nor no man that can in the meantime bring you so well acquainted with them as La Rochefoucauld: his little book of Maxims, which I would advise you to look into, for some moments at least, every day of your life, is, I fear, too like and too exact a picture of human nature. I own it seems to degrade it, but yet my experience does not convince me that it degrades it unjustly." The Maxims were first published in 1665, under the title "Reflections or sentences and moral maxims"; and the edition of 1678, the fifth, from which the text has been used for the present translation, was the last revised by the author and published in his lifetime (with maxims numbered 1 to 504). Maxims which appeared in previous editions and were suppressed by La Rochefoucauld can be found in the second part, entitled "Maxims withdrawn by the author", here numbered 505 to 583. The French original of this bilingual edition was reviewed by Philippe Renaud. The English translation, originally by John William Willis-Bund and James Hain Friswell, has been thoroughly revised by Rebecca Hazell and Philippe Renaud.
Date de parution
14/02/2022
Poids
205g
Largeur
155mm
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EAN
9782957404827
Titre
THE MAXIMS (BILINGUAL EDITION: FRENCH TEXT, WITH A REVISED ENGLISH TRANSLATION)
Auteur
DE LA ROCHEFOUCAULD
Editeur
PAR QUATRE CHEM
Largeur
155
Poids
205
Date de parution
20220214
Nombre de pages
0,00 €
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Maximes, mémoires et lettres rassemble les oeuvres de François de La Rochefoucauld, moraliste du XVIIe siècle. On y trouve un portrait du duc par lui-même puis son portrait par le Cardinal de Retz, que complètent à la fin quelques lettres, dont celles adressées à Mme de Sablé, femme de lettres accueillant le duc dans son salon. Dans son oeuvre la plus célèbre, les Réflexions ou Sentences et maximes morales, La Rochefoucauld épingle les principes et travers du comportement humain, grâce à une langue concise et décisive, aux figures de l'antithèse, de l'oxymore, de la pointe, et à la tournure restrictive « ne...que » (« Nos vertus ne sont, le plus souvent, que des vices déguisés »), qui permet de démasquer les idées reçues, de traquer les certitudes et d'instiller une condamnation sans appel de la nature humaine. Les Mémoires de l'auteur permettent de connaître sa vie d'avant les Maximes, vie qui a contribué immanquablement à les forger, de son entrée à la cour à seize ans à la fin de la Fronde, dans son opposition à Richelieu puis à Mazarin.
S'il est un écrivain dont la célébrité a grandement desservi la connaissance de l'oeuvre, c'est bien Paul Valéry. Passage obligé des écoliers, de ce poète malgré lui, qu'une lucidité féroce portait à renoncer aux fétiches de la littérature, nous avons tous lu au moins quelques vers. Mais qui connaît le produit de son « vice » matutinal, cet entretien infini avec lui-même qu'il poursuivit cinquante années durant, griffonnant chaque jour ses réflexions, à l'heure où d'autres célèbrent l'office de matines ... Cette « contre-oeuvre » - 26 600 pages réparties dans 261 cahiers -, rétive à toute unité falsifiée, s'offre aujourd'hui à nous comme ressource infinie de pistes et interrogations sur une infinité de thèmes. Compte rendu obstiné de l'enlisement que constituent nos idoles innombrables, raison, histoire, identité, langage, etc., l'anthropologie qui s'y livre - par nature insolite et incodifiable - appelle le contrepoison d'une présence à soi non tronquée, invite à l'échappée hors nos aliénations consenties, convoque des résonances aptes à secouer « l'appareil énergétique de la vie ». Paru dans sa totalité pour la première fois chez Gallimard en 1942, Mauvaises pensées et autres est un recueil composé pour beaucoup de fragments (plus ou moins remaniés) tirés du chantier « éternellement provisoire » que sont ces Cahiers, et constitue une excellente ouverture à l'esprit qui les anime. Éclats de parole qui ne demandent qu'à rafraîchir notre regard sur les choses et nous-mêmes, on ne trouvera dans cette écume recueillie « in media nocte » aucune réponse, aucun système, aucun prêt-à-penser, aucun « faux équilibre ». Car si équilibre il y a, ce ne peut être que celui du surfeur sur sa vague : Valéry ne soumet pas son esprit, il le chevauche perpétuellement. Et si ruptures, contradictions ou discontinuités sont fréquentes, elles ne sauraient briser le dynamisme qui le porte. Dans cette édition, il nous a semblé avantageux de numéroter chaque fragment, afin de faciliter le report au texte à partir de l'index. Concernant les annotations, notre intention a été avant tout d'indiquer des liens, hypothétiques ou reconnus, au sein du corpus valéryen, mais également avec les oeuvres, la pensée, et parfois les critiques d'autres auteurs.
Dans ce pays qui est libre, il est rigoureusement interdit de puiser dans la mer un verre d'eau, de cultiver dix pieds de tabac, et pour un peu il y serait dangereux d'allumer un cigare au soleil avec une loupe. Tout ceci est fort sage sans doute, et se doit justifier quelque part. Mais la pression n'en existe pas moins, et voici la remarque où je voulais en venir : le nombre et la force des contraintes d'origine légale est peut-être plus grand qu'il ne l'a jamais été. La loi saisit l'homme dès le berceau, lui impose un nom qu'il ne pourra changer, le met à l'école, ensuite le fait soldat jusqu'à la vieillesse, soumis au moindre appel. Elle l'oblige à quantité d'actes rituels, d'aveux, de prestations, et qu'il s'agisse de ses biens ou de son travail elle l'assujettit à ses décrets dont la complication et le nombre sont tels que personne ne les peut connaître et presque personne les interpréter. Je suis près d'en conclure que la liberté politique est le plus sûr moyen de rendre les hommes esclaves, car ces contraintes sont supposées émaner de la volonté de tous, qu'on ne peut guère y contredire, et que ce genre de gênes et d'exactions imposées par une autorité sans visage, tout abstraite et impersonnelle, agit avec l'insensibilité, la puissance froide et inévitable d'un mécanisme, qui, depuis la naissance jusqu'à la mort, transforme chaque vie individuelle en élément indiscernable de je ne sais quelle existence monstrueuse.
« Que si j'eusse été parmi ces nations qu'on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t'assure que je m'y fusse très volontiers peint tout entier, et tout nu. » C'est ainsi que Montaigne nous introduit à ses Essais, invitant le lecteur à un voyage au long cours où l'auteur dévoile son être dans toute sa nudité. Ne nous y trompons pas : loin d'être un exercice d'introspection égocentré, cette entreprise littéraire sans précédent incarne un nouveau type d'humanisme. - Explorer l'universel à travers le singulier, c'est le pari audacieux de Montaigne, qui va bien au-delà de la simple autobiographie ou de la quête de clarté intérieure : « On attache aussi bien toute la philosophie morale à une vie ordinaire et privée qu'à une vie de plus riche étoffe : chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition. » Rendre palpable l'humanité foisonnante et protéiforme à l'origine de cette oeuvre fondatrice, telle est l'ambition que s'est fixée Jean Prévost dans cette Vie de Montaigne. Loin d'une approche hagiographique ou purement universitaire, il nous offre un portrait vivant et sensible d'un homme de chair et d'esprit, ancrant son existence dans le contexte tumultueux du XVIe siècle tout en soulignant la modernité intemporelle de son cheminement intellectuel et spirituel. Déroulant le fil de cette existence remarquable, Jean Prévost nous dévoile la genèse d'une alchimie unique, mettant en lumière la façon dont un homme a su transformer le terreau fertile de son expérience en un jardin philosophique où chaque fleur est une manifestation de la sagesse éternelle et un miroir de notre humanité partagée.
Auteur de romans, de pièces de théâtre et d'essais, reconnu en particulier pour L'homme sans qualités, l'oeuvre de sa vie, Robert Musil prononça cette conférence à Vienne les 11 et 17 mars 1937, à l'invitation de l'Österreichische Werkbund, une association d'artistes, d'architectes et d'entrepreneurs. Soit un an exactement avant l'entrée des troupes allemandes en Autriche. Le sculpteur Fritz Wotruba, qui assista à l'une d'entre elles, écrivit : "[... ] il a ensuite donné sa fameuse conférence sur la bêtise, à l'instigation de ses amis. Ce fut la dernière de quelque envergure que j'ai entendue depuis lors sur le sol viennois. Mais ce fut aussi son dernier succès public, jusqu'à la fin de sa vie [... ]. S'il fut compris, je ne le sais [... ]. Je pense que ce fut également le dernier rassemblement d'intellectuels à une heure qui n'avait plus besoin d'un appel particulier, c'était une fête d'adieu - et des morts ; car, parmi les présents, soixante-quinze pour cent étaient des Juifs". Quelle compréhension, en effet, l'auteur d'un roman expérimental interminable pouvait-il espérer d'un monde alors pénétré jusqu'en son coeur par le fanatisme des religions politiques rouge, noire et brune ? On sait aussi qu'à cette époque, certaines préoccupations personnelles de Musil lui étaient un inquiétant et douloureux fardeau : une santé chancelante et, sans ressource, il ne pouvait compter sur ses écrits pour s'assurer une existence décente, leur diffusion, d'abord quasi confidentielle, étant rendue impossible par la situation désastreuse de son pays. Bientôt, il lui faudrait se résigner à quitter Vienne afin de trouver refuge à Genève avec sa compagne, Martha Marcovaldi, d'origine juive. Il y mourra en 1942. Musil s'était déjà montré intéressé par la nature et les modalités de la bêtise. Réagissant ainsi, en 1930, à l'éviction de l'éminent juriste Hans Kelsen du tribunal constitutionnel, - exemple emblématique d'une série d'attaques qui conduiront à la dissolution du droit démocratique au sein de la Première République autrichienne, - il note sarcastiquement dans ses Journaux "qu'il faudrait fonder une société contre l'expansion de la bêtise" . On ne peut que regretter aujourd'hui encore l'absence d'une telle "société" , tant l'éclatant à-propos de sa tentative, dans cette conférence tout en ironie, de diagnostiquer un certain "malaise dans la culture" de son époque ferait presque oublier sa pertinence actuelle !