De l'orbite au territoire helvétique. Une histoire des communications
Sandoz Marie
ALPHIL
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EAN :9782889306657
Le 4 octobre 1957, le bip-bip du satellite soviétique Spoutnik déclenche la Course à l'espace. Un an plus tard, le premier satellite de communication expérimental est mis en orbite par les États-Unis et, à partir de 1964, des services de téléphone et de télévision satellitaires sont commercialisés pour devenir cet élément quotidien de nos communications. Or, la Confédération n'a jamais mis en place un programme spatial national, favorisant une approche multilatérale. Depuis la Suisse, il est donc moins question de s'intéresser au développement de cette technologie qu'à son intégration dans un territoire donné. De la mise en scène d'un téléphone transatlantique au Comptoir suisse de 1962 à la Conférence mondiale sur la radiodiffusion par satellite de 1977, en passant par la politique multilatérale de la SSR ou par les représentations de la Grande Oreille de Loèche, cet ouvrage dévoile les facettes de l'intégration des communications spatiales en Suisse. Il met en évidence les conflits qui la façonnent, replace les communications spatiales dans des évolutions de longue durée et analyse les jeux d'échelles à l'oeuvre dans leur appropriation par des acteurs variés. Cet ouvrage détricote ainsi le mythe du satellite comme le vecteur d'une révolution globale tout en proposant une histoire transnationale de la Suisse. En croisant les approches théoriques, il propose, enfin, une réflexion sur les reconfigurations du téléphone et de la télévision avant le numérique.
Nombre de pages
350
Date de parution
17/04/2025
Poids
530g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782889306657
Auteur
Sandoz Marie
Editeur
ALPHIL
Largeur
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20250417
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350,00 €
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On ne coiffe bien qu'avec le coeur. Tout le reste c'est du démêlant ! Jean-Louite (coiffeur itinérant chez les hibernants). C'est le premier jour du printemps et ce soir a lieu la grande parade. Mais pour l'instant tout le monde vient de se réveiller hirsute, car poils et crinières ont poussé n'importe comment tout l'hiver. Pour Jean-Louite, ce jour est encore plus spécial. Car dans le troupeau de Jean-Louite, dès que les biquettes atteignent leurs trois ans, elles doivent passer des épreuves pour devenir coiffeuses itinérantes. Et cette année, Mémé l'a dit, c'est au tour de Jean-Louite. Il devra avoir coiffé tout le monde pour la parade du printemps sans perdre une minute car, à la fin de journée, la pire épreuve capillaire l'attend : coiffer Pauvre Bernard ! Une histoire tordante, avec les meilleures punchline de la littérature jeunesse ! Et aussi, mine de rien et vous l'avez deviné, une histoire d'acceptation et de confiance en soi, qu'on soit plutôt paillettes ou plutôt hérisson.
On dit de l'homéopathie qu'il s'agit d'une médecine douce. On l'a souvent présentée comme une médecine alternative. Aujourd'hui on la tient volontiers pour complémentaire de la médecine scientifique moderne. La vente de ses produits dans les pharmacies renforce encore cette idée. Cet ouvrage retrace l'histoire de cette doctrine et des pratiques qu'elle a pu inspirer. Au cours des deux cents ans qui ont suivi l'?uvre fondatrice de l'érudit allemand Samuel Hahnemann, on a vu la thérapeutique des " hautes dilutions " se présenter comme un système de pensée, pièce maîtresse d'une véritable conception du monde de tonalité vitaliste, fort hostile à la médecine. Aujourd'hui, elle revendique des titres de scientificité et ses défenseurs la veulent intégrée à la grande tradition médicale. Mais n'est-ce pas au prix d'une profonde méprise ? Evaluée à l'aune de l'histoire de la médecine et des sciences, de la pharmacologie et de l'anthropologie médicale, la vraie nature de l'homéopathie se dévoile. Depuis une trentaine d'années, profondément marquée par les mouvements de spiritualité écologiste, son succès est celui d'un rituel de conjuration profane permettant de faire face aux incertitudes que suppose tout mal être. L'essentiel des débats qui opposent partisans et adversaires de l'homéopathie et les conflits qui déchirent ceux qui y " croient " et ceux qui n'y " croient " pas, s'en trouve éclairé. Car l'homéopathie peut très bien être efficace, sans que cette efficacité soit du même type que celle de la biomédecine, sans que leurs bases théoriques soient en aucun sens comparables.
Suffit-il de réunir autour d'une même table les plus grands scientifiques et les plus brillants philosophes d'une époque pour garantir au monde une paix durable ? Dans le sillage de la création de la Société des Nations (SDN), installée à Genève a la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs personnalités proposent qu'on la complète d'un organe moins versé dans les questions politiques et économiques : une véritable "Société des Esprits" qui rassemblerait les hommes et femmes des sciences et des arts. C'est à cette fin qu'est fondée, en 1922, la Commission internationale de coopération intellectuelle (CICI), qui réunit des figures académiques de premier plan telles qu'Henri Bergson, Marie Sklodowska-Curie ou Albert Einstein, préfigurant ainsi la naissance de l'UNESCO deux décennies et un nouveau conflit mondial plus tard. S'appuyant sur une analyse minutieuse et innovante des riches archives de la Commission, cet ouvrage retrace l'évolution de cette dynamique tout au long de l'entredeux- guerres. Il révèle qu'au-delà de ses acteurs les plus célèbres, une multitude de "petites mains" de la coopération intellectuelle s'emploient, au quotidien, à tisser un dense réseau de relations scientifiques et culturelles qui s'institutionnalisent progressivement.
Dans son dossier "Histoire" , Didactica Historica 12/2026 explore l'histoire de l'interaction humain-animal en tant que rapport physique et culturel qui ne cesse de se recomposer au fil du temps et qui concerne tous les domaines de l'expérience humaine : de la spiritualité à la science, des arts à la philosophie, de l'économie aux pratiques sociales et politiques. Le dossier est conçu dans un souci de décentrement, rendant possible une autre version de l'histoire qui fait la part belle au point de vue animal et qui nous apprend peut-être davantage sur nous-mêmes que sur les animaux. Cet effort de décentrement peut nous soutenir dans nos manières de penser la place de l'humain face à l'émergence de l'intelligence artificielle.
Cet ouvrage prolonge l'exposition multisite "Des étoiles aux atomes... L'Observatoire cantonal de Neuchâtel" , consacrée à une institution majeure de l'histoire scientifique et horlogère neuchâteloise, dont le rôle a longtemps été relégué à l'arrière-plan. Fondé par l'Etat afin de soutenir le développement horloger par l'astronomie, l'Observatoire fut un lieu central où s'est construite, sur la longue durée, une culture de la précision. En écho aux expositions présentées au Musée d'horlogerie du Locle, au Musée international d'horlogerie de La Chaux-de-Fonds, au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, ainsi que sur le site historique de l'Observatoire sur la colline du Mail, cet ouvrage réunit des contributions de spécialistes issus de différents champs disciplinaires. Jouant sur les changements d'échelle, du local à l'international, il explore les multiples activités développées au sein de l'institution : mesure du temps, astronomie, géodésie, sismologie, chronométrie. Richement illustré, il s'adresse à un large public curieux de comprendre comment se sont élaborées les pratiques et les normes de la précision.