Je connais la situation, mais comment agir ? Savoir, savoir agir et agir
De Coninck Frédéric
L'HARMATTAN
15,50 €
Epuisé
EAN :9782296086296
Les Cahiers " Savoir, Savoir agir et Agir " ont pour ambition de revenir sur l'origine des sciences sociales, lesquelles, comme dans le " Cours de Philosophie Positive " d'Auguste Comte, séparèrent le monde des sciences de leur application, et confièrent aux seuls ingénieurs le soin de les relier. Ne se contentant plus de diagnostiquer les problèmes en laissant aux responsables le soin de les résoudre, ces Cahiers cherchent à rapprocher les arts, comme ceux de la guerre, des résultats de recherche en sciences sociales et proposent, en conséquence, des méthodes de résolution de problèmes absentes de ces dernières. Cet ouvrage, présenté par Frédéric de Coninck, analyse des cas où l'expérience est source de savoir et montre comment les arts de la guerre ont ouvert le chemin à la conceptualisation de cette relation.
Nombre de pages
125
Date de parution
16/06/2009
Poids
145g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296086296
Titre
Je connais la situation, mais comment agir ? Savoir, savoir agir et agir
Auteur
De Coninck Frédéric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
145
Date de parution
20090616
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Où est notre place dans la famille, la société, l'Eglise, la vie ? interrogent les jeunes, mais aussi leurs aînés. Et pour ceux qui l'avaient trouvée - ou croyaient l'avoir trouvée - ne s'est-elle pas affadie, figée, sclérosée ? Cette place a-t-elle donné matière à chacun d'approfondir son humanité, de comprendre le monde et de contribuer à le construire avec d'autres ? Des questions que l'auteur aborde au travers du thème de la vocation en examinant de nombreux personnages bibliques appelés par Dieu à exercer une mission au service et au milieu des hommes. Une manière de mettre en évidence le caractère particulier et unique de chacun, comment une expérience très intime, vécue dans l'intimité personnelle, met en route vers les autres. La vocation - peut-être un appel d'un instant - mais aussi et surtout, un cheminement de toute une vie.
Extrait Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho... Les affres de la solidarité lorsque l'espace s'élargit et que la mobilité augmente La parabole du bon Samaritain est l'un des textes les plus connus et les plus commentés de l'évangile de Luc. Elle est introduite par un bref dialogue entre un légiste et Jésus à propos, notamment, du commandement : «tu aimeras ton prochain comme toi-même». Ce commandement soulève une question chez le légiste : «qui est mon prochain ?» (Le 10.29). Lorsque nous lisons le texte, aujourd'hui, nous considérons volontiers cette question comme mesquine. Le légiste nous semble chercher la petite bête et restreindre un peu vite la portée du commandement de Dieu. Je crois, pour ma part, que sa question était sincère et qu'elle renvoyait à un authentique malaise qui le travaillait. Et je pense, qui plus est, que ce malaise est largement analogue au malaise que ressentent aujourd'hui beaucoup d'hommes sur la surface de la terre. L'idée de prochain, en grec comme en français, renvoie à l'idée de quelqu'un qui est près de nous : «proche». Mais proche dans quel sens ? Au premier siècle de notre ère, les conditions de la proximité ont bien changé. Il est devenu plus facile de se déplacer dans l'ensemble de l'Empire romain. Depuis le règne d'Auguste (le «César Auguste» mentionné au moment de la naissance de Jésus), les conflits régionaux se sont éteints en Asie Mineure et les guerres se sont éloignées aux frontières de l'Empire, loin de la Méditerranée alors sillonnée par de nombreux navires. Les routes romaines se sont multipliées et tout cela est d'ailleurs lisible en creux quand on remarque avec quelle facilité les apôtres voyagent dans le livre des Actes. Paul mentionne bien l'existence de bandits (2 Co 11.26); il y en a également dans la parabole, mais il n'en reste pas moins que la mobilité a considérablement augmenté à cette époque. On se retrouve donc à croiser dans la ville ou sur les routes des personnes qu'on ne connaît pas. Celui qui est proche dans l'espace n'est pas forcément proche socialement. Et puis il y a pire et cela remonte à plus loin. Depuis 63 avant Jésus-Christ, la Palestine est occupée par les Romains. Les juifs croisent tous les jours, dans les rues, une armée d'occupation. La Palestine est une colonie dont les richesses partent à Rome. Ces soldats ennemis sont proches, trop proches : sont-ils des prochains ?