Si les robinets de votre maison vous donnent une eau chaude et douteuse, si les mouches s'acharnent sur vos mets et si les sauces et les petits laits tournent dans vos armoires, pensez aux chasses dans les régions polaires, pensez aux lions marins mordant à pleines dents dans le bois des embarcations qui tanguent de façon inquiétante ; pensez aux grandes forêts de sapins sur les flancs des monts élevés à l'heure où le soleil disparaît lentement dans l'air clarifié derrière les cimes rocheuses et ouvre, par son déclin, les portes aux vents frais qui font revivre les plantes et les fleurs et font sortir les animaux des terriers et des repaires où les avait chassés la chaleur du midi. Pensez aussi à ces villes bénies où le brouillard et la brume étendent éternellement leurs voiles bienfaisants, où les enfants albinos peuvent fixer en plein jour le disque du soleil, où les hommes ont la peau claire et les yeux bleus et où les peintres travaillent longtemps à des portraits et à des marines, qu'une fois terminés on peut examiner à la loupe. "Ainsi parlait Hebdomeros, notre contemporain, cousin de Maldoror, dans ce livre que Giorgio de Chirico acheva d'écrire en 1929, que Henri Parisot publia en 1964 dans L'Age d'or, et qui reparaît enfin aujourd'hui dans la même collection". Tout ce qu'il y a de dur dans le monde : les pierres de la terre, les os des hommes et des animaux, semblait à jamais disparu ; une grande vague, grasse et irrésistible, d'une tendresse infinie, avait submergé toute chose et, au milieu de ce nouvel Océan, le navire d'Hebdomeros flottait immobile, toutes voiles pendantes".
Nombre de pages
132
Date de parution
19/11/1992
Poids
156g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080645203
Titre
Hebdomeros
Auteur
De Chirico Giorgio
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
156
Date de parution
19921119
Nombre de pages
132,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Hebdomeros, c'est le fantôme paisible, le spectre lumineux de Giorgio De Chirico: Dante et Virgile en une seule personne. II accomplit un périple complet à travers le monde créé par le peintre. De même que les peintures de Chirico demandent à être lues, ce livre exige qu'on le "regarde" ainsi que l'on regarde un tableau. "L'un des livres les plus superbement personnels qui nous aient jamais été offerts. Je pense que l'on suivra avec ravissement les détours du beau rêve romantique qui prend la place de la banale existence à condition que l'on ne s'arrête pas à l'aspect superficiel de la réalité. Aller jusqu'au fond de l'ordinaire, c'est le secret et c'est la méthode de Chirico comme de Kafka, et c'est le seul moyen efficace d'accéder à un univers fantastique', écrivait André Pieyre de Mandiargues. Biographie de l'auteur Né en Thessalie de parents italiens, le peintre Giorgio De Chirico (1888-1978) dressa, seul et à contre-courant de toutes les tendances de l'art moderne, les décors d'un théâtre de fantômes."
De Chirico Giorgio ; Tassilit Marin ; Mazars Pierr
14 juillet 1911: dans les rumeurs de la fête, Giorgio De Chirico débarque à Paris. Bientôt, ce sont les samedis d'Apollinaire, les soirées chez les surréalistes, que traversent Aragon, Éluard, Breton, Max Jacob, Derain... Bref, tout ce que Paris compte alors d'illustrations dans le domaine de l'intelligence et des arts et que l'on va bientôt apprendre à vénérer. Mais l'auteur de ces Mémoires, lui, ignore les "gloires établies'. II exerce sur chacun une dent bien aiguisée, à Paris comme à travers le monde, Rome, Munich, New York ou Milan. Biographie de l'auteur Né en Thessalie de parents italiens, le peintre Giorgio De Chirico (1888-1978) dressa, seul et à contre-courant de toutes les tendances de l'art moderne, les décors d'un théâtre de fantômes."
De Chirico Giorgio ; Lemaire Gérard-Georges ; Pico
Giorgio de Chirico, né en 1888 en Grèce, à Volos, est mort à Rome en 1978. Inventeur dès 1910 de la peinture métaphysique, il marqua de son empreinte le mouvement surréaliste animé par André Breton. De 1911 à 1915 il séjourna souvent à Paris où il rencontra peintres et poètes d'avant-garde. En 1920, il mit un terme à cette période pour revenir à la peinture classique. C'est à cette époque qu'il écrivit Hebdomeros, pur chef-d'?uvre de fiction onirique, rédigé, comme tous ses textes, en français. La publication intégrale de Monsieur Dudron, dont un fragment parut en 1945 à Paris, est le dévoilement d'une merveille.