Extrait Extrait de l'introduction Un tsunami s'apprête à déferler sur nos écoles, nos universités, nos grandes écoles. Du nord au sud de la Silicon Valley californienne, établissements d'enseignement supérieur, entreprises, centres de recherche publics ou privés ont inscrit l'éducation sur leurs agendas de travail, à égalité avec les autres priorités du moment - nanotechnologies, génomes à trois cents dollars, biotechnologies, énergies vertes... L'écosystème qui a converti en quelques décennies des milliards d'êtres humains au smartphone et à Internet a mis toute sa puissance de travail et d'innovation au service d'un objectif : réinventer l'éducation. Si ce tsunami produit sur l'éducation les mêmes effets que sur les industries de la presse, du disque ou de la distribution - précédentes cibles, qui restèrent trop longtemps confites dans leur modèle économique et leurs tranquilles certitudes -, trois conséquences affecteront demain les enseignements primaire et supérieur, après-demain l'enseignement secondaire : un changement de modèle économique conduisant à une baisse des tarifs du privé, donc à un changement radical des termes du marché scolaire et universitaire ; une prise de pouvoir définitive du consommateur d'école sur le citoyen usager du service public ; la montée en puissance des organisations collaboratives au détriment des structures pyramidales, qui dominent l'organisation scolaire et universitaire partout dans le monde, notamment en France. Que vous soyez étudiant, parent, salarié ou enseignant, ce tsunami vous atteindra. Ceux qui l'auront anticipé et en auront compris les dynamiques en tireront profit ; les autres en pâtiront, rudement. L'objet de ce livre est d'en décoder l'impact individuel et collectif. Ces changements concerneront en premier lieu l'enseignement supérieur. Parce qu'il est déjà structuré en marché. Parce que le secteur privé y est fort et s'est construit, depuis ses origines, sur sa capacité à proposer des approches pédagogiques disruptives. Parce que les ordinateurs, tablettes et smartphones ont déjà envahi amphis et salles de travaux dirigés alors qu'ils restent le plus souvent dans les cartables au collège et au lycée. Parce que nombre d'établissements ont effectué les indispensables investissements matériels. Parce que le lien avec le marché de l'emploi permettra très vite de prouver - ou non - l'efficacité de telle ou telle innovation. Enfin parce qu'une partie minoritaire mais hyperactive et influente du secteur vit à l'heure de la mondialisation. Les signes annonciateurs de la révolution sont déjà perceptibles et ne concernent pas seulement l'engouement pour les MOOC (Massive Open Online Courses), qui méritent attention et encouragements, mais dont la conception actuelle est probablement à l'innovation pédagogique ce que Pong est à World of Warcraft en matière de jeu vidéo (le MOOC se contente pour l'heure d'actualiser la forme la plus traditionnelle, la plus conservatrice, de pédagogie : celle du cours magistral). Écoles de commerce, d'ingénieurs, de design sont en train de diversifier leurs modes de recrutement et leurs organisations pédagogiques pour y intégrer les fondamentaux de la révolution numérique et de l'innovation ; on commence à enseigner le design thinking. Des formations mariant commerce, technologie et conception voient le jour (Web School Factory, master Idea à Lyon...). Le potentiel pédagogique des «jeux sérieux» (serious games) commence à être reconnu. Certaines écoles renoncent aux concours traditionnels pour aller chercher les talents ailleurs que dans le vivier formaté des bacheliers S mention très bien (France Business School), d'autres - y compris les plus prestigieuses - élargissent leurs viviers de recrutement via des voies d'accès destinées aux bacheliers moins «scolaires» (d'ores et déjà deux diplômés de grande école sur trois ne sont pas passés par une classe préparatoire, étape qui n'est aujourd'hui indispensable que pour accéder au top 10 des écoles de commerce et au top 20 des écoles d'ingénieurs). (...)
Nombre de pages
195
Date de parution
26/03/2014
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782234060548
Titre
Le tsunami numérique
Auteur
Davidenkoff Emmanuel
Editeur
STOCK
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20140326
Nombre de pages
195,00 €
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Biographie de l'auteur Emmanuel Davidenkoff est journaliste à Libération et à France Info. Il a notamment publié, en collaboration avec Pascal Junghans, Du bizutage, des grandes écoles et de l'élite (Plon, 1993) et, en collaboration avec Brigitte Perucca, La République des enseignants (Jacob-Duvernet, 2003).
Le 21 avril 2002, le lien historique entre la gauche de gouvernement et l'école s'est rompu : les enseignants ont fait défection. Les indices du divorce s'accumulent depuis longtemps. L'ascenseur scolaire reste en dérangement pour les modestes et les défavorisés. Le système de sélection des élites n'a jamais autant privilégié les grandes écoles. Les personnels de l'Education nationale se disent déboussolés. Le débat public est en panne ou se résume à des échanges d'anathèmes qui font le lit des extrémismes... Aujourd'hui, le gouvernement amorce le premier débat public sur les missions de l'école depuis 1989. Que la droite ose s'emparer d'un domaine dont elle se croyait exclue jusque-là est peut-être l'ultime indice des bouleversements survenus depuis vingt ans. Que s'est-il passé depuis le triomphe de la "République des professeurs" en 1981 ? Nourri d'enquêtes et de témoignages, Comment la gauche a perdu l'école analyse ce qui aura été "le plus grand échec de la gauche au pouvoir" : sa politique éducative. Spécialiste des questions d'éducation, Emmanuel Davidenkoff est journaliste à Libération, chroniqueur sur France Info, et co-auteur Du bizutage, des grandes écoles et de l'élite (Plon, 1993).
Réussir son orientation et ses inscriptions dans l'enseignement supérieur n'est pas une mince affaire. Comprendre le site admission-postbac.fr non plus. Pour réussir son orientation et ses inscriptions dans l'enseignement supérieur, déposer sa candidature et indiquer ses voeux d'orientation sur admission-postbac.fr est une démarche incontournable. Mais la procédure complexe déroute les bacheliers et leurs parents. Comment s'inscrire et quand? Comment classer ses voeux? Comment faire si l'une des poursuites d'études envisagée n'est pas répertoriée sur le site? Quel est le nombred'inscriptions possibles en BTS, DUT, à l'université ou en classes prépa? Comment savoir si les écoles ont accepté le dossier d'un élève? En cas de mauvaise manipulation, y-a-t-il des recours possibles? Toutes les réponses à ces questions dans ce livre pour voir à coup sûr ses voeux exaucés.Comprendre le fonctionnement du site est une chose, présenter des dossiers que retiendront les responsables de formation en est une autre. Sur quels critères sont triés les candidats? Quels sont les arguments qui font la différence? Des responsables de formation passent au crible les dossiers scolaires et les lettres de motivation de candidats et expliquent pourquoi ces dossiers ont été retenus.
Parce qu'il est difficile de savoir quelle stratégie adopter pour voir ses demandes d'orientation aboutir, Sophie de Tarlé, journaliste à l'Etudiant, répond aux nombreuses questions pratiques que se posent les jeunes et leurs parents sur le dispositif d'Admission postbac. Comment classer mes vœux ? Quel est le nombre d'inscriptions possible ? Comment savoir si les écoles m'ont accepté ? J'hésite entre plusieurs classes prépas mais j'ai peur de faire le mauvais choix. Est-il possible de changer d'avis après une première sélection ? En cas de mauvaise manipulation, y a-t-il des recours possibles ? Comment utiliser le "oui, mais" ?
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.
C'est l'histoire d'un garçon qui vit seul avec sa mère dans un petit pavillon non loin d'une cité. C'est l'histoire d'un été, saison dangereuse et violente. C'est l'histoire de Jérémie, de son obsession pour Sami. L'histoire d'une désertion aussi. La jeunesse est un état sauvage où tout peut arriver, tout peut se détruire, parce que tout tient sur une seule force : le désir.
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.
Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : "inconnu". Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les "terroristes", interrogé. Puis ce sera l?engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l?en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j?irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l?inventerai. Pour qu?il revive. » J.-L.C.Le grand livre que Jean-Luc Coatalem portait en lui.Notes Biographiques : Jean-Luc Coatalem, écrivain et rédacteur en chef adjoint à Géo, a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001, prix des Deux-Magots), Le Gouverneur d?Antipodia (Le Dilettante, 2012, prix Nimier), Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013), et, chez Stock, Fortune de mer (2015) et Mes pas vont ailleurs (2017, prix Femina Essai).