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Spectres de Goethe. Les métamorphoses de la "littérature mondiale"
David Jérôme
AMSTERDAM
14,00 €
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EAN :9782350960548
L'agent littéraire : En deux mots, quelle est l'histoire ? Lui : Deux personnages discutent des usages historiques de la notion de "littérature mondiale". Moi : De Goethe à Pascale Casanova. Lui : Dans les villes où cette notion a fait l'objet d'une réappropriation significative. Moi : De Weimar à New York, en passant par Istanbul, Bruxelles ou Paris. L'agent littéraire : Il me faudrait quelques mots clés. Lui : Oh ! c'est facile : il sera question des formes contemporaines de l'humanisme, des ambitions et des craintes associées à la mondialisation depuis deux siècles, à l'ambivalence critique de la catégorie même d'universalité... Moi : Et du rôle que des intellectuels ou des chercheurs ont confié à la littérature dans l'instauration d'une communauté culturelle globale. L'Agent littéraire : Quelques noms supplémentaires ? Moi : Karl Marx, Erich Auerbach, Edward Said, David Damrosch, Franco Moretti. Sans compter ceux qui ne vous diraient peut-être rien hors contexte.
Nombre de pages
320
Date de parution
25/01/2012
Poids
366g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350960548
Titre
Spectres de Goethe. Les métamorphoses de la "littérature mondiale"
Auteur
David Jérôme
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
366
Date de parution
20120125
Nombre de pages
320,00 €
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Martin Bodmer a réuni une collection privée si précieuse et si cohérente d'ouvrages et de manuscrits anciens qu'il a eu le privilège rare de pouvoir la désigner par un nom latin : la Bodmeriana. Des années 1920 jusqu'à sa mort, en 1971, il a ainsi constitué une bibliothèque de plusieurs dizaines de milliers de documents qui embrassent toute l'histoire de l'écriture. Cette entreprise de longue haleine fut guidée par une philosophie de la littérature mondiale. Héritier de la "Weltliteratur" rêvée par Goethe, Bodmer a toutefois reformulé cet idéal à l'horizon des débats intellectuels du XXe siècle, des horreurs de la Seconde Guerre mondiale et de ses propres aspirations spirituelles. Bodmer associait à la littérature mondiale des promesses que seule une enquête minutieuse permet de préciser. A l'exploration de ses archives personnelles, il faut ajouter l'inscription de ses réflexions dans le contexte dense et parfois confus de l'époque. Il apparaît alors que Bodmer est sans doute le penseur le plus conséquent de la littérature mondiale depuis deux siècles.
L'Ours Blanc publie des textes brefs et singuliers, en leur consacrant un numéro entier. Le sommaire de la revue s'écrit donc au fur et à mesure des livraisons. Cette volonté d'ouverture témoigne de l'envie d'aborder le champ littéraire comme un espace dont les limites n'ont rien de définitif ni de contraignant. Faire la fête avec un seul confetti de Jérôme David est le quatorzième numéro de L'Ours blanc
Cet ouvrage propose, à partir du cas-limite de La Comédie humaine, une réflexion sur ce que la littérature fait au monde de ses lecteurs. A la croisée du roman historique, du roman sentimental et de la « littérature panoramique », le roman balzacien s'est progressivement confondu avec une politique de la représentation destinée à fournir des cadres collectifs aux expériences bouleversées de la période post-révolutionnaire. Cette communauté que l'oeuvre de Balzac nous invite encore à rejoindre aujourd'hui ne se définit pas par des valeurs, mais par un rapport aux valeurs dont l?éthique se résume en trois mises en garde: «ne généralise pas ton point de vue sur autrui au delà du degré de généralité que tu accepterais de te voir toi-même imposé »; «ne t'exclus pas de la communauté que tu décris, et à laquelle tu t'adresses »; « ne prétends pas juger toi-même de ce que tu es ». Au fil d'une enquête centrée sur l?émergence de la notion de type romanesque, qui fonde le réalisme proprement dit et perdurera jusqu?à sa remise en cause par le Nouveau Roman, c'est toute l'effervescence de la première moitié du XIXe siècle français qui se donne à lire: réception enthousiaste de Walter Scott, transformations de l'historiographie romantique, légitimité littéraire incontestable du roman sentimental, misogynie d'une conception « virile » de l'acte créateur, ? et, surtout, politisations différenciées de l'esthétique.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.