Cet ouvrage propose, à partir du cas-limite de La Comédie humaine, une réflexion sur ce que la littérature fait au monde de ses lecteurs. A la croisée du roman historique, du roman sentimental et de la « littérature panoramique », le roman balzacien s'est progressivement confondu avec une politique de la représentation destinée à fournir des cadres collectifs aux expériences bouleversées de la période post-révolutionnaire. Cette communauté que l'oeuvre de Balzac nous invite encore à rejoindre aujourd'hui ne se définit pas par des valeurs, mais par un rapport aux valeurs dont l'éthique se résume en trois mises en garde: «ne généralise pas ton point de vue sur autrui au delà du degré de généralité que tu accepterais de te voir toi-même imposé »; «ne t'exclus pas de la communauté que tu décris, et à laquelle tu t'adresses »; « ne prétends pas juger toi-même de ce que tu es ». Au fil d'une enquête centrée sur l'émergence de la notion de type romanesque, qui fonde le réalisme proprement dit et perdurera jusqu'à sa remise en cause par le Nouveau Roman, c'est toute l'effervescence de la première moitié du XIXe siècle français qui se donne à lire: réception enthousiaste de Walter Scott, transformations de l'historiographie romantique, légitimité littéraire incontestable du roman sentimental, misogynie d'une conception « virile » de l'acte créateur, ? et, surtout, politisations différenciées de l'esthétique.
Date de parution
25/11/2010
Poids
680g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782745320391
Titre
BALZAC UNE ETHIQUE DE LA DESCRIPTION
Auteur
DAVID (JEROME)
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
680
Date de parution
20101125
Disponibilité
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L'agent littéraire : En deux mots, quelle est l'histoire ? Lui : Deux personnages discutent des usages historiques de la notion de "littérature mondiale". Moi : De Goethe à Pascale Casanova. Lui : Dans les villes où cette notion a fait l'objet d'une réappropriation significative. Moi : De Weimar à New York, en passant par Istanbul, Bruxelles ou Paris. L'agent littéraire : Il me faudrait quelques mots clés. Lui : Oh ! c'est facile : il sera question des formes contemporaines de l'humanisme, des ambitions et des craintes associées à la mondialisation depuis deux siècles, à l'ambivalence critique de la catégorie même d'universalité... Moi : Et du rôle que des intellectuels ou des chercheurs ont confié à la littérature dans l'instauration d'une communauté culturelle globale. L'Agent littéraire : Quelques noms supplémentaires ? Moi : Karl Marx, Erich Auerbach, Edward Said, David Damrosch, Franco Moretti. Sans compter ceux qui ne vous diraient peut-être rien hors contexte.
L'Ours Blanc publie des textes brefs et singuliers, en leur consacrant un numéro entier. Le sommaire de la revue s'écrit donc au fur et à mesure des livraisons. Cette volonté d'ouverture témoigne de l'envie d'aborder le champ littéraire comme un espace dont les limites n'ont rien de définitif ni de contraignant. Faire la fête avec un seul confettide Jérôme David est le quatorzième numéro de L'Ours blanc