1945 : Fin de la Guerre. La vérité éclate et la planète découvre avec stupéfaction les atrocités perpétrées par les nazis, ainsi que l'existence des camps de concentration et d'extermination un peu partout en Europe. Bien des années plus tard, lors d'un voyage à New York, quatre hommes originaires de Serbie font connaissance et se lient d'amitié. Ils se nomment Albert Vajs, Mi?a Volf, Solomon Levi et Urijel Koen. Leur point commun ? Contrairement à leur famille et à leurs amis, ils ont, eux, miraculeusement survécu à l'Holocauste dans des circonstances singulières, alors qu'ils n'étaient encore que des enfants. Aujourd'hui, ils représentent la dernière génération de survivant. À travers des extraits de journal intime, de lettres, de confessions et la découverte d'une mystérieuse boîte métallique, le lecteur parvient peu à peu à démêler les fils qui relient ces quatre destinées extraordinaires ainsi que les traumatismes et leur impuissance face aux questions existentielles qui les obsèdent : Qui suis-je vraiment ? Pourquoi ai-je survécu alors que tant d'autres sont morts ? Que signifie réellement être " juif ", ce mot qui semble échapper à toute définition simple et concise ? Pourtant, derrière ce questionnement qui semble ne relever que de l'intime, Filip David nous propose une réflexion bien plus vaste et universelle : Quelle est la nature profonde du mal qui se perpétue à travers les siècles et où trouve-t-il son origine ? Comment transmettre et dire l'indicible ? Enfin, qu'est-ce que vivre ? Des interrogations qui reflètent le conflit entre la nécessité de se souvenir et l'intense désir d'oublier. " Certaines des chroniques racontées ici sont réelles, d'autres pas. Mon intention était de relater l'histoire de l'Holocauste en Serbie, très mal connue. Plus de 85 % des juifs serbes ont péri entre 1941 et 1942. Par la suite, j'ai compris que c'était aux historiens d'effectuer ce travail, qui nécessite des recherches énormes en s'appuyant sur les archives. L'idée du roman s'est donc élargie et a trouvé pour pivot la question suivante : Est-ce que le mal est quelque chose de "banal", comme l'a écrit Hannah Arendt, ou sa nature est-elle plus terrible, plus incertaine, d'ordre "métaphysique"? " (Filip David)
Nombre de pages
196
Date de parution
13/04/2017
Poids
227g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782878589733
Titre
LA MAISON DES SOUVENIRS ET DE L'OUBLI
Auteur
David Filip ; Ouaknin Marc-Alain ; Cappon Alain
Editeur
VIVIANE HAMY
Largeur
130
Poids
227
Date de parution
20170413
Nombre de pages
196,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il était une fois un vieillard qui n'avait aucune parenté, il vivait seul sur la terre où-régnait une famine comme aucune mémoire d'homme ne gardait le souvenir. De toutes les directions, d'Ukraine, de Biélorussie, de Lituanie, de Bohême, de Volhynie, affluait une armée de mendiants qui prophétisait la fin du monde et de tout ce qui vit sous le soleil Dans les contrées occidentales, la mort noire faisait son apparition. Des cavaliers brandissant des sabres ensanglantés débouchaient de l'Orient. Le vieillard errait à travers champs, en quête de racines dans la terre aride. Sous un arbre desséché, il trouva un enfant qui mourait de faim. Il prit dans ses bras le garçonnet endormi et l'emmena dans sa cabane. Il alluma du feu dans le foyer, fit cuire le peu de grain qui lui restait et plaça une écuelle de nourriture devant le petit qui la contempla de ses grands yeux clairs, n'en prit aucune bouchée, puis se rendormit. Il souriait, heureux, dans son sommeil; sans aucun doute, son âme se réjouissait du chemin qui l'attendait. Le vieil homme passa la nuit et le jour suivant à veiller la créature divine; des larmes coulaient le long de son visage.
Il était une fois un vieillard qui n'avait aucune parenté, il vivait seul sur la terre où-régnait une famine comme aucune mémoire d'homme ne gardait le souvenir. De toutes les directions, d'Ukraine, de Biélorussie, de Lituanie, de Bohême, de Volhynie, affluait une armée de mendiants qui prophétisait la fin du monde et de tout ce qui vit sous le soleil Dans les contrées occidentales, la mort noire faisait son apparition. Des cavaliers brandissant des sabres ensanglantés débouchaient de l'Orient. Le vieillard errait à travers champs, en quête de racines dans la terre aride. Sous un arbre desséché, il trouva un enfant qui mourait de faim. Il prit dans ses bras le garçonnet endormi et l'emmena dans sa cabane. Il alluma du feu dans le foyer, fit cuire le peu de grain qui lui restait et plaça une écuelle de nourriture devant le petit qui la contempla de ses grands yeux clairs, n'en prit aucune bouchée, puis se rendormit. Il souriait, heureux, dans son sommeil; sans aucun doute, son âme se réjouissait du chemin qui l'attendait. Le vieil homme passa la nuit et le jour suivant à veiller la créature divine; des larmes coulaient le long de son visage.
Proposer une perspective historique sur l'autisme en 2024 peut paraitre pour certains une gageure. L'autisme est traversé par tant de passions, de conflits et de controverses, au cours de son histoire mouvementée, mais également aujourd'hui à notre époque contemporaine. Pour la psychiatrie de l'enfant, l'autisme est l'un de ses piliers fondateurs. La définition de l'autisme s'inscrira aussi en regard des définitions que les cliniciens adopteront pour la déficience intellectuelle, les troubles du langage et de la schizophrénie à début précoces. A chaque époque leurs définitions respectives poseront des questions en termes de diagnostic différentiel et d'hétérogénéité du syndrome autistique. Ce livre raconte l'histoire complexe de la découverte de l'autisme à partir des toutes premières descriptions d'Itard, Kanner, Asperger et d'autres pour arriver au DSM-5. Il s'agit d'une mise au point de l'état de l'art indispensable à ceux qui veulent comprendre les enjeux contemporains. Les auteurs émettent l'hypothèse que le texte de George/s Frankl publié ici pour la première fois après 70 ans représente un moment clé trop peu connu.
Expédition très soignée, tous les mardis et vendredis. Coll. "Orphée". N° 1. In-16 broché. Bilingue. Traduction en regard.Traduits du latin par Blaise de Vigenère et accompagnés du texte hébreu.Edition établie et présentée par Ghislain Sartoris.
Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu'elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.
Tuân a quarante ans. Malgré le froid de l'hiver, il se promène dans la forêt de Chantilly avec l'espoir d'assister à la floraison des premières jonquilles. Lentement, il se laisse envahir par les souvenirs enfouis de son enfance indochinoise... S'il reste persuadé d'avoir été " presque parfaitement heureux jusque l'âge de douze ans ", Tuân a cependant été très tôt confronté au mystère effroyable de la mort. Ses parents sont tués une nuit par des voleurs, qui ont eux-mêmes été jugés et sauvagement pendus en présence de l'enfant de sept ans. Recueilli par son grand-père qu'il adore, le petit garçon va développer un goût pour la poésie et un amour immodéré pour la langue française : " En classe, les leçons étaient données en qu?c ng? et en français. " Mais l'aïeul, lui aussi, décède. Il est alors recueilli par l'une de ses tantes, Cô Anh. Et en 1954, il assistera, impuissant, au départ de sa tante et de ses enfants ? notamment Tiên, sa jeune cousine tant aimée ?, contraints de suivre leur mari et père, qui a décidé de rejoindre l'armée populaire. Si l'emploi de la langue des " colonisateurs " fait de lui, aux yeux de son oncle, un " traître à la patrie ", ils signent aussi sûrement son destin : son amour de la langue française et de la poésie de Gérard de Nerval sera son viatique, son talisman. Elle le soutiendra, elle sera son refuge, au coeur des pires atrocités qu'il vivra et rencontrera en traversant son pays déchiré par la guerre, puis par la partition d'un Viêt Nam exsangue. Hoai Huong Nguyen nous fait les témoins de la renaissance lumineuse de Tuân, grâce à la force éphémère des fleurs, les résonnances d'une langue avec ce qu'il y a de plus intime chez l'être humain, la vertu de la poésie, même la plus sombre. Avec une perpétuelle oscillation entre le passé et le présent, évoquant l'enfance comme les pires horreurs de la guerre, serti de haïkus, Sous le ciel qui brûle, qui convoque les plus subtils parfums du Viêt Nam, est une ode bouleversante à la langue française et à la puissance vitale et régénératrice des mots.
Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de coeur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ...
Les héros d'Armande Gobry-Valle souffrent tous de l'absolue solitude, celle qui claquemure dans le mutisme, pousse vers la folie. Ainsi, la mercière anonyme lentement terrorisée par la jalousie d'Arthur, son chien, la femme liée à son mari par une haine farouche, unique possession qu'elle défend jusqu'au meurtre, ou le fonctionnaire qui, à quelques mois d'une retraite résignée, découvre, grâce à Aurore, une comédienne qui le remarque à peine, la jeunesse, l'amour, le désir, aspirent tous à se libérer de LA peur qui les tue plus sûrement que n'importe quelle maladie, n'importe quel accident. Et pourtant, à la lecture de ces histoires, ce n'est pas le désespoir qui nous empoigne, mais un formidable instinct vital, le refus de la mort, l'ivresse de vivre. Armande Gobry-Valle a été ces personnages terrifiés. Mais elle est passé du côté de la vie. C'est ce qui fait d'elle un écrivain.