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Un long courrier indochinois - Toute une vie de voyages. Toute une vie de voyages
Dauplay-langlois Alexandra
ELYTIS
22,90 €
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EAN :9782356393272
Enfant solitaire, je jouais sagement sur la moquette bleue foncée de ma chambre qui donnait sur le théâtre Hébertot à Paris lorsque tu me remis deux boîtes en fer rectangulaires, bleutées et rouillées. Elles contenaient des lettres de ton enfance passée en France et en Extrême-Orient. Ce fut mon premier rendez-vous avec tes courriers, témoins de tes exils successifs. Ta mère, ma grand-mère, était une Vietnamienne de la haute société de Cochinchine. Ton père, lui, était métis franco-laotien. Longtemps, j'ai ressenti la différence dont je portais moi aussi les signes. Elle pesait à travers la mise à l'écart par des mots et des expressions entendues, rapportées ici ou là. Enfant typée, j'étais pour certains La petite Chinoise et il me fallait l'assumer. Tu avais été cet Indochinois aux yeux bridés, contraint d'avoir abandonné une vie confortable et aisée pour des ailleurs remplis d'incertitudes. L'adaptation et les nouveaux départs rythmèrent ainsi ta vie. Après ta disparition, une multitude d'autres lettres m'attendaient. Ces lettres, inattendues, parlent d'elles-même. Elles m'ont pourtant amenée à ajouter ma propre voix, mes propres mots, comme un écho à ton histoire, imaginant ce long récit dont tu es devenu le personnage principal, à ton insu. Il y est question de déracinement, le tien en l'occurrence, qui se raconte à travers l'ordinaire d'un quotidien rempli de priorités concrètes et de petites victoires infimes. L'histoire débute en 1939, dans la ville florissante de Saïgon, jadis surnommé la perle de l'Extrême-Orient, un jeune couple élégant et fortuné prend la pose. La belle Vietnamienne tient dans ses bras son premier bébé aux yeux bridés : mon père Serge".
Diplômée d'illustration de l'université de Brighton et artiste de Hong Kong, Kathy Lam réalise un travail graphique attachant. Ses animaux vivant une vie insouciante sont dessinés au crayon, au pastel gras ou peints à l'aquarelle. Le charme parfois sombre de ses dessins suscite pourtant la sympathie : qu'ils soient chats, chiens ou capybaras, ses animaux sont toujours pleins de vie.
Résumé : Dans les rues des mégapoles de la Chine continentale et de Hong Kong, l'illustrateur-carnettiste Lapin s'adonne à son occupation favorite : observer l'agitation des rues, les immeubles et les gens. Fermement assis sur son tabouret pliant, tel un empereur du pinceau, il raconte le monde et la vie avec ses dessins sur le vif, comme une leçon du regard, une invitation à aiguiser ses sens pour mieux saisir cette inconnue : la Chine.
Photographe résidant en Chine pendant plus de vingt ans, à partir de 1996, je devais régulièrement me rendre en Birmanie pour renouveler mon visa. L'occasion de faire une soixantaine de voyages dans le pays, d'un régime totalitaire à un autre. C'est sous une pluie battante de mousson que j'atterris pour la première fois sur le tarmac de l'aéroport de Yangon où des tracteurs avec remorques acheminaient les bagages. La route défilait sous le plancher troué du taxi. Le chauffeur au sourire écarlate semait des jets de bétel à intervalles réguliers qui traçaient une ligne rouge en pointillé sur la portière, message invitant à ne pas la franchir. Avec mon Leica à portée d'oeil, pour les vingt ans à venir, une Birmanie à deux visages s'ouvrait à moi.
Ce nouveau titre de la collection Visa pour le monde s'intéresse, pour la deuxième fois dans la série, à une région française. De A à Z et couvrant des thématiques aussi variées que l'histoire, la géographie, la culture, les traditions, la gastronomie, les personnages marquants, ce Visa pour la Bretagne nous donne à lire un large panorama de la Bretagne, comme autant de Polaroïds qui renseignent le voyageur désireux de comprendre l'âme bretonne en profondeur. De A comme "Aber", ces estuaires de rivières typiquement bretons, à Z comme "ZH", cette partie de l'acronyme BZH, pour Breizh, qui signifierait alternativement Zone Heureuse ou, pour ses détracteurs, Zone Humide, ce nouveau Visa est un trésor d'érudition rédigé par l'un des plus grands spécialistes de la Bretagne. Le livre est accompagné d'une carte dépliable, collée au verso de la couverture.
Cédric Gras livre un récit de voyage sur l'effondrement écologique de l'ère post-soviétique. ??? ? Depuis les bords de la mer d'Aral, aujourd'hui presque asséchée, Cédric Gras remonte aux sources du mythique fleuve Amou-Daria. En traversant les républiques ex-soviétiques d'Ouzbékistan, du Turkménistan ou du Tadjikistan, il pêche avec des braconniers, rencontre les ramasseuses de coton et admire les cités des routes de la soie. Là un dictateur fantasque a fait bâtir une capitale de marbre dans les sables. Ailleurs, un président érige des barrages records. Plus loin les Talibans creusent un canal qui achève de saigner le fleuve. Dans le terrible désert du Karakoum, la Sécurité d'Etat entrave son voyage, mais il parvient, au terme de 2 500 kilomètres, au plus long glacier du monde, niché dans le Pamir et véritable château d'eau d'une Asie centrale menacée par la soif... "Un passionnant thriller post-soviétique sur les origines de ce désastre écologique" Le Nouvel Obs Né en 1982, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine puis de se consacrer à l'écriture. Il a notamment publié chez Points Alpinistes de Staline (2023) et Alpinistes de Mao (2024).