La mer en partage. Sociétés littorales et économies maritimes XVIe-XXe siècle
Daumalin Xavier ; Faget Daniel ; Raveux Olivier
PU PROVENCE
29,00 €
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EAN :9791032000519
L'histoire maritime - entendue comme l'histoire du fait maritime - a su rénover ses objets, ses interrogations et ses méthodes au cours des trois dernières décennies. Les études portant sur les sociétés littorales et les économies maritimes entre le XVIe et le XXe siècle sont aujourd'hui devenues un champ de recherches profondément novateur, capable de questionner et d'éclairer le fonctionnement des sociétés passées et présentes. A partir de différents observatoires et d'approches variées, depuis la micro-histoire jusqu'à l'histoire globale, les contributions rassemblées dans cet ouvrage autour de quelques thématiques structurantes entendent montrer le chemin parcouru par la "discipline" et dévoilent les chantiers les plus prometteurs pour le futur. Des rives de l'Empire ottoman aux Caraïbes, des côtes provençales au littoral breton, la mer y est appréhendée et analysée, successivement ou simultanément, comme gisement de ressources, lieu de travail, vecteur d'échanges et de mobilités, territoire de cultures et de pouvoirs, observatoire de relations sociales, autant d'éléments qui, mis en relation, brossent un tableau global des sociétés littorales et des économies maritimes, en évoquant leurs évolutions et leur diversité.
Nombre de pages
363
Date de parution
02/05/2016
Poids
586g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791032000519
Titre
La mer en partage. Sociétés littorales et économies maritimes XVIe-XXe siècle
Auteur
Daumalin Xavier ; Faget Daniel ; Raveux Olivier
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
160
Poids
586
Date de parution
20160502
Nombre de pages
363,00 €
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Le patronat marseillais des années 1880-1930 a mauvaise réputation. On lui reproche d'être resté replié sur lui-même, individualiste, trop exclusivement marchand, et de ne pas avoir su évoluer vers un capitalisme de type managérial jugé plus efficace pour pouvoir répondre aux enjeux industriels de son époque. Cette culture de l'entre-soi, fondée sur un système relationnel puissant et des représentations hérités du milieu du XIXe siècle, aurait contribué à pérenniser des modes de formation et de gestion peu performants, à limiter les capacités d'investissement ou d'innovation des entreprises et à retarder la concentration des sociétés, la rationalisation des méthodes de production et la standardisation des produits. Elle aurait en outre favorisé le repli des entreprises sur des marchés protégés - essentiellement coloniaux - et provoqué une certaine cécité à l'égard des évolutions économiques et sociales en cours. En d'autres termes, le patronat marseillais des années 1880-1930 aurait raté la deuxième industrialisation. Cette légende noire, forgée au cours de la récession qui a suivi les Trente Glorieuses, nécessite aujourd'hui d'être revue. L'ouverture de nouveaux fonds d'archives privées, le renouvellement et la diversification des approches au sein de l'histoire économique et sociale régionale et l'émergence d'un nouveau régime d'historicité, permettent de proposer une tout autre représentation de la deuxième industrialisation marseillaise.
Ce livre fait la synthèse de travaux universitaires et d'archives privées inédites. Le capitalisme familial marseillais des XIXe et XXe siècles s'inscrit dans un espace à la fois très fortement marqué par la Méditerranée et résolument ouvert sur le monde. L'ouvrage décrypte les modes de fonctionnement de ces élites entrepreneuriales : les Rastoin, les Charles-Roux, les Rocca, les Rostand... qu'elles soient négociantes, industrielles ou financières. Leur histoire est celle de la grandeur de Marseille, porte de l'Afrique et de l'Orient ; mais elle est aussi celle du scénario catastrophe qui emporte en l'espace de trois décennies la quasi-totalité des activités emblématiques de la ville. Lignées et alliances, éducation des enfants, formation et transmission des valeurs familiales sont des éléments décisifs dans le fonctionnement des dynasties d'entrepreneurs. Le cadre marseillais présente à cet égard des spécificités en termes de modes de vie, de sociabilité ou de loisirs qui permettent de distinguer une histoire méditerranéenne de ces élites dont le destin se joue entre ville et mondialisation.
Cet ouvrage explique le rôle de l'archéologie du bâti dans la compréhension des édifices anciens et l'aide aux projets de conservation et de médiation culturelle. A l'occasion du XIIIe colloque international d'histoire et d'archéologie de Fréjus, chercheurs, architectes, conservateurs et acteurs du patrimoine se sont réunis autour d'une même interrogation ? : comment mieux connaître, conserver et transmettre le patrimoine bâti ?? Consacré à l'archéologie de la construction et à son application à la conservation et la valorisation du patrimoine bâti, cet ouvrage met en lumière une discipline qui, en permettant de comprendre les techniques de construction et les transformations successives des édifices à travers le temps, renouvelle profondément l'étude des monuments anciens. A travers des exemples couvrant des périodes allant de l'Antiquité à l'époque moderne, les contributions réunies ici montrent combien la recherche archéologique constitue aujourd'hui un outil essentiel au service de la restauration, de la valorisation et de la médiation du patrimoine. Entre enjeux scientifiques, techniques et culturels, ce volume, qui articule théorie, terrain et enjeux actuels d'aménagement, illustre la richesse du dialogue entre archéologues, architectes, restaurateurs et médiateurs, au service d'une meilleure compréhension et d'une meilleure transmission des monuments historiques, en France comme à l'étranger.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.
Comment analyser l'émotion que fait naître une chanson ?? Ce volume examine les phénomènes intimes et collectifs qui font de la chanson un vecteur si puissant. Etrange pouvoir que celui de la chanson, sorte d'énigme qu'on est heureux de ne pas comprendre. Malgré tout, on peut poser l'hypothèse que l'émotion qu'une chanson déclenche n'est pas irréductiblement mystérieuse, et chercher à rendre compte de ce qui l'engendre ou de ce qui l'empêche. Comment l'émotion naît-elle du lyrisme d'un texte, de la courbe d'une musique, du subtil ou du grandiose de son arrangement, du grain d'une voix ?? Qu'est-ce qui touche le plus l'auditoire, une esthétique de l'emphase ou de la retenue ?? D'où vient le surcroît d'émotion ressenti en concert, au cinéma, ou lors d'une comédie musicale ?? A travers des exemples précis et divers, on s'interroge ici sur la part de l'authenticité et celle de la mise en scène, de l'orchestration, bref du travail, dans l'émotion partagée entre chanteur et public. L'émotion est-elle spontanément emphatisée, ou bien manipulée, dans un cadre collectif ?? Quel rôle faut-il accorder aux costumes, postures, chorégraphies, éclairages, écrans, décors ?? Comment l'émotion est-elle manifeste dans le corps de l'artiste et dans les corps des spectatrices et spectateurs, au travers de réactions qui peuvent aller jusqu'à la transe émotionnelle ?? Bref, comment "? faire corps ? " et comment "? faire âme ? " en chanson ?? Comment se créent les émotions, comment les déclencher, les intensifier, les prolonger ?? Et quels garants éthiques, politiques, épistémologiques l'émotion se donne-t-elle pour assurer sa légitimité? ...
Aboutissement de 34 ans de recherche en ethnologie et en linguistique, cet ouvrage illustré analyse la langue des signes et ses variations régionales. Les recherches sur la langue des signes conduisent à poser d'innombrables questions. Pourquoi à Paris le signe ORANGE, et au Brésil le signe VAGIN, se font-ils sur le front ?? Pourquoi le nom signé d'Armand Pelletier, le charpentier sourd et muet dont la vie a été contée ailleurs, se fait-il de deux manières différentes, sans que personne ne semble s'en apercevoir ?? Comment est-il possible qu'à Arras et à Nogent-le-Rotrou, FRERE et SOUR soient un seul et même signe ?? Le spectaculaire signe BRAVO que l'on voit aujourd'hui se répandre sur toute la planète vient-il de France, comme le pensent les Américains, ou bien d'Amérique, comme le croient les Français ?? Comment une jeune femme sourde a-t-elle pu découvrir l'origine de l'étrange signe VIOLET au cours d'un rêve ?? Et si les langues des signes ne présentent pas, ou presque pas, d'homonymes, comme on l'entend souvent dire, comment se fait-il que l'auteur les ramasse à la pelle ?? C'est à ces questions, et à cent autres, que ce livre s'efforce de répondre. L'auteur entraîne ses lecteurs sur un sujet jusqu'à présent complètement négligé? : la variation régionale des signes. Cette notion est aussi vertigineuse que fondamentale, impliquant celles d'évolution et de divergence, faisant se rejoindre la géographie et l'histoire, l'espace et le temps.