Les procureurs généraux Jean et Jacques de La Guesle. Documents sur l’histoire de France au temps de
Daubresse Sylvie ; Greengrass Mark ; Schachter Mar
CTHS EDITION
60,00 €
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EAN :9782735509935
Un recueil de sources essentielles sur l'action de deux éminents serviteurs du roi, Jean et Jacques de La Guesle, procureurs généraux à Paris (1570-1605) durant les guerres de Religion. En 1583, Jacques de La Guesle succède à Jean, son père, dans la charge de procureur général au parlement de Paris. Jean, quant à lui, devient président dans la même institution. Depuis que la fonction de procureur général du roi existe au sein du parlement de Paris, c'est-à-dire depuis le début du xive siècle, c'est la première fois qu'un fils succède à son père. Il faudra attendre le xviiie siècle pour revoir une telle continuité familiale. Jean et son fils Jacques ont tous les deux vécu le traumatisme des guerres de Religion. Ils ont des points communs, avec une différence notable qui les distingue : Jean meurt brutalement, sans laisser de publication, à la différence de son fils. Ce dernier publie en 1611, juste avant sa mort, un gros volume de remontrances. Rarement dans l'histoire du Parlement, un père et son fils furent aussi liés dans leur vie professionnelle, à tel point qu'ils sont parfois confondus dans les index nominaux de certaines publications. Leur parcours professionnel court sur une longue séquence chronologique de quarante années qui s'achève peu de temps après la mort d'Henri IV en 1610. Pas un des hauts magistrats du parlement de Paris en fonction lorsque Jacques de La Guesle meurt en janvier 1612 qui n'ait connu ou travaillé aux côtés d'un procureur général qui ne soit pas un La Guesle.
Nombre de pages
420
Date de parution
04/12/2025
Poids
570g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782735509935
Auteur
Daubresse Sylvie ; Greengrass Mark ; Schachter Mar
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
152
Date de parution
20251204
Nombre de pages
420,00 €
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En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
A la fin de mars 1594, Henri IV, après avoir soumis Paris à son autorité, proclame l'oubli des actions commises pendant les troubles de la Ligue. Le parlement de Paris, la plus haute cour de justice du royaume, décide de "censurer" ses archives récentes, au nom de la damnatio memoriae. Les papiers retirés devaient être détruits. Or, pour le plus grand bonheur de l'historien, il n'en fut rien, grâce à la sagacité d'un homme, Pierre Pithou, avocat au Parlement, chargé de superviser l'opération. Collectionneur dans l'âme, il eut la volonté de préserver ces documents secrets. Rassemblés dans un recueil conservé aujourd'hui aux Archives nationales (série X), ils forment un ensemble documentaire de premier ordre sur cette période violente marquée par la rébellion des Français contre leur roi et qui fut, dès l'origine, occultée ou déformée par l'historiographie et les écrivains. Ce sont des pages d'archives aussi surprenantes que composites qui sont données à voir, pleines du bruit et de la fureur des guerres civiles. Elles permettent de suivre, parfois au jour le jour, les événements politiques à Paris pendant la Ligue.
La perspective de l?avènement d?un roi protestant ? le futur Henri IV ?, son arrivée contestée au pouvoir en 1589, sa conversion en 1593 et la reconnaissance progressive de sa légitimité ont constitué autant de défis pour les catholiques français. Contraints à faire des choix, ils ont vu leurs divisions s?approfondir et se politiser lors de cette dernière phase des troubles civils et religieux du XVIe siècle. L?interprétation de ce moment historique doit prendre en compte ceux qui refusent de "se partialiser". Les partisans de la modération, voire de l?attentisme, se situent dans une adhésion conditionnelle, empreinte de prudence ou de pragmatisme et même d?opportunisme, et ne se reconnaissent pas entièrement dans un camp, voire refusent d?y adhérer, demeurant à la frontière de la Ligue. S?ils sont une majorité, ils ne constituent en rien un ensemble cohérent ou uni tant leurs motivations divergent. Cet ouvrage collectif explore cet espace d?entre-deux, dans la diversité des parcours individuels ou collectifs et des moteurs de l?engagement. Ils ont en commun une même distance à l?égard du radicalisme et une volonté de concilier fidélité au roi, à la monarchie et à Dieu.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.