Langages et métaphores du corps dans le monde antique
Dasen Véronique ; Wilgaux Jérôme
PU RENNES
21,00 €
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EAN :9782753507036
Le corps est devenu ces dernières années un thème majeur de la recherche en sciences sociales et humaines, une source de renouvellement profond de notre connaissance du monde antique. Issu d'une collaboration entre l'université Rennes 2 et les universités suisses de Fribourg, Lausanne et Neuchâtel, ce troisième volume des Cahiers d'histoire du corps antique poursuit le travail entrepris lors des précédentes publications. Revendiquant ouvertement le choix d'une histoire totale, les contributions à ce volume s'intéressent aussi bien aux corps en armes ou au corps héroïque qu'à la valeur de la pilosité ou aux stigmates de la vieillesse. Une attention particulière est consacrée à la physiognomonie antique, à savoir l'art de juger une personne d'après son apparence physique, ses gestes, ses expressions et ses attitudes afin de déterminer son caractère, voire son avenir. Il s'agit de déchiffrer les corps en prenant en compte la totalité des signes visibles. Attestée en Grèce dès la fin de l'époque archaïque, théorisée et développée dans différents traités, cette déconstruction du corps en autant de signes à interpréter ne pouvait que retenir l'attention des historiens et des archéologues. La trace de l'importance de ces théories est perceptible dans les arts figurés comme dans l'ensemble de la société. De l'examen des yeux, miroirs de l'âme, à celui des barbes féminines ou des tressaillements divinatoires du corps, l'analyse en profondeur des codes corporels antiques livre de nouveaux aspects d'un savoir collectif encore méconnu.
Nombre de pages
258
Date de parution
30/10/2008
Poids
455g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753507036
Titre
Langages et métaphores du corps dans le monde antique
Auteur
Dasen Véronique ; Wilgaux Jérôme
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
455
Date de parution
20081030
Nombre de pages
258,00 €
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Ces études partent d'un recoupement de nombreuses sources écrites, iconographiques et archéologiques pour réévaluer le statut de l'enfant à naître et du nouveau-né dans l'Antiquité gréco-romaine. L'ouvrage bat ainsi en brèche quelques clichés comme la soumission féminine ou l'indifférence face à la mort des plus jeunes.
Ce numéro est consacré aux différents modes d'action du médecin antique, à la croisée de l'histoire du corps et du geste, de la pharmacologie et de l'instrumentarium. Plusieurs articles présentent pour la première fois des objets inédits ou méconnus : D. Ignatiadou propose une nouvelle interprétation du défunt de la tombe de Derveni, basée sur l'analyse du contenu de la boîte en bronze déposée dans la tombe. M. Lioux fait avancer notre connaissance d'une pratique mal connue, celle des garrots, dont elle identifie la présence sous la forme d'anneaux, avec ou sans ardillon, jusqu'ici interprétés comme de simples boucles de ceinture, dans une série de tombes de médecins. V. Martini revisite la signification du flacon en forme d'hippopotame de la tombe du médecin de Bingen dont elle a réalisé de nouvelles photographies. Des textes et documents connus sont relus à la lumière de nouvelles grilles de lecture, sur le corps du médecin comme instrument (L. Bodiou), la mise en scène des compétences médicales dans l'iconographie et l'épigraphie (N. Massar), ou les savoirs que véhicule l'usage de plantes (P. Gaillard-Seux).
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.