L?Arrachée belle selon Lou Darsan« Au centre de cette histoire, il y a le corps d?une femme, ses hantises et ses obsessions, & il y a la nature. C?est l?histoire d?une échappée belle, d?une femme qui quitte, presque du jour au lendemain, tout ce qui déterminait son identité sociale. Elle sort de stase et se met en mouvement. Son départ est d?abord une pulsion, une sorte de fuite vers l?avant qui tient du road movie, avec de longues traversées de paysages en voiture, en auto-stop, puis à pied. De la fuite et l?errance du départ, cette échappée va se transformer en nomadisme et en un voyage vers la réalisation de soi.L?Arrachée belle, c?est une échappatoire à une situation vécue comme oppressante : une vie de couple dont la violence réside dans l?absence de relation, dans le vide entre les corps, dans les non-dits, l?incompréhension, la distance qui se creuse. J?ai voulu faire ressentir la violence de ces quotidiens subis, cette perte de sens qui est devenue pour la femme une absence au monde et à elle-même, et que l?on nomme en psychologie un syndrome de déréalisation et de dépersonnalisation, unefaçon de s?extraire de ce qu?on ne peut pas supporter, symbolisée par l?absence de prénom du personnage. »
Nombre de pages
153
Date de parution
20/08/2020
Poids
198g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782376650140
Titre
L'Arrachée belle
Auteur
Darsan Lou
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
135
Poids
198
Date de parution
20200820
Nombre de pages
153,00 €
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Résumé : En une seconde, un courant d'air, un jour comme un autre, une femme quitte tout ce qui fait d'elle un être social. Ancrée dans une vie sédentaire, accompagnée d'un homme qui l'ankylose, harnachée d'angoisses qui l'étouffent, soudain, elle s'échappe, s'arrache, se met en mouvement. En claquant la porte, elle part pour une nouvelle vie, sur les routes, par les croisements, jusqu'à s'enfoncer dans les hautes herbes, plus loin encore, pour mieux renaître. Par la désertion, elle se déconstruit, et par le retour à la terre, elle s'écrit nouvelle, loin des définitions, au plus proche de son corps. Un premier roman à l'écriture envoûtante, sur l'omniprésence des carcans et le retour à soi par l'état sauvage.
Résumé : Dans un golfe étroit veillé par des montagnes jumelles et des forêts ogresses, un homme et une femme traversent côte à côte l'obscurité de l'hiver boréal. Deux solitudes, deux funambules qui marchent à gestes et pas comptés sur une ligne, entre sauvagerie et civilisation, monde animal et humain. Lou Darsan cartographie avec finesse nos désirs et nos failles, révélant brillamment les tensions qui nous parcourent. Voyage au coeur d'une nature sublime, mais aussi voyage introspectif aux échappées oniriques, qui sont comme autant de fenêtres ouvertes sur nos imaginaires, la lecture des Heures abolies nous fait l'effet d'une ample respiration salvatrice dans nos quotidiens balisés.
Résumé : Les Contrées est un monde imaginaire que Jacques Abeille a révélé en 1975 en achevant la rédaction de Les Jardins statuaires. Depuis la parution de ce premier roman, qui a créé autour de lui une confrérie ardente de lecteurs, le monde des Contrées réapparaît régulièrement dans les ouvrages de Jacques Abeille. Il se déploie un peu plus à chaque fois selon une topographie, une histoire et des cultures qui lui sont propres. Eric Darsan nous en livre ici une présentation générale, livre par livre.
Marir Tomé est historienne. Elle vit dans une société bâtie sur la crainte de "l'Etre", une créature prédatrice mi-végétale, mi-animale. Pour s'en protéger, il faut prendre le jaune, une substance qui rend les chairs toxiques, mais qui a de lourdes conséquences sur la santé. Lorsque Marir émet l'hypothèse que le jaune n'a pas toujours été consommé et qu'une vie a existé sans lui, elle s'attire les foudres d'une partie de la population et du gouvernement. Sicane, son amante, se trouve alors embarquée malgré elle dans la polémique, tout comme les collègues de Marir, universitaires en quête de vérité. Paysages voraces est un roman foisonnant d'inventivité, dont les interrogations font écho à des réflexions contemporaines : questions de genres et d'assignations sociales, de croyances, de rapport au travail et d'inégalités sociales, de violences sexuelles...
Pour un pain volé, pour vagabondage ou pour indiscipline ; suite à une lettre de dénonciation d'un frère, à la tyrannie d'un père ; au nom de la protection et de l'éducation, sur fond de peur du corps féminin et des classes populaires, des jeunes filles sont jugées comme délinquantes et enfermées dans une école de préservation. Elles s'appellent Marthe, Monelle, Jeanne ou Berthe. Mineures, elles sont toutes considérées comme coupables ou, pour le moins, dérangeantes. Discipline et maltraitance sont le lot quotidien de ces pupilles soumises à la violence des surveillantes, à des ordres qui brisent les nuques. Mais ces mauvaises filles résistent... Un jour de novembre 1934, trois heures durant, sur les toits de l'école de préservation de Clermont, ces jeunes filles se réapproprient leur enfance inachevée et remplissent le ciel de leurs chants et de leurs rires. Un soulèvement-joie auquel Perrine Le Querrec prête son souffle en donnant voix à ces mutines.
Traductrice de l'anglais, et notamment de nombreuses autrices engagées, comme Julia Serano, bell hooks ou encore Dorothy Allison, Noémie Grunenwald cherche sans cesse à retranscrire cet engagement féministe au sein de ses traductions, questionnant les formes d' écriture, le choix des termes, se heurtant aux manques, aux absences, et élaborant de nouvelles stratégies dans une pratique politique, militante, de la traduction. Convoquant les autrices et auteurs qui ont marqué sa pratique, Noémie Grunenwald explore ce que signifie "traduire en féministe/s" : S'abandonner / Improviser / Se soumettre / Se décentrer / Interpréter / Corriger / Elargir / Inclure ? / Apprendre / Traduire / Tisser / Citer ; autant d' étapes nécessaires à l'écriture d' une traduction. C'est avec franchise, humilité et humour que Noémie Grunenwald ponctue son essai d'un récit plus personnel sur le parcours qui a été le sien, depuis les premiers articles de fanzines traduits, juste pour mieux comprendre, jusqu'à la traduction professionnelle. Rendant hommage aux êtres et aux textes qui jalonnent sa formation, l'autrice raconte son engagement, sa passion et sa détermination, et nous interpelle avec un ton aussi direct et percutant qu'accrocheur. Traduire en féministe/s, c'est un moyen de lutter contre l'ordre établi.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.