Sommes-nous attentifs aux images qui se télescopent et se renouvellent en permanence dans notre environnement ?. Ne sommes-nous pas trop pressés pour accorder un peu de notre attention à notre culture visuelle et pour observer la façon dont les images produisent du sens ?. Dans cet ouvrage, des chercheurs en sémiologie et sémiotique ont pris tout leur temps pour disséquer des dessins de presse ou d'illustration, une affiche, des pictogrammes, une planche de bande dessinée, une photographie, des peintures, ou une fresque. Ils présentent ici les résultats de leurs analyses mais aussi leurs méthodes d'investigation. Ces études sont dérivées des travaux fondateurs de Ferdinand de Saussure et des théories structuralistes et néostructuralistes qui poursuivent ses recherches. Les images y sont traitées comme des objets construits dont l'analyse démonte les rouages avant d'étudier leurs systèmes d'interprétation. Cette importante phase herméneutique se concentre alors sur la convergence du sens et sur la diffraction de la signification. En abordant les théories structuralistes et herméneutiques, cet ouvrage complète son prédécesseur consacré aux théories de la sémiotique pragmatique et cognitive. Ces deux livres s'adressent à tous ceux qui souhaitent faire un arrêt sur les images pour mieux les comprendre. Il intéressera notamment les étudiants, les enseignants et les chercheurs qui sont concernés par l'étude de la culture visuelle et par l'éducation aux images
Date de parution
10/04/2008
Poids
255g
Largeur
161mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859445904
Titre
IMAGES ET SEMIOLOGIE
ISBN
2859445900
Auteur
DARRAS
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
161
Poids
255
Date de parution
20080410
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quelques secondes suffisent pour élaborer du sens à partir de la vision d'une image. Mais, si on lui consacre un peu plus de temps, on découvre des chemins plus riches permettant d'accéder à des significations plus complexes et à des enchaînements de sens plus sophistiqués. Ce processus interprétatif peut même être dilaté dans des expériences au long cours que l'on appelle des analyses d'images. Cet ouvrage présente huit analyses approfondies. Leurs auteurs, des chercheurs canadiens, belges, suisses et français, y ont travaillé avec méthode et, mieux encore, ils exposent ici leurs méthodes de travail. Les analyses d'images rassemblées dans cet ouvrage sont inspirées par des méthodes issues de la théorie des signes que l'on appelle la sémiotique. Et tout particulièrement par les approches sémiotiques pragmatiques et cognitives inspirées par les travaux du sémioticien américain Charles S. Peirce et les recherches en sciences cognitives. Leur objectif: tenter de comprendre comment les interactions entre les images et leurs destinataires produisent du sens. Pour le lecteur, étudiant, enseignant et chercheur, ces études offrent à la fois une exploration théorique et une approche méthodique appliquée. Pour tous, et notamment pour les amateurs d'images, ces études apportent des éclairages inédits sur le fonctionnement du monde visuel.
Les études culturelles dont il est question dans cet ouvrage relèvent des approches culturalistes et critiques qui tentent de comprendre et de déconstruire les politiques de la représentation qui sont actives dans la culture et tout particulièrement dans la culture visuelle. Les analyses se présentent sous la forme d'une exploration des préjugés interprétatifs suscités par un document visuel et d'une déconstruction des hiérarchies, croyances, ethnocentrismes et autres hégémonismes de l'analyste. Les études culturalistes ici rassemblées ne privilégient clone pas les ?uvres de la culture "légitime" aux yeux des minorités culturelles regroupant les élites de l'art et de l'intelligentsia, mais le plus souvent des productions ordinaires ou dépréciées qui concentrent pourtant les enjeux, conflits et paradoxes des différentes politiques de la représentation. Bande dessinée, graffiti, carte postale, site web, photographie, et même l'?uvre iconoclaste L.H.O.O.Q. de Marcel Duchamp sont abordés en privilégiant l'exploration des marques des pouvoirs et leurs modes d'actions que l'on appelle leurs agences.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.