Dario Rubén ; Lacarrière Jean-Luc ; Ollé-Laprune P
CORTI
21,30 €
Epuisé
EAN :9782714310835
Rúben Darío est revenu au Nicaragua, sa terre natale, pour y mourir. Celui qui a parcouru le monde, révolutionné l'écriture en espagnol et fait figure d'idole pour la jeunesse de l'Amérique latine se sait condamné par la maladie; les excès, liés à la vie agitée qu'il a menée, le condamnent. Il n'atteindra pas les 50 ans. Il meurt le 6 février 1916 à León, dans ce Nicaragua profond où il est né et a grandi, loin des feux des capitales brillantes qu'il connaîtra plus tard. Darío est un exemple frappant d'écrivains qui surgissent des lieux les plus improbables et s'affirment face au Monde avec un désir et une fringale sans comparaison. Il agit comme s'il voulait conjurer le sort, et annonce qu'il assume son existence comme on relève un défi. Parti de la province de la province, il saura transformer sa marginalité en qualité et arrivera à user d'une énergie débordante tant dans sa propre course que dans la construction de don oeuvre. Par cette impression de défi que laisse son existence, on retrouve la vigueur qui marque l'élaboration de ses textes et l'affirmation d'une originalité porteuse de rénovation pour toute une langue. En 1888 il publie à Valparaíso son livre "Azul" qui le rend vite célèbre dans les milieux artistiques du continent. Darío arrive à détourner la langue espagnole, à lui donner une sonorité nouvelle et des aspects encore inconnus. Il chante le Monde mais en saisit aussi la cruauté et les troubles, il sait dire comme personne la beauté en construction et les rêves qui accompagnent un univers résolument tourné vers l'avenir. La modernité de Darío a consisté à dynamiser une langue alors engourdie, comme repliée sur sa tradition et enfermée dans son passé, et à la mettre au service d'une mentalité qui a su saisir la complexité de l'homme contemporain. Venu du plus profond des terres oubliées de tous, il élabore l'oeuvre littéraire en espagnol la plus cosmopolite et la plus ouverte de son époque. Ses textes et son destin présentent une même fermeté et une intensité comparable.
Nombre de pages
338
Date de parution
22/03/2012
Poids
427g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782714310835
Titre
Azul [1888-1890) suivi d'un choix de textes
Auteur
Dario Rubén ; Lacarrière Jean-Luc ; Ollé-Laprune P
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
427
Date de parution
20120322
Nombre de pages
338,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Collection dirigée par Jean-Pierre Demarche.Cette collection offre au lecteur un choix d'oeuvres célèbres de la littérature étrangère en version originale. Dans le souci d'offrir aux amateurs de littérature des oeuvres dans leur intégralité, toute mutilation a été bannie, quelles que soient les difficultés que présente le texte. Pour permettre au lecteur hésitant de se lancer dans l'aventure passionnante qu'est la découverte d'une oeuvre dans la langue d'origine, sont proposées, en regard de chaque page, une série d'aides qui permettent un accès facile au texte original.
España Contemporánea" de Rubén Darío es una obra que ofrece una visión detallada y crítica de la España de finales del siglo XIX, a través de las experiencias y observaciones del autor durante su viaje por el país. El texto comienza con la llegada de Darío a Barcelona, donde describe la vibrante vida urbana y el fuerte sentido de identidad regional de los catalanes, quienes muestran un marcado deseo de autonomía. La obra continúa con su llegada a Madrid, donde Darío observa la indiferencia de la sociedad ante la reciente pérdida de las colonias y la decadencia política y social del país. A través de sus encuentros con figuras destacadas de la cultura y la política, Darío ofrece una crítica aguda de la situación española, destacando la falta de interés por el progreso y la modernización. La obra también refleja el interés del autor por fomentar una relación más estrecha entre España y América Latina, subrayando la importancia de un intercambio cultural y económico más profundo. En su estilo característico, Darío combina descripciones vívidas con reflexiones profundas, ofreciendo al lector una perspectiva única sobre una España en transición.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.