Maisons, immeubles, hôtels particuliers... Paris d'un siècle à l'autre - 100 ans de transformations
Darin Michaël
PARIGRAMME
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EAN :9782373951752
Maisons, immeubles, hôtels particuliers...Paris d'un siècle à l'autre100 ans de transformations ordinairesDepuis que Paris est Paris, la ville n'a cessé de se transformer. Si l'on peut voir la main d'un roi-bâtisseur dans l'aménagement d'une place ou celle d'un préfet modernisateur dans la percée d'une avenue, une multitude de retouches anodines échappent à notre attention. Elles sont moins spectaculaires que les grandes opérations orchestrées par la puissance publique mais leur accumulation finit par changer, elle aussi, le visage de la ville.Ici, c'est une maison de faubourg qui se voit remplacée par un immeuble, là, c'est un mur aveugle qu'on s'est attaché à dissimuler, ailleurs, c'est une bâtisse qu'on a rehaussée de quelques étages...Comment mieux en prendre la mesure qu'en remontant le temps ? Durant l'entre-deux-guerres, les services de la Ville ont établi un état des lieux photographique du bâti parisien. Un siècle plus tard, qu'en est-il ?
Nombre de pages
176
Date de parution
15/09/2022
Poids
700g
Largeur
204mm
Plus d'informations
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EAN
9782373951752
Titre
Maisons, immeubles, hôtels particuliers... Paris d'un siècle à l'autre - 100 ans de transformations
Auteur
Darin Michaël
Editeur
PARIGRAMME
Largeur
204
Poids
700
Date de parution
20220915
Nombre de pages
176,00 €
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Ce livre est destiné aux flâneurs. Il leur apprend à voir la ville comme ils ne l'ont jamais vue: toute hérissée d'irrégularités, de paradoxes et de ruptures. Pourquoi tel alignement de façades est-il rompu par un décrochement qui semble absurde, pourquoi telle place partie pour être circulaire bute-t-elle sur un mur? C'est que la ville, oeuvre collective, reflète l'infinie complexité de la "comédie urbaine", ce jeu permanent entre idées, représentations, intérêts, ambitions contradictoires. En constante transformation, à jamais imparfaite, la ville contraint le pro-meneur à se rappeler que le premier mode d'être au monde est l'émerveillement.
Attirés par les édifices remarquables, les perspectivesrégulières et le pittoresque, nous courons d'un siteexceptionnel à un autre sans porter beaucoup d'attention auxquartiers que nous traversons. Trop ordinaires, sinon troplaids... Et si nous regardions avec davantage de curiosité cetissu urbain banal? Ses imperfections -bicoques insolites,décalages de toitures, juxtapositions surprenantes, immeublesen retrait... résultent des interventions d'une foule d'acteurssociaux qui ont rarement les mêmes intérêts et ne disposentpas des mêmes moyens pour parvenir à leurs fins. Ainsi sefabriquent les villes, l'allure des rues n'étant finalement que latraduction des accords, des compromis ou des brouilles entrearchitectes, représentants de la puissance publique,propriétaires ou investisseurs, dans un fascinant mélanged'harmonie et disharmonie.
Un même nom répété sur des plaques bleues nous incite à considérer une rue comme un ensemble uniforme. Pourtant, loin de l'homogénéité attendue, une artère parisienne révèle surtout ses contrastes et ses dissemblances. Le boulevard Saint-Germain présente ainsi des visages bien différents selon qu ses tronçons ont été percés par Haussmann ou par ses successeurs. L'antique rue Saint-Jacques porte la trace des siècles qu'elle a traversés, radicalement élargie à son. départ depuis le milieu du XIXe siècle et sous son aspect du XVIIe au sommet de la montagne Sainte-Geneviève. Telle autre artère historique s'avère influencée par les quartiers qu'elle dessert, successivement populaires et bourgeois... Au fil de ces promenades d'architecture, c'est d'un autre oeil que nous apprenons à lire les étapes de la fabrication de la ville et à observer les rues qui en racontent l'histoire.
Paris est une toile tissée de quelque 6 350 voies dont chaque spécimen mérite le regard. Une rue associe les éléments de nombreuses époques : elle peut suivre un tracé ancien tout en changeant plusieurs fois de largeur et de bâti. Les premières pistes dessinées par les marcheurs avant la fondation de Lutèce sont ainsi devenues les grandes rues médiévales puis, de nos jours, des rues piétonnes au centre-ville et des routes nationales à la périphérie. Ainsi, les boulevards circulaires ont remplacé les enceintes, les avenues ont été taillées dans tous les sens et des rues plus ou moins modestes ont été tracées sur des terrains maraîchers? Entre trouvailles et fausses notes, déchirures et ravaudages, la ville porte dans sa chair les stigmates de l'histoire et nous offre d'en remonter le cours.
Le Paris des années 1950 n'a pas encore revêtu les habits de la modernité. On y croise au fil des rues les marchandes de quatre-saisons, les bonnes soeurs en cornette, les agents de police en pèlerine et les écoliers en blouses... Dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés ou du Marais, employés, ouvriers, retraités modestes et intellectuels sans le sou s'accoudent aux mêmes zincs. On ne parle guère de chômage mais plutôt des difficultés de logement. Et sans chez-soi confortable, on est souvent à l'extérieur... Ce sont donc des rues animées et vivantes qu'il est donné aux photographes, français (Robert Doisneau, Willy Ronis, Raymond Depardon, Edouard Boubat), comme étrangers (Peter Cornelius, Erwin Blumenfeld, Robert Capa, Ervin Marton, Ernst Haas), d'immortaliser en couleurs. Leurs images pleines de charme et de fraîcheur nourrissent aujourd'hui la légende d'un Paris révolu.
Sous Paris demeurent les abris. Plus précisément ceux que la Défense passive décréta à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs milliers, dont quelques centaines étaient équipés pour répondre à l'éventualité d'une attaque au gaz, furent ainsi aménagés dans les caves des immeubles, dans le métro ou même dans les anciennes carrières. Beaucoup ne furent pas démantelés. On en voit les traces dans de nombreuses caves et des structures plus importantes peuplent encore les espaces verts ou les sous-sols d'administrations et d'entreprises. Bien oubliés aujourd'hui, les abris souterrains restent les témoins d'heures sombres de l'histoire comme de plus glorieuses, puisque c'est depuis les profondeurs de Denfert-Rochereau qu'a été coordonnée l'insurrection libératrice d'août 1944. Une plongée fascinante dans un Paris méconnu...
Kamir Barbara ; Sarramon Christian ; Deschamps Mar
Ce sont, d'une certaine manière, les gardiens du temps. Et c'est grâce à eux, antiquaires et brocanteurs, qu'un peu de passé pimente notre présent, agrémente d'une touche singulière nos intérieurs. Dans leurs merveilleuses boutiques, meubles vintage, poupées anciennes, dentelles, photographies, lustres industriels, bibelots, horloges, vaisselle et matériel de cuisine offrent un peu plus qu'eux-mêmes en nous gratifiant de leur histoire et du souvenir d'époques révolues.