Darin Michaël ; Béguin François ; Warnke Ingo ; Du
VILLETTE
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EAN :9782915456356
EaV n° 13 Sous la direction d'Anne-Marie Chatelet et Michel Denès Chaque livraison s'organise autour de 4 parties Points de vue : La connaissance artistique du paysage, Victor Hugo et l'industrie Par François Béguin En 1838, Victor Hugo parcourt en train, l'est de la France, la Belgique, l'Allemagne et la Suisse. C'est un paysage d'usines qu'il découvre. Comment comprendre ces nouveaux objets qui même de nuit ne disparaissent pas, eux que les flammes ou étincelles signifient. Comment lire tant du point de vue esthétique mais tout aussi politique et moral, comment juger ces nouvelles apparences du monde ? Pour une histoire complémentaire de l'architecture du XXe siècle Par Michaël Darin Peut-on ramener l'histoire de l'architecture voire l'histoire tout court à quelques hauts faits ou exemples remarquables ? Mais où prend place l'architecture ordinaire, celle de la quotidienneté, celle des motels ou supermarchés ? Etude : Architecture, technique et représentation. Les figures de la transposition. Par Rémy Rouyer Quelle distance et portée existe entre le dessin de l'architecte, sa figuration de la chose à bâtir et celle de l'ingénieur ? Document : La douce loi qui régit l'art, en particulier l'architecture Traduction de l'allemand d'un texte inédit de Paul Schmitthenner de 1941 Paul Schmitthenner imagine possible, grâce au nazisme, un renouveau de l'art allemand. Il cherche à conférer à l'architecture une dimension symbolique et messianique, loin de la technique et des machines. Fuyant la grandiloquence et le vocabulaire monumental, il défend l'idée d'un art éternel. Conférences : Réflexions sur Paul Schmitthenner Par Hartmut Frank Ce texte très informé analyse la position de Paul Schmitthenner en tant qu'architecte se revendiquant dès 1933 de l'idéologie nazie au nom de la grandeur germanique perdue. L'héritage de Luis Barragan Par Nicolas Gilsoul A la recherche des impressions perdues ou comment les paysages et le cinéma ont influencé la démarche de l'architecte mexicain qui compose, à la suite, ses réalisations à la manière d'un récit, en sculpte les espaces, impliquant le promeneur ou l'habitant physiquement comme émotionnellement à la manière d'un acteur sur un plateau.
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Nombre de pages
96
Date de parution
06/03/2008
Poids
410g
Largeur
230mm
Plus d'informations
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EAN
9782915456356
Titre
EAV N° 13/2007-2008
Auteur
Darin Michaël ; Béguin François ; Warnke Ingo ; Du
Editeur
VILLETTE
Largeur
230
Poids
410
Date de parution
20080306
Nombre de pages
96,00 €
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Ce livre est destiné aux flâneurs. Il leur apprend à voir la ville comme ils ne l'ont jamais vue: toute hérissée d'irrégularités, de paradoxes et de ruptures. Pourquoi tel alignement de façades est-il rompu par un décrochement qui semble absurde, pourquoi telle place partie pour être circulaire bute-t-elle sur un mur? C'est que la ville, oeuvre collective, reflète l'infinie complexité de la "comédie urbaine", ce jeu permanent entre idées, représentations, intérêts, ambitions contradictoires. En constante transformation, à jamais imparfaite, la ville contraint le pro-meneur à se rappeler que le premier mode d'être au monde est l'émerveillement.
MAISONS, IMMEUBLES, HÔTELS PARTICULIERS... PARIS D'UN SIECLE A L'AUTRE 100 ANS DE TRANSFORMATIONS ORDINAIRES L'évolution de Paris ne se résume pas aux grandes opérations conduites par la puissance publique. Si on reconnaît dans la tapisserie doublement millénaire de la ville les broderies délicates des places royales, l'appoint des grands équipements, les ajouts ou les lacérations de l'administration haussmannienne... on sait aussi qu'il y entre une accumulation de retouches anodines, consistant dans le remplacement ou la transformation de bâtiments ordinaires. Comment mieux en prendre la mesure qu'en s'appuyant sur un fonds photographique constitué entre 1916 et 1936 par la Ville désireuse d'élaborer un inventaire du bâti parisien sous toutes ses formes et en comparant les photographies de l'entre-deuxguerres à des vues actuelles ? Pourquoi certains immeubles ont-il traversé le temps sans dommage quand d'autres ont été abattus et remplacés ? Modestes ou radicales, les mutations observées ne sont que les dernières en date d'une longue série appelée à se poursuivre. Chaque opération, même la plus banale, mobilise une multitude d'intervenants dont les interactions aboutissent à des compromis nécessairement provisoires.
Attirés par les édifices remarquables, les perspectivesrégulières et le pittoresque, nous courons d'un siteexceptionnel à un autre sans porter beaucoup d'attention auxquartiers que nous traversons. Trop ordinaires, sinon troplaids... Et si nous regardions avec davantage de curiosité cetissu urbain banal? Ses imperfections -bicoques insolites,décalages de toitures, juxtapositions surprenantes, immeublesen retrait... résultent des interventions d'une foule d'acteurssociaux qui ont rarement les mêmes intérêts et ne disposentpas des mêmes moyens pour parvenir à leurs fins. Ainsi sefabriquent les villes, l'allure des rues n'étant finalement que latraduction des accords, des compromis ou des brouilles entrearchitectes, représentants de la puissance publique,propriétaires ou investisseurs, dans un fascinant mélanged'harmonie et disharmonie.
Résumé : Un même nom répété sur des plaques bleues nous incite à considérer une rue comme un ensemble uniforme. Pourtant, loin de l'homogénéité attendue, une artère parisienne révèle surtout ses contrastes et ses dissemblances. Le boulevard Saint-Germain présente ainsi des visages bien différents selon qu ses tronçons ont été percés par Haussmann ou par ses successeurs. L'antique rue Saint-Jacques porte la trace des siècles qu'elle a traversés, radicalement élargie à son. départ depuis le milieu du XIXe siècle et sous son aspect du XVIIe au sommet de la montagne Sainte-Geneviève. Telle autre artère historique s'avère influencée par les quartiers qu'elle dessert, successivement populaires et bourgeois... Au fil de ces promenades d'architecture, c'est d'un autre oeil que nous apprenons à lire les étapes de la fabrication de la ville et à observer les rues qui en racontent l'histoire.
Dans quelque domaine que ce soit, a fortiori avec le projet urbain, enseigner n'est pas la même chose que concevoir, pratiquer et mettre en oeuvre. Pourtant de fortes similitudes existent car dans les deux cas, il faut passer d'une échelle à l'autre, d'un espace à l'autre, d'une topographie et d'un paysage urbain à l'autre, travailler dans des contextes socio-culturels différents tout en parvenant à articuler savoirs et savoir-faire. Depuis vingt ans, les hésitations et incohérences en matière de politique urbaine menée par l'état ou les municipalités témoignent des incertitudes tant autour de l'idée de ville que de communauté de citoyens. L'enseignement du projet urbain n'a pas échappé à ces incertitudes et oscillations, toutefois il a emprunté les mêmes chemins que ceux qui ont suivis, en France et dans le monde, aussi bien les approches théoriques et doctrinaires que les pratiques pour concevoir et réaliser des programmes complexes d'espaces publics ou de paysages sur des territoires en mutation. Matières de ville relate cette vive aventure intellectuelle, au travers de points de vues complémentaires et parfois contradictoires, dont les thématiques et pédagogies plurielles exposées, marquent aujourd'hui, et dessinent pour demain, les stratégies et visions sur ce qu'est enseigner le projet urbain et le paysage pour l'architecte, l'urbaniste, le paysagiste, l'historien, le sociologue...
Architecte et historien, Jean-Claude Vigato enseigne à l'École nationale supérieure d'architecture de Nancy où il dirige le Laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine. Ses travaux portent sur l'École des Beaux-Arts, l'évolution des doctrines académiques et le développement des différentes formes du régionalisme architectural. Ainsi, il se passionne pour l'architecture tessinoise. Il a notamment publié L'architecture régionaliste: France, 1890-1950, L'École de Nancy et la question architecturale.
Résumé : Philippe Sers. Philosophe, essayiste et critique d'art, il a reçu un Grand Prix national pour ses activités d'éditeur principalement consacrées à l'avant-garde russe. II a enseigné la philosophie de l'art à l'École nationale supérieure d'architecture Paris-la-Villette et a été responsable de séminaire au Collège international de philosophie. Ses travaux sont traduits en plusieurs langues. II a notamment publié : Alexandre Rodtchenko et le Groupe Octobre : de l'avant-garde à la vérité d'évidence (2006), L'Avant-garde radicale. Le renouvellement des valeurs dans l'art du XXe siècle (2004), Totalitarisme et avant-gardes. Falsification et vérité en art (2004), Kandinsky, philosophie de l'art abstrait : peinture poésie scénographie (2003), Icônes et saintes images. La représentation de la transcendance (2002), Résonance intérieure, l'expérience artistique et l'expérience spirituelle en Chine et en Occident (2003), Les avant-gardes entre métaphysique et histoire, entretiens avec Gérard Conio (2002), Sur Dada, l'expérience dadaïste de l'image, suivi de : Entretiens avec Hans Richter sur Dada et le cinéma (1998).
Stavrinaki Maria ; Boyd Whyte Iain ; Muller Jean-L
Apport fondamental à l'essor de l'avant-garde allemande de l'entre-deux-guerres, notamment au courant expressionniste, la Chaîne de verre constitue un moment unique qui garde beaucoup de son mystère. Ce nom est celui d'une correspondance secrète, échangée de décembre 1919 à décembre 1920. Architectes, artistes, écrivains, penseurs échangèrent une intense correspondance sous des pseudonymes aux consonances mystiques voire messianiques. Chacune des lettres était copiée treize fois, pour être adressée ensuite à tous les "membres" du groupe. Ces échanges comprenaient des textes, des graphies et dessins qui tous trouvaient leur prolongement dans les ?uvres dessinées, peintes ou édités de leurs auteurs. Le livre s'emploie donc à illustrer ce va-et-vient constant entre la correspondance et la production propre de chacun des protagonistes. L'initiative de la Chaîne de verre revient à Bruno Taut, architecte important pour le rôle pionnier joué dans la propagation de l'architecture de verre et dans la réalisation du programme social-démocrate de lotissements ouvriers lors de la République de Weimar. Son propos visait à échanger des idées sur la forme que l'architecture devait revêtir dans le futur. Sans se soucier du caractère improbable de leurs projets, les membres de la Chaîne de verre décrivaient leurs visions d'une société idéale et d'une architecture bienfaisante à travers des écrits et dessins tout aussi flamboyants que fantastiques. Le défi intellectuel de cette correspondance réside dans son caractère contradictoire. D'un côté elle relève d'une logique de formation des masses par dissémination des idées comme des images, de l'autre d'une logique de publicité et d'auto promotion. Au-delà, de sa nature duelle, la Chaîne de verre constitue un maillon essentiel de la fondation du mouvement expressionniste qui connaît une véritable explosion au lendemain de la Première guerre mondiale, au point de fortement marquer les débuts du Bauhaus.